Lipowitz-Evenepoel : l’alliance forcée de Red Bull
Le coureur allemand affirme que le clash est derrière eux et se dit prêt à travailler pour le podium collectif
Florian Lipowitz promet d'aider Remco Evenepoel malgré les tensions. Entre discours d'équipe et réalité du chrono, Red Bull refuse de trancher.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Hiérarchie non assumée
Evenepoel est deuxième à 5:00 de Pogacar, Lipowitz cinquième à 6:48. L'écart se creuse mais le discours reste flou.
Précédent de l'étape 10
Lipowitz a déjà sacrifié ses chances pour aider Evenepoel. La preuve que la collaboration fonctionne quand l'un renonce.
Abandon de Vingegaard
La chute et l'abandon du Danois redistribuent les cartes du podium. Red Bull a une fenêtre pour placer ses deux coureurs.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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9 juil. 2026
Clash public étape 6
Evenepoel reproche à Lipowitz de ne pas l'avoir aidé en finale. 'J'ai demandé un lead-out et je ne l'ai pas eu.'
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Étape 10
Lipowitz sacrifie sa chance
L'Allemand sabote la poursuite pour permettre à Evenepoel de revenir après avoir été distancé.
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Mi-juil. 2026
Réconciliation affichée
Discussions internes pour 'désamorcer le clash'. Lipowitz : 'Le passé est derrière nous.'
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Étape 15
Evenepoel gagne, Lipowitz craque
Le Belge s'impose sur le Plateau de Solaison. L'Allemand est distancé dans l'ascension finale.
La scène se passe après l’étape 15. Remco Evenepoel vient de gagner sur le Plateau de Solaison. Florian Lipowitz, lui, a été distancé dans l’ascension finale. Devant les journalistes, l’Allemand ne bronche pas. « Je serai heureux d’aider Remco », dit-il. Cinq minutes plus tôt, il pointait à 6:48 du leader au classement général - loin derrière son coéquipier belge, deuxième à 5:00 de Tadej Pogacar.
À l’étape 6 - Evenepoel fulmine en zone mixte: « J’ai demandé un lead-out et je ne l’ai pas eu ». Il rappelle avoir travaillé pour Lipowitz au Tour de Catalogne. Lipowitz ne répond pas. Ralph Denk, manager de l’équipe - minimise: « problème linguistique » - « malentendu ». Les mots habituels.
Sauf que ça recommence au Tourmalet. Evenepoel exprime publiquement sa frustration. Red Bull-Bora-Hansgrohe est en mode pompier. Zak Dempster, directeur sportif - rappelle que l’équipe aligne « deux leaders qui ont déjà prouvé qu’ils pouvaient monter sur le podium du Tour ». Lipowitz et Evenepoel ont chacun obtenu des résultats notables.
Un clan forcé à cohabiter
Mi-juillet 2026 - les deux coureurs sont toujours en lice pour le classement général. Lipowitz confirme des discussions pour « désamorcer le clash ». « Le passé est derrière nous, maintenant nous regardons vers l’avant » - dit-il. Des rapports évoquent une « alliance renouvelée ». Lipowitz va même plus loin: ils peuvent « se battre pour la deuxième place ».
La direction parle de « mots prononcés dans le feu de l’action » - de « mauvaise communication ». Ce que personne ne dit: l’équipe a un problème de hiérarchie. Deux leaders, un seul podium possible. L’équipe pourrait avoir à choisir. Pour l’instant, elle joue la montre.
La preuve par l’étape 10
Lipowitz a déjà aidé. Étape 10 - Evenepoel est distancé. Lipowitz sabote la poursuite pour permettre au Belge de revenir. Il renonce à ses chances de victoire d’étape. Sur le Plateau de Solaison, les chiffres parlent: Evenepoel développe 6,77 w/kg - Lipowitz 6,54 w/kg. L’écart se creuse.
Zak Dempster rappelle l’histoire: Geraint Thomas aidant Christopher Froome en 2013 - malgré une fracture du bassin. Le prix du meilleur équipier, décerné par le Département des Hauts-de-Seine - récompense ce dévouement. Lipowitz joue cette carte: « Peu importe si c’est moi ou Remco. Tant qu’on roule en équipe et que l’un de nous monte sur le podium, on pourra être sacrément fiers ».
Ce que les tensions cachent
Les déclarations publiques disent une chose. Les watts en disent une autre. Evenepoel a gagné l’étape 15. Lipowitz a craqué. Jonas Vingegaard a chuté et abandonné. Il reste 166 coureurs en course. L’équipe a enterré la hache de guerre - officiellement. Mais l’Allemand sait compter: il est cinquième, le Belge deuxième. Entre eux, 1:48. Entre le discours et la réalité, parfois, il y a un chrono.
Lipowitz dit qu’il aidera. Il l’a déjà fait. La question n’est pas de savoir s’il le fera. La question est: jusqu’où?