Maisons-Alfort : l’État devient propriétaire du nouveau commissariat
L'acte notarié d'échange foncier a été signé le 22 juillet entre l'État et la ville, actant le transfert du nouveau commissariat.
L'État et la ville de Maisons-Alfort ont signé le 22 juillet 2026 l'acte notarié d'échange foncier concernant le nouveau commissariat. En contrepartie, l'ancien bâtiment revient à la commune pour y construire des logements.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'acte notarié d'échange foncier a été signé le 22 juillet 2026 entre l'État et la ville de Maisons-Alfort.
- Le nouveau commissariat, avenue de la République, a coûté 12 millions d'euros HT selon l'agence Valero Gadan.
- L'ancien commissariat, rendu à la commune, doit accueillir 90 logements en accession libre après démolition.
- Le conseil municipal du 3 juillet 2026 a autorisé le maire Romain Maria à signer les actes d'échange.
- Le projet découle d'une convention-cadre signée entre la ville et l'État en février 2022.
L’État est officiellement propriétaire du nouveau commissariat de Maisons-Alfort. L’acte notarié d’échange foncier a été signé le 22 juillet 2026, selon une publication du préfet du Val-de-Marne sur X.
Ce qui a été signé le 22 juillet
La cérémonie a réuni le préfet Stanislas Bourron et le maire de Maisons-Alfort, Romain Maria. Étaient également présents Edgar Perez, représentant de la préfecture de police, Philippe Dufresnoy pour la direction départementale des finances publiques, et Thierry Huget n’est pas identifié comme chargé de la sécurité de proximité, selon le préfet du Val-de-Marne.
Le mécanisme retenu est un échange foncier. La ville avait fait construire le nouveau commissariat, qui devient la propriété de l’État. En retour, l’ancien commissariat revient à la commune. Ce type de montage permet à une municipalité de financer un équipement d’État en échange d’un foncier valorisable.
Un projet engagé depuis 2022
L’opération découle d’une convention-cadre signée en février 2022 entre la ville et l’État, selon la mairie de Maisons-Alfort. Le nouveau commissariat a été construit avenue de la République, pour un investissement de 12 millions d’euros hors taxes, selon l’agence d’architecture Valero Gadan. Le projet a été mené en conception-réalisation par un groupement associant Bouygues Immobilier et les agences Valero Gadan et Arcas, selon Bouygues Immobilier.
La ville a par ailleurs autorisé son maire à signer les actes notariés d’échange lors du conseil municipal du 3 juillet 2026, selon le recueil des actes administratifs de la commune. Le conseil municipal du 2 juillet 2026 avait acté la mise à disposition d’un cinémomètre par le nouveau commissariat au profit de la police municipale.
L’ancien commissariat transformé en logements
L’emprise de l’ancien commissariat doit accueillir, après démolition, un programme de 90 logements en accession libre, selon Bouygues Immobilier. Aucune date de livraison n’a été précisée à ce stade.
Ce type de reconversion s’inscrit dans une logique plus large de dialogue entre préfectures et collectivités sur les enjeux de sécurité et d’aménagement du territoire.
Contexte dans le Val-de-Marne
Maisons-Alfort compte environ 58 000 habitants et fait partie des communes les plus densément peuplées du Val-de-Marne, département de la petite couronne parisienne. La modernisation des équipements de sécurité y accompagne une pression foncière forte, où chaque libération de terrain public fait l’objet d’un programme de construction. Le renforcement des moyens de la police locale, comme l’illustre la question des effectifs dans d’autres territoires, reste un sujet suivi de près par les mairies de la région parisienne. Les opérations de contrôle routier, à l’image de celles menées ailleurs comme ce cas de vitesse excessive verbalisé, illustrent aussi le rôle quotidien de ces commissariats de proximité.
Le nouveau commissariat de Maisons-Alfort doit permettre d’améliorer les conditions de travail des agents et l’accueil du public, sans que la mairie ou la préfecture n’ait communiqué de date d’ouverture officielle au public à ce stade.
La suite du dossier concerne désormais le calendrier de démolition de l’ancien bâtiment et le lancement du programme de logements, dont les contours précis restent à préciser par la ville.