Livers-Cazelle : les pompiers volontaires remettent à niveau leurs gestes de secours

Le 25 avril, des sapeurs-pompiers volontaires de la commune tarnaise suivent une formation aux premiers secours.

Livers-Cazelle : les pompiers volontaires remettent à niveau leurs gestes de secours
Illustration Virginie Cazenave / info.fr

À Livers-Cazelle, commune rurale du Tarn, des pompiers volontaires participent le 25 avril 2026 à une mise à niveau en premiers secours. Une formation continue imposée par le SDIS 81, essentielle dans un département où 21 centres ne fonctionnent qu'avec des volontaires.

La session se tient ce vendredi à Livers-Cazelle. Des sapeurs-pompiers volontaires y actualisent leurs connaissances en premiers secours, dans le cadre du dispositif de formation continue du Service départemental d’incendie et de secours du Tarn (SDIS 81).

Un territoire qui repose sur le volontariat

Le SDIS 81 compte 32 centres d’incendie et de secours dans le Tarn. Parmi eux, 21 fonctionnent exclusivement avec des sapeurs-pompiers volontaires, selon le service départemental. Dans les zones rurales comme Livers-Cazelle, ce sont eux qui constituent l’essentiel de la réponse d’urgence.

La formation initiale d’un volontaire de 2e classe représente environ 25 jours, standardisés depuis la départementalisation de 1966. Elle est ensuite complétée par des recyclages réguliers, dont cette session de gestes de secours.

Un contexte national sous pression

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Les chiffres nationaux expliquent l’accent mis sur ces formations. Entre 2002 et 2021, les interventions des SDIS ont progressé de près de 29% en France, pour atteindre 4,7 millions par an, selon un rapport de Vie Publique. Le secours à personne représente désormais 80,5% des sorties. Sur la même période, les interventions de ce type ont bondi de 75%.

Les volontaires forment 78% des effectifs nationaux des sapeurs-pompiers, selon le ministère de l’Intérieur. Maintenir leur niveau de compétence est donc une priorité structurelle pour des départements ruraux comme le Tarn.

Sources

Virginie Cazenave

Virginie Cazenave

Basée à Albi, elle traite le tourisme patrimonial, les tensions sur la viticulture gaillacoise, l'agriculture et les débats sur les services publics. Issue de Sciences Po Grenoble, elle a commencé en radio. Méthode : interroger les conservateurs, les viticulteurs, les élus, croiser les données de fréquentation avant de publier.

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