Loïs Boisson rechute : la Française va sombrer vers la 290e place mondiale
Blessée au genou à Wimbledon, la Française de 23 ans perd 250 points et 130 places au classement. Son classement protégé reste sa dernière chance.
Le genou lâche encore. Loïs Boisson, 23 ans, forfait pour Hambourg où elle défendait son titre. Elle va dégringoler de la 158e à la 293e place mondiale.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Chute libre au classement
Loïs Boisson va perdre 130 places en une semaine, passant de la 158e à la 293e place mondiale après son forfait à Hambourg.
Série noire de blessures
Sept blessures en moins de trois ans : épaule, genou, quadriceps, avant-bras, mollet. Le corps ne suit plus le calendrier.
Le classement protégé, dernière chance
Estimé entre la 35e et 38e place, il lui permet d'intégrer 8 tournois majeurs jusqu'en avril 2027. Sa bouée de sauvetage.
Un capital physique entamé
Après Roland-Garros, elle l'avait dit elle-même : son capital physique est déjà bien entamé. Les faits lui donnent raison.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Oct. 2021
Épaule droite
Blessure à l'épaule droite, 6 mois d'arrêt
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Mai 2024
LCA genou gauche
Rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, 9 mois d'absence
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Sept. 2025
Quadriceps gauche
Blessure au quadriceps gauche mettant fin prématurément à sa saison
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2 fév. 2026
Pic carrière : 34e
Atteint son meilleur classement en carrière à la 34e place mondiale
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Déc. 2025
Injection genou
Reçoit une injection au genou pour pouvoir disputer la tournée australienne
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Début 2026
Avant-bras droit
Blessure à l'avant-bras droit retardant le début de saison
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Juin 2026
Mollet gauche
Forfait à Nottingham suite à une blessure au mollet gauche
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30 juin 2026
Extension genou
Glissade face à Rybakina à Wimbledon, extension du genou gauche
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18 juil. 2026
Forfait Hambourg
Déclare forfait pour défendre son titre, chute vers la 293e place
Le 30 juin, sur le gazon de Wimbledon, Loïs Boisson glisse face à Elena Rybakina. Extension du genou gauche. Pas de rupture, dit l’agent. Une dizaine de jours de repos. Par précaution.
Trois semaines plus tard, la Française de 23 ans déclare forfait pour le tournoi de Hambourg. Elle y avait remporté son premier titre WTA en 2025. Elle ne peut pas défendre ses 250 points. Le classement tombe: 158e mondiale avant le coup, 290e à 294e après. Virtuellement 293e.
En février, elle était 34e. Son meilleur classement. Six mois après, elle aura perdu environ 260 places. Le tennis féminin français perd sa demi-finaliste de Roland-Garros 2025 au fond du classement.
Le corps ne suit plus
Octobre 2021: épaule droite, six mois d’arrêt. Mai 2024: rupture du ligament croisé du genou gauche, neuf mois dehors. Septembre 2025: quadriceps gauche, fin de saison. Décembre 2025: injection au genou pour tenir la tournée australienne. Début 2026: avant-bras droit, saison retardée. Juin 2026: mollet gauche, forfait à Nottingham. Juin 2026: genou gauche, à nouveau.
Depuis son retour en avril, Boisson n’a gagné qu’un match sur sept. À Roland-Garros, elle perd au premier tour. Après le match, elle lâche: « le capital [physique] est déjà bien entamé ». Elle avait raison.
Certains parlent de son physique atypique, très musclé. La comparaison avec Rafael Nadal circule. Trop de masse, trop de contraintes sur les articulations. L’entourage insiste: il faut être « très précautionneux » - qu’elle soit « à 100 % quand elle joue un tournoi ». Mais depuis sept mois de pause entre septembre 2025 et avril 2026 - elle n’a jamais été à 100 %.
Le classement protégé comme bouée
Heureusement, elle dispose d’un classement protégé, estimé entre la 35e et la 38e place mondiale. Ce statut lui permet d’intégrer le tableau principal de huit tournois sur une période de 52 semaines - dont cinq WTA 1000 maximum et deux Grand Chelem. La règle court jusqu’en avril 2027.
Sans ce filet de sécurité, Boisson aurait dû passer par les qualifications des tournois ITF pour remonter. Le classement protégé lui offre une dernière chance de jouer les grands rendez-vous, dont l’US Open. Mais encore faut-il qu’elle puisse tenir physiquement.
Ce que l’entourage ne dit pas
Depuis février 2026, Boisson a déjà perdu 124 places avant cette nouvelle chute. Entre son pic à la 34e place le 2 février et la 293e virtuellement attendue - c’est une dégringolade de 259 rangs en moins de six mois. Son bilan 2026: zéro titre, une victoire - sept défaites, plusieurs forfaits.
L’agent parle de précaution. L’entourage dit qu’il faut être prudent. Mais personne ne répond à la question: comment une joueuse qui a enchaîné de multiples blessures en moins de trois ans peut-elle revenir au sommet? Les injections - les repos forcés, les retours trop rapides: le schéma se répète. Le corps envoie des signaux. Personne ne semble les entendre.
À Nottingham, déjà, elle avait déclaré forfait pour une blessure au mollet. Classée 154e à ce moment-là - elle n’avait gagné qu’un match sur sept depuis son retour. Le diagnostic était clair: elle manquait de rythme, trop de blessures. Un mois après, rebelote à Wimbledon.
Dans le vestiaire, elle range sa raquette. Le prochain tournoi, elle ne sait pas quand. Son classement protégé lui donne huit chances. Huit tournois pour prouver qu’elle peut encore jouer sans se casser. Huit tentatives avant avril 2027. Après, ce sera fini.
