Loïs Boisson chute à Wimbledon : genou touché, titre de Hambourg perdu
La Française renonce à défendre son titre sur terre battue et dégringole au classement WTA
Loïs Boisson a chuté face à Rybakina le 30 juin à Wimbledon. Extension du genou gauche. Elle renonce à Hambourg, perd 250 points et chute à la 293e place mondiale.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Capital physique compromis
Loïs Boisson enchaîne les blessures depuis mai 2024 : rupture du LCA, adducteur, quadriceps, avant-bras, et maintenant extension du genou gauche. Son corps ne tient plus le rythme du circuit professionnel.
Chute vertigineuse au classement
De la 34e place mondiale en février 2026 à la 293e en juillet. Chaque forfait l'éloigne des tableaux principaux et la condamne aux qualifications.
Titre de Hambourg perdu sans combattre
Elle avait remporté le WTA 250 de Hambourg en 2025. Un an plus tard, elle ne peut pas le défendre et perd 250 points sans jouer un seul match.
Le genou gauche, talon d'Achille récurrent
Toutes ses blessures majeures touchent la jambe gauche. La compensation biomécanique crée une chaîne de ruptures : genou, adducteur, quadriceps.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Mai 2024
Rupture LCA genou gauche
Loïs Boisson se rompt le ligament croisé antérieur du genou gauche et manque plusieurs mois de compétition.
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Juin 2025
Demi-finales Roland-Garros
Performance majeure : elle atteint les demi-finales de Roland-Garros, son meilleur résultat en Grand Chelem.
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Juil. 2025
Victoire Hambourg + blessure
Elle remporte le WTA 250 de Hambourg mais contracte une blessure à l'adducteur gauche pendant le tournoi.
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Sept. 2025
Fin de saison prématurée
Rupture du quadriceps gauche et problèmes à l'avant-bras droit. Elle met fin à sa saison après l'Open de Chine.
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Fév. 2026
Pic au classement : 34e
Loïs Boisson atteint son meilleur classement à la 34e place mondiale.
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Avr. 2026
Retour à la compétition
Après sept mois d'absence, elle revient sur le circuit avec un bilan mitigé : une victoire en six tournois.
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30 juin 2026
Chute à Wimbledon
Elle chute face à Elena Rybakina et se fait une extension du genou gauche, le même genou déjà opéré en 2024.
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Juil. 2026
Forfait Hambourg, 293e mondiale
Elle renonce à défendre son titre de Hambourg, perd 250 points et dégringole à la 293e place mondiale.
30 juin, All England Club. Loïs Boisson s’étale sur le gazon en fin de match contre Elena Rybakina. Score final: 6-4, 1-6, 6-3. Défaite. Elle se relève, boite légèrement, serre la main au filet. Personne ne sait encore que cette chute va lui coûter son titre de Hambourg.
Les examens confirment une petite extension du genou gauche. Le même genou qui avait lâché en mai 2024 - rupture du ligament croisé antérieur. Son agent pose les mots: « Loïs avait prévu de revenir sur la terre battue après Wimbledon, mais elle a fait une chute à la fin de son match contre Elena Rybakina et s’est fait une petite extension du genou où elle avait déjà été gravement blessée. Rien de grave, mais, par précaution, elle a fait des examens qui ont confirmé l’extension ». Recommandation médicale: 10 jours de pause. Hambourg, c’était quelques jours plus tard.
Elle déclare forfait. Hambourg, tournoi WTA 250 sur terre battue, qu’elle avait remporté en juillet 2025. 250 points qui s’évaporent sans qu’elle en défende un seul. Au classement live, elle passe de la 158e à la 293e place mondiale. En février, elle pointait à la 34e. Six mois plus tard, elle sort du top 290.
Une série noire qui ne s’arrête plus
Juillet 2025. Boisson remporte Hambourg. Dans la foulée, elle contracte une blessure à l’adducteur gauche. Forfait pour le WTA 1000 de Montréal. Elle écrit alors: « Les derniers mois ont été très intenses et malheureusement, j’ai fait une échographie à la suite d’une douleur à mon adducteur gauche. Rester en bonne santé est pour moi une priorité ».
Dernier tournoi à l’Open de Chine. Puis rupture du quadriceps gauche, problèmes à l’avant-bras droit. Elle disparaît des courts pendant sept mois. Le corps ne répond plus. Elle décrit cette période comme « très difficile » et évoque des « erreurs médicales ».
Avril 2026. Retour à la compétition. Bilan: une victoire en six tournois. Le corps est là, mais le rythme n’y est plus.
Ce que personne ne dit: le poids du genou gauche
Mai 2024: rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche. Juillet 2025: blessure à l’adducteur gauche pendant Hambourg. Fin 2025: rupture du quadriceps gauche. Juin 2026: extension du genou gauche à Wimbledon. Toujours la jambe gauche. Toujours le même côté qui lâche. Le corps compense, surcharge, casse ailleurs. La chaîne cinétique ne pardonne pas.
Hambourg, le tournoi maudit
Elle y avait tout gagné en 2025. Son premier titre WTA 250 sur terre battue, le déclic d’une carrière. Elle y retourne un an plus tard pour défendre ces 250 points. Elle n’y mettra jamais les pieds. L’ironie: c’est en gagnant Hambourg qu’elle s’était blessée à l’adducteur l’an dernier. Cette année, c’est en perdant à Wimbledon qu’elle perd Hambourg.
La tournée américaine comme dernier recours
Son agent confirme qu’elle prépare désormais un bloc avant la tournée américaine. Cincinnati, US Open, les hard courts de fin d’été. Mais le classement, lui, ne pardonne pas. De la 34e place en février à la 293e en juillet. Chaque forfait creuse le trou. Chaque absence la fait glisser vers les qualifications, les tableaux principaux inaccessibles, les wild cards à mendier.
Son retour d’avril n’a donné qu’une victoire en six tournois. Le corps tient, mais le capital confiance est entamé. Le genou d’une joueuse marquée par les blessures. Le tennis, lui, ne fait pas de cadeau.
Rideau sur Hambourg. Elle y reviendra peut-être l’an prochain. Ou pas.
