Loire-Atlantique : plusieurs commerces détruits par des incendies simultanés, la piste criminelle privilégiée
Dans la nuit du 28 au 29 juin, trois établissements commerciaux ont été ravagés par les flammes à Nantes et Mauves-sur-Loire. Aucune victime n’est à déplorer.
Deux incendies distincts ont détruit un salon de coiffure et un kebab boulevard du Tertre à Nantes vers 2 h 31. Presque au même moment, le magasin de trottinettes électriques Répar Trot a été entièrement consumé à Mauves-sur-Loire. Les enquêteurs privilégient la piste criminelle.
L’essentiel
- Fait 1 : Trois commerces détruits par des incendies en Loire-Atlantique dans la nuit du 28 au 29 juin 2026.
- Fait 2 : À Nantes, un barbier et un kebab mitoyens ont brûlé boulevard du Tertre, dans le quartier Dervallières-Zola.
- Fait 3 : À Mauves-sur-Loire, le magasin Répar Trot (trottinettes électriques) a été totalement détruit, avec un risque d’effondrement.
- Fait 4 : Aucun blessé n’est à déplorer sur l’ensemble des sinistres.
- Fait 5 : La piste criminelle est privilégiée pour les feux nantais en raison de leur simultanéité.
Les services de secours de Loire-Atlantique ont été mobilisés sur trois fronts dans la nuit de dimanche à lundi. Peu avant 2 h 30, les pompiers ont été alertés pour deux départs de feu quasi simultanés à Nantes et à Mauves-sur-Loire.
Nantes : deux commerces en flammes boulevard du Tertre
Vers 2 h 31, les sapeurs-pompiers du SDIS 44 sont intervenus au 15 bis du boulevard du Tertre, dans le quartier Dervallières-Zola. Deux établissements mitoyens - un barbier et un kebab - étaient la proie des flammes. Selon les premiers éléments, il s’agissait de deux départs de feu distincts, ce qui a immédiatement orienté les enquêteurs vers l’hypothèse d’un acte volontaire. Les pompiers ont maîtrisé l’incendie, mais les deux commerces sont entièrement détruits.
Mauves-sur-Loire : le magasin Répar Trot anéanti
À la même heure, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Nantes, un violent incendie a ravagé le magasin de réparation et vente de trottinettes électriques « Répar Trot », situé au 12, rue de Carteron à Mauves-sur-Loire. L’alerte a été donnée à 2 h 27. Les pompiers ont lutté contre un feu très virulent qui a totalement détruit le commerce et fragilisé la structure du bâtiment. Un périmètre de sécurité a été mis en place en raison du risque d’effondrement. Aucun blessé n’est à signaler non plus sur ce sinistre.
Une enquête pour incendies criminels
La simultanéité des trois incendies et la distinction des départs de feu à Nantes poussent les enquêteurs à privilégier la piste criminelle pour les deux feux nantais. Pour Mauves-sur-Loire, cette hypothèse est également étudiée, selon une source proche de l’enquête relayée par Ouest-France. Les investigations ont été confiées au commissariat de Nantes. Les causes exactes devront être déterminées par les experts en incendie. Aucun élément n’a filtré pour l’heure sur d’éventuels revendications ou motifs.
Ces faits divers s’inscrivent dans une série d’incendies qui ont mobilisé les pompiers ces derniers jours en France. À Rennes, 26 pompiers étaient intervenus pour un feu de parking souterrain sans faire de victime. Dans l’Allier, 136 hectares de végétation étaient partis en fumée lors d’une journée noire. À Saintes, un appartement a été embrasé par un climatiseur mobile en pleine canicule , un rappel des dangers domestiques.
Contexte dans la Loire-Atlantique
Le département de Loire-Atlantique, dense et urbanisé autour de Nantes, est régulièrement confronté à des incendies en milieu urbain. Le SDIS 44 dispose de centres de secours réactifs, mais la gestion simultanée de trois sinistres de cette ampleur en zone habitée reste rare. Les communes de Nantes et Mauves-sur-Loire sont distantes d’une quinzaine de kilomètres, ce qui a nécessité de mobiliser plusieurs casernes. Aucune autre commune du département n’a été touchée dans la même nuit. Les commerces détruits étaient tous en activité. Les dégâts matériels sont importants, mais l’absence de victimes est soulignée par les secours.
Les investigations se poursuivent pour déterminer l’origine exacte des feux. Les commerçants sinistrés devront être relogés dans l’attente des expertises et des éventuelles reconstructions. La ville de Nantes n’a pas encore communiqué officiellement.