Loïs Boisson : 18 mois de rééducation, un genou fragile, et l’espoir de Toronto
La Française, 292e mondiale, confie avoir passé 18 des 26 derniers mois en rééducation
À 23 ans, la joueuse française a passé 18 des 26 derniers mois en rééducation. Après une nouvelle blessure au genou à Wimbledon, elle vise les qualifications de Toronto début août.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Gestion des blessures chez les jeunes joueuses
18 mois de rééducation sur 26 : le corps des tenniswoman professionnelles est soumis à des charges extrêmes. Loïs Boisson incarne la fragilité d'une carrière suspendue à chaque mouvement.
L'impasse du classement WTA
Le système de classement WTA ne retient que les 52 dernières semaines. Une blessure longue durée efface tout.
Le classement protégé, un filet de sécurité limité
Boisson prévoit d'utiliser son classement protégé pour l'US Open. Mais ce dispositif ne compense pas les mois perdus en compétition et en rythme.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2025
Demi-finale à Roland-Garros
Boisson devient une révélation du tennis français après son parcours parisien.
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fin 2025
Blessures au quadriceps et au bras
Sept mois d'arrêt suite à un diagnostic erroné.
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avril 2026
Reprise à Madrid
Retour à la compétition après une longue absence.
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30 juin 2026
Hyperextension à Wimbledon
Chute face à Elena Rybakina au premier tour.
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29 juil. 2026
Témoignage sur les réseaux
Boisson évoque son sentiment d'injustice et vise Toronto.
Sur Instagram, le 29 juillet - Loïs Boisson a posté une photo de ses jambes sous un appareil de kiné. Pas de caption longue. Juste trois mots: « sentiment d’injustice ». La Française, 292e mondiale - a 23 ans. Elle a passé 18 des 26 derniers mois en rééducation.
« C’est frustrant de voir sa progression stoppée net par des blessures à répétition » - écrit-elle. Fin juin, à Wimbledon, elle chute face à Elena Rybakina au premier tour. Hyperextension du genou. Rien de grave - dit-elle.
Le corps lâche
Boisson avait tout pour grimper. Le revers lifté, la défense, l’envie. Puis les blessures. Quadriceps. Bras droit, mal diagnostiqué. Reprise à Madrid. Trois matchs, puis Wimbledon. Puis le genou.
« Il y a un réel sentiment d’injustice » - explique-t-elle dans son témoignage.
Toronto, début août
Boisson vise les qualifications du WTA 1000 de Toronto - début août. « C’est un objectif qui me motive. Revenir là-bas, retrouver l’ambiance des tournois, c’est ce qui me fait avancer aujourd’hui » - assure-t-elle. Elle prévoit aussi d’utiliser son classement protégé pour l’US Open.
« L’objectif est d’être compétitive, pas seulement de participer » - insiste-t-elle. Son entourage tempère: « La priorité est d’être à 100 % ».
Ce que les chiffres ne disent pas
Le classement WTA ne retient que les 52 dernières semaines. Son classement reflète son absence, pas son niveau.
« C’est difficile de rester spectatrice alors qu’on sent qu’on a le niveau pour être sur le terrain » - confie-t-elle. Le tennis professionnel ne récompense que la régularité. Les blessures effacent tout.
« Le meilleur reste à venir » - affirme Boisson. Son genou va mieux. Toronto approche. Elle ne demande rien d’autre qu’une chance de jouer.
Dans sa story Instagram, on voit ses baskets, un tapis de course, une bouteille d’eau. Elle court. Elle revient.
