Lucas Lavallée signe à l’ASSE jusqu’en juin 2027
Le gardien de 23 ans débarque de Châteauroux pour densifier la hiérarchie stéphanoise
Lucas Lavallée (23 ans) rejoint Saint-Étienne jusqu'en juin 2027.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Densifier la hiérarchie des gardiens
Après les départs de Maubleu, Touré et Delacroix, l'ASSE restructure son secteur défensif : Larsonneur reste titulaire, Ndiaye et Lavallée se partagent la doublure et la formation.
Combler la blessure de Houngbo-Civier
La réserve s'est retrouvée sans gardien numéro 1 après la blessure de Houngbo-Civier. Lavallée occupe désormais ce rôle, en parallèle de son statut de troisième gardien pro.
Pari sur la jeunesse
Lavallée (23 ans) et Ndiaye (20 ans) incarnent une stratégie de formation et de projection sur la durée, avec un contrat calé jusqu'en 2027.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2003
Naissance
18 février 2003 à Armentières
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2016-2018
Formation Dunkerque
Passage par l'USL Dunkerque
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2021
PSG
Premier contrat pro au Paris Saint-Germain
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nov. 2021
Première convocation L1
Appelé dans le groupe PSG à Geoffroy-Guichard
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2023
Prêt Dunkerque
Premier prêt pour acquérir du temps de jeu
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2025
Châteauroux
31 matchs en National
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29 juil. 2026
Signature ASSE
Contrat jusqu'en juin 2027
Le communiqué tombe ce mercredi 29 juillet. Lucas Lavallée est Stéphanois. Contrat jusqu’en juin 2027 - pour un gardien de 23 ans qui n’a jamais joué en Ligue 1. Il devient la sixième recrue du mercato estival.
Lavallée arrive de Châteauroux, où il a disputé 31 matchs la saison passée. Avant ça: prêts à Dunkerque et Aubagne - après un passage au PSG où il avait signé son premier contrat pro en 2021. Sa première convocation en Ligue 1? À Geoffroy-Guichard, en novembre 2021 - sous les ordres de Mauricio Pochettino. Une convocation, pas une apparition: il n’était pas entré en jeu. Retour dans le Chaudron, cette fois avec un maillot vert.
Le natif d’Armentières, né le 18 février 2003 - mesure 1,90 m. Formé au SC Bailleulois, puis Dunkerque (2016-2018) et au LOSC - il débarque avec un profil connu: jeune, mobile, peu d’expérience en pro mais une formation solide dans les centres du Nord.
Troisième gardien, premier de la réserve
Dans la hiérarchie stéphanoise, Lavallée prendra le rôle de troisième gardien. Devant lui: Gautier Larsonneur - titulaire indiscutable, et Mamour Ndiaye, 20 ans - recruté en parallèle. La répartition est claire: Larsonneur garde les cages en Ligue 1, Ndiaye et Lavallée se partagent le rôle de doublure et de renfort pour la réserve, avec des profils suffisamment jeunes pour être formés sur la durée plutôt que simplement stockés sur un banc.
Car c’est bien en réserve que Lavallée devient titulaire immédiat: il y occupera le poste de numéro 1. Le vide n’est pas anodin. Matéo Houngbo-Civier, gardien numéro 1 de l’équipe réserve - s’est blessé - laissant le groupe sans portier confirmé pour disputer les matchs de National 3 ou de Coupe. Ce n’est pas un renfort de confort: sans lui, la réserve stéphanoise se serait retrouvée à aligner un gardien sans expérience de la catégorie, ou à multiplier les changements de poste en défense. L’urgence explique la rapidité du dossier.
La direction sportive a aussi densifié l’effectif après les départs de Brice Maubleu - Issiaka Touré et Noa Delacroix: trois départs pour deux arrivées, mais avec un rajeunissement net de la moyenne d’âge du secteur.
« Une étape importante dans ma carrière »
Dans le communiqué officiel, le club se félicite: « L’AS Saint-Étienne est heureuse d’annoncer la signature de Lucas Lavallée. Son profil, alliant qualités techniques et détermination, correspond parfaitement à l’identité que nous souhaitons imprimer à notre collectif pour cette nouvelle saison ».
Lavallée, lui, affiche sa satisfaction: « Rejoindre un club comme l’ASSE est une étape importante dans ma carrière. Je suis très honoré de la confiance témoignée par le staff et la direction. J’ai hâte de découvrir l’ambiance du stade Geoffroy-Guichard et de me mettre au travail pour aider l’équipe à atteindre ses objectifs cette saison ».
Un contrat court pour un rôle de doublure
La durée s’explique moins par le rôle de doublure que par l’urgence du dossier: à Châteauroux, Lavallée n’avait signé que pour deux ans en 2025. À Saint-Étienne, le club mise sur cette saison pour évaluer un profil encore jeune, avec l’idée de le faire progresser en parallèle de Ndiaye plutôt que de le considérer comme un simple bouche-trou pour la saison.
Stratégie jeunes gardiens
Avec Lavallée (23 ans ) et Ndiaye (20 ans ), l’ASSE mise sur des profils jeunes. Deux gardiens de moins de 25 ans derrière Larsonneur: un pari sur la durée. Ce type de stratégie répond à une logique répandue dans les clubs formateurs: plutôt que de recruter un vétéran de complément, on investit dans deux joueurs susceptibles d’être revendus ou titularisés à terme, quitte à accepter un temps d’adaptation plus long. Le trio de portiers stéphanois est désormais calé jusqu’en 2027 - un horizon qui correspond à celui fixé pour l’ensemble du projet sportif du club.
Du National à la Ligue 1, le grand écart
Ce que la fiche technique ne dit pas: Lavallée n’a jamais joué en Ligue 1. Pas une minute. Sa seule convocation dans un groupe pro remonte à 2021, au PSG - sans entrer en jeu. Entre le National, où il a passé la saison à Châteauroux - et la Ligue 1, l’écart ne se mesure pas seulement en niveau des attaquants adverses. C’est un changement d’échelle: plus de trafic dans la surface, plus de vitesse de circulation de balle, plus de pression médiatique et d’exigence de communication avec une défense professionnelle. On se souvient de plusieurs gardiens formés dans des divisions inférieures qui ont mis une saison entière, parfois deux, avant de retrouver leurs repères une fois passés dans l’élite.
À 23 ans - Lavallée arrive comme doublure de doublure dans un club où les exigences montent. Châteauroux, c’était le National. Saint-Étienne, c’est le Chaudron. Le saut est réel, mais il ne sera pas immédiat: tant que Larsonneur reste titulaire indiscutable - Lavallée jouera en réserve - loin de la pression du haut niveau. La vraie question n’est donc pas de savoir s’il a le niveau pour la Ligue 1, personne ne le sait encore, lui compris. C’est de savoir si cette saison de contrat lui laissera le temps de le prouver, le jour où l’occasion se présentera.