Lozère : les chiens en laisse en forêt jusqu’au 30 juin, une règle qui divise

La réglementation printanière oblige les propriétaires à tenir leur chien en laisse hors des allées forestières jusqu'au 30 juin 2026.

Lozère : les chiens en laisse en forêt jusqu'au 30 juin, une règle qui divise
Illustration Olivier Bonnefoy / info.fr

Depuis le 15 avril 2026, les chiens doivent être tenus en laisse en dehors des allées forestières, y compris autour de Florac, pour protéger la faune sauvage pendant la période de reproduction. L'obligation court jusqu'au 30 juin. Elle suscite des réactions mitigées parmi les promeneurs lozériens.

La règle s’applique chaque printemps depuis 1955, mais elle reste mal connue. Du 15 avril au 30 juin 2026, les propriétaires de chiens ne peuvent plus laisser leur animal en liberté dès qu’ils quittent les allées forestières balisées. En Lozère, les forêts cévenoles autour de Florac sont directement concernées.

La mesure est fondée sur un arrêté ministériel du 16 mars 1955, selon Légifrance. Elle vise à éviter que les chiens ne perturbent les mammifères et les oiseaux pendant leur saison de reproduction et de nidification. Hors de cette période, une surveillance à moins de 100 mètres du propriétaire suffit, sans laisse obligatoire sur les allées.

135 euros d’amende minimum

Le non-respect de cette obligation expose à une contravention de 135 euros, pouvant grimper jusqu’à 750 euros en cas de classement en contravention de classe 5, selon France Bleu Gard Lozère. La préfecture de Lozère met en avant la fragilité de la biodiversité cévenole, particulièrement sensible aux intrusions printanières.

Des campagnes de sensibilisation ont déjà été menées les années précédentes en Lozère, avec un accent mis sur la protection des nids d’oiseaux et des jeunes mammifères. Pour 2026, aucune modification notable par rapport à 2025 n’a été signalée, selon les sources disponibles.

Des promeneurs partagés

Publicité

La mesure ne fait pas l’unanimité. Selon France Bleu, plusieurs propriétaires estiment qu’elle pénalise les chiens bien éduqués sans qu’aucune alternative locale ne soit proposée - pas de zone de liberté canine identifiée à proximité de Florac, par exemple. D’autres acceptent la contrainte au nom de la protection de la faune.

La règle reste identique chaque année. Ce qui change, c’est peut-être la prise de conscience : la période printanière est celle où les perturbations peuvent avoir les conséquences les plus durables sur les espèces locales.

Prochaine étape : l’obligation est levée le 1er juillet 2026. Les offices de tourisme de Florac devraient, selon CNews, relayer un rappel à destination des randonneurs estivaux.

Sources

Olivier Bonnefoy

Olivier Bonnefoy

Basé à Mende, traite l'élevage ovin, la désertification, les tensions sur les services publics et le tourisme vert. Diplômé de Sciences Po Grenoble, il a travaillé en radio régionale avant de rejoindre la rédaction web. Conviction : rencontrer les éleveurs, les maires, les infirmières libérales, vérifier les budgets départementaux avant de conclure.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie