Loir-et-Cher : un contentieux judiciaire bloque l’avenir de l’immeuble Saint-Martin à Vendôme
À Vendôme, le maire Laurent Brillard indique qu'aucune action n'est possible sur l'immeuble en péril tant que le litige avec la propriétaire n'est pas jugé. À Blois, une ORI cible six immeubles.
La mairie de Vendôme est en contentieux judiciaire avec la propriétaire de l'immeuble historique Saint-Martin depuis février 2026. L'édifice, en péril structurel, reste inoccupé. Le maire Laurent Brillard a déclaré le 18 juin qu'aucune action n'est possible avant le jugement. Parallèlement, la ville de Blois mène une Opération de restauration immobilière.
L’essentiel
- Fait 1 : La mairie de Vendôme a assigné en justice la propriétaire de l’immeuble Saint-Martin début février 2026.
- Fait 2 : L’immeuble est en péril structurel depuis au moins trois ans, avec des grilles posées pour protéger le public.
- Fait 3 : Le maire Laurent Brillard a déclaré le 18 juin 2026 qu’aucune action n’est possible tant que le contentieux n’est pas jugé.
- Fait 4 : À Blois, une Opération de Restauration Immobilière (ORI) cible six immeubles, avec une enquête publique en mai 2026.
Un contentieux qui bloque toute action à Vendôme
La situation de l’immeuble Saint-Martin, situé en plein cœur de Vendôme (Loir-et-Cher), est au point mort. Selon La Nouvelle République, la mairie a assigné en justice la propriétaire du bâtiment début février 2026. Depuis, le dossier suit son cours judiciaire, sans qu’aucune solution concrète n’émerge.
Le maire de Vendôme, Laurent Brillard, a fait le point le 18 juin 2026. « Aucune action n’est possible sur l’immeuble Saint-Martin tant que le contentieux entre la propriétaire et la mairie ne sera pas jugé », a-t-il déclaré, cité par nos confrères. Une position qui traduit l’impasse dans laquelle se trouve la collectivité.
L’immeuble Saint-Martin sous surveillance
L’immeuble historique est en péril structurel depuis au moins trois ans, indique la même source. Des grilles de protection avaient été installées pour éviter tout risque pour les passants. En attendant le jugement, la municipalité a opté pour un habillage végétal : des palissades et des bacs de plantes ont été disposés autour du bâtiment, afin de masquer un site dont l’occupation reste bloquée.
La propriétaire, dont l’identité n’est pas divulguée par le journal, n’a pas communiqué publiquement sur le litige. Le montant des travaux nécessaires à la remise en état n’a pas été précisé.
Contexte dans le Loir-et-Cher
Cette situation s’inscrit dans un contexte départemental marqué par la lutte contre l’habitat dégradé. Alors que Vendôme se heurte à un contentieux judiciaire, la ville voisine de Blois, préfecture du Loir-et-Cher, a choisi une voie plus offensive. La communauté d’agglomération Agglopolys et la municipalité ont lancé une Opération de Restauration Immobilière (ORI) visant six immeubles du centre-ville, comme le rapportent conjointement France 3 Centre-Val de Loire et La Nouvelle République.
Cette procédure permet d’obliger les propriétaires à réaliser des travaux sous peine d’expropriation. Une enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique s’est déroulée du 4 au 29 mai 2026, selon les services de la préfecture de Loir-et-Cher.
À Blois, la municipalité durcit le ton
Pour appuyer son action, la ville de Blois a installé des panneaux sur des bacs à plantes, rue du Commerce, indiquant qu’un immeuble est fermé « faute d’entretien par le propriétaire ». Selon La Nouvelle République, le propriétaire exigeait un loyer de 4 166 € pour ce logement dégradé, une pratique que la municipalité dénonce comme un frein à la rénovation du centre ancien.
L’ORI, encadrée par le code de la construction et de l’habitation, permet à la collectivité de se substituer aux propriétaires défaillants. En cas de refus persistant, l’expropriation peut être prononcée. Une procédure similaire a été utilisée dans d’autres communes du département, comme à Onzain où un événement local mobilise le territoire.
La mairie de Blois n’a pas communiqué de calendrier précis pour les travaux forcés. La prochaine étape sera l’audience devant le tribunal judiciaire pour le contentieux de Vendôme, dont la date n’est pas encore fixée.
Sources
- La Nouvelle République : Aucune action n'est possible : le triste constat du maire sur l'avenir de l'immeuble Saint-Martin à Vendôme
- France 3 Centre-Val de Loire : La mairie de Blois veut mettre la pression sur les propriétaires d'immeubles abandonnés ou vétustes
- La Nouvelle République : Dans le centre-ville de Blois, la municipalité cible les propriétaires inactifs
- Préfecture de Loir-et-Cher : BLOIS - DUP pour des opérations de restauration immobilière (ORI)