Loïs Boisson : nouveau coup d’arrêt, le classement s’effondre
La Française, 158e mondiale, enchaîne les pépins physiques depuis deux ans
Le genou gauche a lâché à Wimbledon. Loïs Boisson quitte le court face à Elena Rybakina et replonge dans le cycle des blessures qui la poursuit depuis 2021.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Classement en chute libre
De la 34e place en février à la 158e en juillet, Loïs Boisson perd 260 places en six mois. Les forfaits successifs effacent ses gains de 2025.
Capital physique entamé
Genou, épaule, mollet, avant-bras : depuis 2021, elle cumule plus de deux ans d'absence. Le corps ne tient plus le rythme du circuit.
Classement protégé, bouée fragile
Elle dispose de huit tickets pour intégrer des tournois majeurs jusqu'en avril 2027. Mais sans victoires, le dispositif ne fera que différer la chute.
Retour au jeu compromis
Un bilan de 1 victoire pour 7 défaites depuis avril. Le manque de rythme et les rechutes créent un cercle vicieux.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Oct. 2021
Épaule droite
Blessure à l'épaule droite, six mois d'absence
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Mai 2024
Rupture LCA
Rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, neuf mois d'arrêt
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2 fév. 2026
Pic carrière
Atteint son meilleur classement : 34e mondiale
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Août 2025
Adducteur
Douleur à l'adducteur gauche, manque Montréal et Cincinnati
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Sept. 2025
Quadriceps
Abandon à Pékin pour blessure au quadriceps gauche, fin de saison
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Déc. 2025
Injection
Reçoit une injection au genou pour tenir la tournée australienne
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Avril 2026
Avant-bras
Blessure à l'avant-bras droit, manque Rouen
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Juin 2026
Mollet
Forfait à Nottingham pour blessure au mollet gauche
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30 juin 2026
Wimbledon
Abandon face à Rybakina, extension du genou gauche
Le 30 juin - Loïs Boisson s’est effondrée sur le gazon de Wimbledon. Face à Elena Rybakina - premier tour, le genou gauche cède. Elle abandonne. Son agent, Jonathan Dasnières de Veigy - parle d’une « petite extension du genou ». « Rien n’est rompu » - précise-t-il. Dix jours de repos minimum. Le diagnostic rassure. Le calendrier, lui, ne pardonne pas.
Loïs Boisson occupe aujourd’hui la 158e place mondiale. Elle en était à la 34e le 2 février dernier. Une chute de 124 places en cinq mois. Le corps ne suit plus. Depuis son retour en avril 2026, elle n’a gagné qu’un match sur sept. Un bilan de 1 victoire pour 7 défaites qui raconte l’impasse.
La spirale des forfaits
À Roland-Garros, fin mai, elle perd au premier tour. Elle abandonne 770 points glanés l’année précédente lors de sa demi-finale historique. Résultat: une chute de 105 places - de la 43e à la 148e place. Deux semaines plus tard, elle déclare forfait pour le tournoi de Hambourg, où elle défendait un titre. Nouveau plongeon: elle quitte le top 290 et dégringole vers la 293e place virtuelle. Au 13 juillet - elle pointait au 155e rang. Avec la perte des points d’Hambourg, elle devrait chuter entre la 290e et la 294e place lors de la prochaine mise à jour. Cela représente environ 130 places perdues en une semaine.
Depuis son pic du 2 février - elle a perdu environ 260 places en cinq mois. Après Roland-Garros, elle avait confié que son capital physique était « déjà bien entamé ». Elle regrettait de ne jamais réussir à rester en bonne santé.
Deux ans de pépins à répétition
Le genou gauche de Loïs Boisson est une cible récurrente. En mai 2024 - rupture du ligament croisé antérieur. Neuf mois d’absence. Elle rate Roland-Garros. En décembre 2025, elle reçoit une injection au genou pour pouvoir disputer les tournois australiens. Ça tient quelques semaines. En juin 2026 - une blessure au mollet gauche la force à déclarer forfait pour Nottingham. Puis vient Wimbledon et cette nouvelle « extension ».
Mais le genou n’est pas le seul front. En octobre 2021 - c’est l’épaule droite qui lâche. Six mois d’arrêt. En août 2025 - douleur à l’adducteur gauche: elle manque Montréal et Cincinnati. En septembre 2025 - le quadriceps gauche la force à l’abandon à Pékin. Fin de saison. En avril 2026 - c’est l’avant-bras droit. Elle manque Rouen. Sept mois de pause cumulés rien que pour le syndrome du croisement, cette pathologie qui comprime les nerfs et vaisseaux de la jambe.
Le classement protégé, seule bouée
Loïs Boisson dispose d’un classement protégé, estimé entre la 35e et la 38e place mondiale. Elle peut l’utiliser pour huit tournois maximum - dont cinq WTA 1000 et deux Grands Chelems, sur une période de 52 semaines après son retour. Ce dispositif court jusqu’en avril 2027. Il lui permettra de forcer l’entrée des tableaux principaux sans passer par les qualifications.
Elle a déjà sollicité des invitations auprès de la Fédération Française de Tennis pour l’US Open et Cincinnati. Elle espère aussi participer aux qualifications de Toronto ou à un tournoi ITF doté de 100 000 dollars.
Ce que personne ne dit
Le classement protégé masque une réalité: Loïs Boisson devra gagner des matchs pour remonter durablement. Or depuis avril, elle en a perdu six sur sept. Le dispositif lui offre huit tickets d’entrée, pas huit victoires. Si le corps ne tient pas, le classement protégé ne servira qu’à différer la chute. Elle a déjà cumulé plus de deux ans d’absence cumulée depuis 2021. Le cycle des blessures s’auto-entretient: moins de matchs, moins de rythme, plus de fragilité au retour. L’injection de décembre 2025 pour tenir la tournée australienne en est le symbole. On colmate pour jouer, on joue pour se blesser.
Le classement dit 158e. Le corps, lui, dit autre chose.
Sources
- WTA Tennis - Loïs Boisson
- L'Équipe - Loïs Boisson perd 112 places au classement WTA
- RMC Sport - Loïs Boisson dégringole au classement WTA
- Le Parisien - Les blessures à répétition de Loïs Boisson
- We Love Tennis - La descente aux enfers de Loïs Boisson
- Sports.fr - Loïs Boisson : catastrophe confirmée
- Source verifiee (correction factuelle)
