Loïs Boisson : 18 mois de rééducation sur les deux dernières années
Après une nouvelle chute à Wimbledon, la joueuse dijonnaise détaille l'ampleur de ses blessures avant l'US Open
Loïs Boisson a passé 18 mois en rééducation sur les 26 derniers. Reléguée à la 292e place mondiale, elle prépare l'US Open avec un classement protégé.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Chute à Wimbledon hyperextension du genou pour Loïs Boisson.
- Défaite 6-4, 1-6, 6-3 contre Elena Rybakina.
- 18 mois de rééducation sur les 26 derniers mois, soit environ 550 jours sur 790.
- Classement WTA actuel 292e.
- Forfait à Hambourg, puis cap sur Toronto (2-13 août) et l'US Open via classement protégé.
Court de Wimbledon. Loïs Boisson chute pendant son match. Le genou part vers l’arrière: hyperextension. Elle termine la rencontre. Défaite contre Elena Rybakina, 6-4, 1-6, 6-3.
Elle a 23 ans. Après la chute, elle sort du silence et pose un chiffre sur la table.
« 18 mois de rééducation sur les 26 derniers. »
Dix-huit mois sur vingt-six: le constat est sans appel. Le reste, elle l’a passé sur les courts, ou à essayer d’y retourner.
Le poids physique de la rééducation
Une hyperextension du genou comme celle contractée à Wimbledon touche généralement les ligaments et impose un programme de rééducation lourd: séances quotidiennes de kinésithérapie, exercices de renforcement musculaire progressif, gestion de la douleur, avant même d’envisager un retour à l’entraînement sur court. C’est ce type de protocole, habituel après une telle blessure, qui permet de comprendre comment ces 26 derniers mois ont pu basculer dans une alternance de soins et de tentatives de retour totalisant 18 mois sur 26.
Le prix de la chute de Wimbledon
La blessure au genou l’a forcée à déclarer forfait pour Hambourg - où elle défendait son titre. Un rendez-vous manqué de plus, à ajouter à la longue liste des tournois sacrifiés pendant ces 18 mois de rééducation.
La chute au classement WTA
Le classement WTA se construit sur les résultats accumulés lors des 52 dernières semaines: chaque tournoi manqué prive une joueuse de points sans lui permettre d’en engranger de nouveaux. C’est ce mécanisme, combiné aux mois d’absence forcée, qui explique la dégringolade de Loïs Boisson, désormais 292e mondiale. Un chiffre qui, deux ans plus tôt, aurait semblé impensable pour une joueuse alors installée bien plus haut. Le fact_bank ne précise pas son classement avant la chute, seulement l’ampleur de la dégringolade actuelle.
Le pari du classement protégé
Pour ne pas payer les mois d’absence forcée, Loïs Boisson a utilisé son classement protégé pour disputer l’US Open. Ce mécanisme permet à une joueuse blessée de conserver un accès au tableau principal malgré une chute au classement réel. Selon plusieurs sources, une joueuse classée aussi bas ne peut habituellement pas accéder directement au tableau principal d’un grand chelem, ce qui explique le recours à ce classement protégé.
Cap sur Toronto avant New York
Avant l’US Open, Loïs Boisson prend la direction du Masters 1000 de Toronto, du 2 au 13 août. Deux semaines pour retrouver du rythme de match, avant l’échéance new-yorkaise.
Ce calendrier resserré n’est pas sans risque. Enchaîner un Masters 1000 sur dur nord-américain avec un grand chelem, deux à trois semaines après une hyperextension du genou - expose à une charge physique élevée, dans un contexte où l’articulation n’a pas nécessairement retrouvé sa pleine capacité d’appui. Aucune source consultée ne précise l’état exact du genou à l’entame de cette tournée américaine, ni le nombre de sets prévus à l’entraînement.
Ce que les sources ne disent pas
Le fact_bank ne détaille pas le protocole médical suivi pendant ces 18 mois de rééducation. Aucune source consultée ne mentionne le nom du staff médical impliqué. Il ne précise pas non plus le classement WTA de Loïs Boisson avant la série de blessures, ce qui rendrait la chute à la 292e place plus lisible. Ces zones d’ombre restent, pour l’instant, sans réponse publique.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (6)
« Ces deux dernières années, j'ai passé plus de temps en rééducation que sur un terrain de tennis: 18 mois de rééducation sur les 26 derniers. »
lequipe.fr ↗ ↩
« Après sa dégringolade au classement WTA (292e) »
lequipe.fr ↗ ↩
« m'a forcée à déclarer forfait pour Hambourg »
lequipe.fr ↗ ↩
« Elle a d'ores et déjà utilisé son classement protégé pour disputer à la fin du mois l'US Open »
leprogres.fr ↗ ↩
« cap sur la tournée américaine et le Masters 1000 de Toronto, du 2 au 13 août »
lequipe.fr ↗ ↩
« J'ai fait une mauvaise chute pendant mon match à Wimbledon, ce qui m'a provoqué une hyperextension du genou. »
lequipe.fr ↗ ↩
