Macron à Athènes : le pacte de défense relance le deal Mirage-Rafale qui dérange
Renouvellement du partenariat stratégique franco-grec sur fond de pression française pour céder des Mirage à l'Ukraine
Emmanuel Macron a renouvelé à Athènes le pacte de défense franco-grec, désormais sans limite de durée. En coulisses, un deal Mirage-Rafale fait grincer la Grèce.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Renouvellement du pacte de défense
L'accord franco-grec de 2021 est reconduit pour cinq ans avec clause de reconduction automatique à durée indéterminée, étendu à la protection civile et à l'innovation.
Le deal Mirage-Rafale
Paris pousse Athènes à céder une dizaine de Mirage 2000-5 à l'Ukraine en échange de Rafale neufs à prix réduit. Mitsotakis avait déjà rejeté l'idée en 2024.
Plus de 5,5 milliards d'euros de contrats
La Grèce a commandé 24 Rafale et quatre frégates Belharra à la France. Naval Group négocie en plus quatre sous-marins Barracuda.
Souveraineté européenne contre dépendance américaine
Macron parle d'autonomie stratégique. Mitsotakis juge justifié l'appel américain à plus d'efforts européens et achète des F-35 : la Grèce pratique le double jeu.
L'angle mort social grec
La Grèce affiche la plus forte baisse des salaires réels de l'OCDE sur quinze ans, soit -21,2%. La désinflation par appauvrissement n'est pas au programme.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Macron à Athènes les 24 et 25 avril 2026 pour renouveler le pacte de défense de 2021.
- L'accord est étendu à la protection civile et à l'innovation, avec reconduction automatique à durée indéterminée.
- Paris pousse pour que la Grèce cède une dizaine de Mirage 2000-5 à l'Ukraine contre des Rafale neufs.
- Mitsotakis avait rejeté ce deal en 2024 et le silence officiel de la visite vaut refus implicite.
- Athènes pratique un double jeu pacte franco-grec et commande de 20 F-35 américains.
Emmanuel Macron [1] est arrivé à Athènes les 24 et 25 avril 2026 [2] pour une visite de deux jours [3]. Objectif officiel: renouveler le partenariat stratégique de défense signé en septembre 2021 [4] et ratifié par le Parlement grec le 7 octobre 2021 [5]. Le texte est reconduit pour cinq ans avec une clause de reconduction automatique à durée indéterminée [6], et étendu à deux nouveaux domaines: la protection civile et l’innovation [7].
Sur le papier, c’est un succès diplomatique. Dans les faits, c’est plus tendu.
Un pacte qui change de nature
L’accord initial contenait une clause de défense mutuelle, l’article 2, jugée « symboliquement importante, mais juridiquement plus limitée que l’article 5 de l’OTAN » [8]. Cette clause d’assistance mutuelle en cas d’attaque armée [9] est réaffirmée. Et étendue. Avec son homologue Kyriakos Mitsotakis [10], Premier ministre grec depuis 2019 [11], Macron a signé un « nouveau partenariat global couvrant l’ensemble des aspects de la relation bilatérale, y compris la compétitivité et les valeurs » [12].
Athènes a déjà commandé 24 Rafale [14] puis quatre frégates Belharra [15] pour plus de 5,5 milliards d’euros [16]. La première frégate, le « Kimon », a été livrée le 18 décembre 2025 [17]. Macron l’a visitée le 25 avril [18]. Mise en scène impeccable.
Le deal Mirage-Rafale qui coince
Sauf qu’un dossier empoisonne la visite. Révélé par le média grec Estia [19], il consiste à demander à Athènes de céder une dizaine de Mirage 2000-5 [20] à l’Ukraine, en échange de Rafale neufs à conditions préférentielles [21]. La France pousse, Dassault [22] fournirait les remplaçants.
Le mécanisme n’est pas inédit. Plusieurs pays européens ont déjà cédé des matériels soviétiques à Kiev en échange de promesses de remplacement industriel occidental, selon plusieurs sources. À chaque fois, le principe est identique: un allié européen vide une partie de son arsenal pour l’Ukraine, contre une promesse de remplacement industriel. La proposition française à la Grèce s’inscrit dans cette mécanique désormais rodée.
Athènes possède 24 Mirage 2000-5 [23] et 10 Mirage 2000 EGM/BGM en stockage [24]. Le contrat de maintenance avec Dassault arrive à échéance en 2027 [25]. Calendrier serré.
Problème: en 2024 [26], Mitsotakis avait déjà rejeté l’idée. Les Grecs « ne feront rien qui puisse dégrader les capacités de défense » du pays [27], avait-il tranché. Sophia Clément Mavroudis, chercheuse titulaire sur les questions de défense à Eliamep [28], explique pourquoi: « Le remplacement de la flotte de Mirage par l’acquisition de Rafale était prévu mais sur le long terme, à l’horizon 2030, et n’était donc pas à l’ordre du jour. Les Grecs ont été pris à revers, à la fois parce qu’ils ont peur que cela crée un vide entre la cession des Mirage et la réception des Rafale, mais aussi pour des raisons de financement et de coût global » [29].
Traduction: la France propose à la Grèce de fragiliser sa défense pour alimenter celle de Kiev. Et de payer Dassault pour combler le trou.
Le « moment européen » de Macron
Le président français a habillé l’opération d’un grand récit. Devant Mitsotakis, à l’Agora romaine, il a prôné un « sursaut » européen [30]. « Il ne faut pas sous-estimer qu’il s’agit d’un moment unique où un président américain, un président russe et un président chinois sont farouchement opposés aux Européens » [31], a-t-il déclaré, visant Donald Trump [32], Vladimir Poutine [33] et Xi Jinping [34].
Le décor était choisi. Macron y avait prononcé son premier grand discours sur la souveraineté européenne depuis la Pnyx en septembre 2017 [35]. Neuf ans plus tard - l’arithmétique est élémentaire - il revient avec le même refrain. Le contexte, lui, a changé.
Athènes, ou l’art du double jeu
C’est là que le récit macronien rencontre sa limite. Le président français défend l’idée que « l’effort européen n’est pas une alternative à l’Alliance atlantique, mais un moyen de renforcer son pilier européen » [36]. Mitsotakis, lui, a jugé « justifié » l’appel américain à davantage d’efforts de défense en Europe [37]. La nuance n’est pas cosmétique: pendant que Macron pose un cadre d’autonomie stratégique, son hôte valide le cadrage de Washington.
La preuve la plus tangible se lit dans les bons de commande. Athènes s’est positionnée pour acquérir vingt F-35 auprès des États-Unis [38], au moment même où elle signe un nouveau partenariat avec Paris. Le ciel grec accueillera donc Rafale français et F-35 américains, deux plateformes concurrentes au plan industriel comme doctrinal. Pour la France, c’est l’image renvoyée qui pose problème: on ne peut pas être à la fois la vitrine de l’autonomie européenne et un fournisseur parmi d’autres dans un panier qui inclut des appareils américains.
Cette stratégie a un nom dans le vocabulaire des relations internationales: le « hedging », ou couverture des risques. Athènes ne choisit pas, et ne choisira pas. Elle utilise le partenariat franco-grec - clause d’assistance mutuelle, frégates Belharra, Rafale - comme levier face à la Turquie en mer Égée et en Méditerranée orientale, tout en maintenant la garantie ultime américaine via les F-35 et l’OTAN. La souveraineté européenne que vante Macron est ainsi instrumentalisée comme un outil de plus, pas comme une doctrine de substitution. C’est précisément ce que le « moment européen » macronien refuse d’admettre publiquement.
L’angle mort: la Grèce que Macron ne verra pas
Le récit officiel célèbre une Grèce redressée. La dette publique est passée de 207,6% du PIB en 2020 [39] à 149,7% au troisième trimestre 2025 [40]. Excédent budgétaire primaire de 4,9% [41], soit 12,1 milliards d’euros [42]. Le gouvernement parle d’un retour de la confiance.
Sauf que sur les 56 points de baisse de la dette entre 2020 et 2024 [43], seuls 24 points proviennent de la croissance [44]. Les 32 autres résultent de la flambée des prix [45]. Entre 2020 et 2024, l’indice des prix a augmenté de 18,5% [46]. Sur quinze ans, la Grèce a connu la plus forte baisse des salaires réels parmi les pays de l’OCDE, à -21,2% [13]. En 2023, son PIB par habitant en standard de pouvoir d’achat ne représentait que 67% de la moyenne européenne [47], soit la 26e place sur 27 États membres [48].
Autrement dit, la Grèce qui signe pour quatre frégates et négocie des Rafale neufs est aussi celle qui sort de quinze ans de compression salariale. La désinflation par appauvrissement est passée par là. Macron ne verra rien de tout ça pendant ces deux jours.
Le calcul commercial
D’autres dossiers attendent leur signature. Naval Group [49] est en lice pour vendre quatre sous-marins Barracuda [50] à la Grèce. KNDS [51] propose ses véhicules blindés. Dassault Aviation a livré 26 Rafale en 2025 [52] et vise 28 appareils en 2026 [53]. Carnet de commandes fin 2025: 220 appareils [54], dont 175 à l’export [55]. Soit dix ans de production au rythme actuel [56].
Le verdict implicite de la visite
Que reste-t-il du deal Mirage-Rafale après deux jours de visite officielle? Aucun communiqué conjoint n’a tranché la question. Le programme s’est tenu au manoir Maximos [57] pour la signature des accords, puis au forum économique de la Fondation Stávros Niárchos [58]. Ni Mitsotakis [10] ni Macron [1] n’ont évoqué publiquement la cession des Mirage. Dans la grammaire diplomatique, ce silence est lourd: un accord acquis aurait été annoncé, ne serait-ce qu’à mots couverts. Son absence vaut refus implicite, ou au mieux ajournement.
Restent deux échéances qui rouvriront le dossier. La fin du contrat de maintenance Dassault en 2027 [59], qui transformera mécaniquement les Mirage grecs en fardeau industriel, et la livraison progressive des Rafale neufs déjà commandés. Entre les deux, la fenêtre de négociation pour Paris s’élargira. La position grecque, elle, est désormais claire: pas de cession sans garantie de remplacement immédiat et sans financement intégral du surcoût. Le « non » de Mitsotakis en 2024 [26] reste, en avril 2026 [2], le dernier mot officiel.
► Lire aussi: Les livraisons de Mirage 2000 à l'Ukraine, étape par étape
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (59)
« Emmanuel Macron se rendra ce vendredi à Athènes »
europe1.fr ↗ ↩
« la visite du président français à Athènes les 24 et 25 avril »
fr.euronews.com ↗ ↩
« une visite de deux jours »
boursorama.com ↗ ↩
« l'accord initial de partenariat sur cinq ans en matière de défense et de sécurité, signé en septembre 2021 à Paris. »
tf1info.fr ↗ ↩
« ratifié par le Parlement grec le 7 octobre 2021 »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Le texte est reconduit pour cinq ans avec une clause de reconduction automatique à durée indéterminée »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« étendu à deux nouveaux domaines: la protection civile et l’innovation »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« L'accord comprenait également une clause de défense mutuelle (article 2) »
touteleurope.eu ↗ ↩
« les deux pays avaient signé un accord de partenariat en matière de sécurité et de défense, avec une clause d’assistance mutuelle en cas d’attaque armée »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Emmanuel Macron a de très nombreux sujets sur lesquels plancher avec son homologue, le Premier ministre Kyriákos Mitsotákis »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Depuis 2019, ce sont Kyriakos Mitsotakis et le parti de droite conservatrice qu’il dirige, Nouvelle Démocratie, qui sont au pouvoir. »
nvo.fr ↗ ↩
« Un "nouveau partenariat couvrant l'ensemble des aspects de la relation bilatérale, y compris la compétitivité et les valeurs", sera également signé avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. »
tf1info.fr ↗ ↩
« la Grèce a connu la plus forte baisse des salaires réels parmi les pays de l’OCDE (-21,2 %). »
nvo.fr ↗ ↩
« Athènes avait commandé 24 appareils Rafale »
tf1info.fr ↗ ↩
« « Et une quatrième frégate a été ajoutée l’an dernier » »
letelegramme.fr ↗ ↩
« « pour un montant total de plus de 5,5 milliards d’euros » »
letelegramme.fr ↗ ↩
« dont la première, le « Kimon », a été délivrée le 18 décembre 2025. »
lepetitjournal.com ↗ ↩
« Samedi, il visitera la frégate Kimon »
fr.euronews.com ↗ ↩
« une proposition révélée par le média grec Estia »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« la cession d'une dizaine de Mirage 2000-5 par la Grèce à l'Ukraine »
lesechos.fr ↗ ↩
« la Grèce céderait sa flotte de Mirage 2000 à l’Ukraine, pièces de rechange incluses, en échange de Rafale fournis par Dassault Aviation à des conditions préférentielles »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Dassault fournisse de nouveaux Rafale à son partenaire méditerranéen »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Athènes, qui dispose actuellement de 24 Mirage 2000-5 »
lesechos.fr ↗ ↩
« ainsi que de 10 Mirage 2000 EGM/BGM en stockage »
lesechos.fr ↗ ↩
« le contrat de maintenance avec Dassault arrive à échéance en 2027 »
lesechos.fr ↗ ↩
« En 2024, le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, avait déjà écarté une telle cession »
lesechos.fr ↗ ↩
« les Grecs « ne feron [t] rien qui puisse dégrader les capacités de défense » du pays »
lesechos.fr ↗ ↩
« explique Sophia Clément Mavroudis, chercheuse titulaire sur les questions de défense à Eliamep »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Le remplacement de la flotte de Mirage par l'acquisition de Rafale était prévu mais sur le long terme, à l'horizon 2030, et n'était donc pas à l'ordre du jour. Les Grecs ont été pris à revers, à la fois parce qu'ils ont peur que cela crée un vide entre la cession des Mirage et la réception des Rafale, mais aussi pour des raisons de financement et de coût global » »
lesechos.fr ↗ ↩
« Emmanuel Macron a prôné vendredi soir à Athènes un "sursaut" européen »
boursorama.com ↗ ↩
« "Il ne faut pas sous-estimer qu'il s'agit d'un moment unique où un président américain, un président russe et un président chinois sont farouchement opposés aux Européens" »
boursorama.com ↗ ↩
« un président américain, un président russe et un président chinois [.] Donald Trump »
boursorama.com ↗ ↩
« un président américain, un président russe et un président chinois [.] Vladimir Poutine »
boursorama.com ↗ ↩
« un président américain, un président russe et un président chinois [.] Xi Jinping »
boursorama.com ↗ ↩
« son premier grand discours sur la souveraineté européenne [.] de la colline de la Pnyx en face de l'Acropole en septembre 2017 »
boursorama.com ↗ ↩
« Emmanuel Macron a défendu cette ligne en expliquant que l’effort européen n’est pas une alternative à l’Alliance atlantique, mais un moyen de renforcer son pilier européen »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Kyriakos Mitsotakis a, lui, jugé « justifié » l’appel américain à davantage d’efforts de défense en Europe »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« les Grecs se sont positionnés, entre autres choses, pour acquérir vingt F-35 auprès des Etats-Unis »
lesechos.fr ↗ ↩
« la dette publique grecque a baissé de près de 60 points, passant de 207,6% du PIB en 2020 »
nvo.fr ↗ ↩
« 149,7% au troisième trimestre 2025. »
nvo.fr ↗ ↩
« La Grèce a également enregistré un excédent budgétaire primaire (c’est-à-dire avant le service de la dette) de 4,9 % »
nvo.fr ↗ ↩
« soit 12,1 milliards d’euros. »
nvo.fr ↗ ↩
« si la dette publique grecque a donc bien baissé de 56 points entre 2020 et 2024 »
nvo.fr ↗ ↩
« seuls 24 points de la diminution sont dus à la croissance… tandis que 32 autres points résultent de la flambée des prix. »
nvo.fr ↗ ↩
« tandis que 32 autres points résultent de la flambée des prix. »
nvo.fr ↗ ↩
« Entre 2020 et 2024, l’indice des prix a augmenté de 18,5%. »
nvo.fr ↗ ↩
« la Grèce disposait en 2023 d’un PIB par habitant exprimé en standard de pouvoir d’achat équivalent à 67 % de la moyenne européenne »
nvo.fr ↗ ↩
« soit la 26e place des 27 États membres - la Bulgarie étant alors la seule à faire pire. »
nvo.fr ↗ ↩
« quatre sous-marins fabriqués par Naval Group »
europe1.fr ↗ ↩
« quatre sous-marins Barracuda »
europe1.fr ↗ ↩
« de véhicules blindés Philoctète de KNDS à la Grèce »
lesechos.fr ↗ ↩
« Dassault Aviation a livré vingt-six Rafale en 2025 »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« L’objectif pour 2026 est de vingt-huit appareils »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Fin 2025, le carnet de commandes de Dassault atteignait deux cent vingt appareils »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« cent soixante-quinze à l’export »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« soit l’équivalent de dix ans de production au rythme actuel »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« se rendra au manoir Maximos pour la signature d'accords et des déclarations communes. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« la participation du président français au forum économique gréco-français au Centre culturel de la Fondation Stávros Niárchos. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« le contrat de maintenance Follow-On Support liant la Grèce à Dassault expire en 2027 »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
Sources
- Après Chypre, Emmanuel Macron à Athènes pour renforcer le partenariat de défense entre la France et la Grèce
- Emmanuel Macron se rend en Grèce pour renouveler un pacte de défense
- Que va faire Emmanuel Macron en Grèce ce vendredi et samedi ?
- La France pousse pour que la Grèce cède ses Mirage à l'Ukraine en échange de Rafale
- La France et la Grèce testent un nouveau modèle de défense européenne
- A Athènes, Macron défend le "moment européen" face à l'opposition "farouche" de Trump, Poutine et Xi
- Visite d’Emmanuel Macron en Grèce : quels sont les grands enjeux ?
- Inflation, salaires : cette Grèce qui n'est jamais sortie de la crise... et que Macron ne verra pas lors de sa visite
- Rafale vendus moins chers à la Grèce... pour aider l'Ukraine : l'étrange deal de macron
- Pourquoi la venue d’Emmanuel Macron revêt une « importance particulière » pour la Grèce
- Partenariat défense France Grèce : gestes et contrats