Dans la Manche, élus et citoyens réclament une loi intégrale contre les violences sexistes
Le conseil départemental a voté un vœu unanime le 3 juillet. La proposition de loi transpartisane sera examinée à l'automne.
Élus et citoyens de la Manche se mobilisent pour l'adoption d'une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Le conseil départemental a adopté un vœu unanime le 3 juillet à Saint-Lô. Des rassemblements ont eu lieu à Cherbourg et Avranches.
L’essentiel
- Proposition de loi : déposée le 2 décembre 2025, cosignée par le député Stéphane Travert.
- Examen à l’automne : annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu le 23 juin 2026.
- Vœu unanime : le conseil départemental de la Manche a adopté un vœu pour une loi intégrale le 3 juillet 2026.
- Mobilisation : environ 120 personnes à Cherbourg et une dizaine à Avranches ont manifesté fin juin et début juillet.
Un vœu unanime du conseil départemental
Le conseil départemental de la Manche a adopté à l’unanimité, le 3 juillet 2026 à Saint-Lô, un vœu réclamant une « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, selon Actu.fr. Porté par plusieurs élus du département, ce texte marque un engagement fort des collectivités locales dans le débat national.
Les conseillers départementaux, de tous bords politiques, ont voté sans opposition. Le vœu appelle le gouvernement à accélérer le processus législatif et à renforcer les moyens alloués à la justice, à la police et à l’éducation.
Une proposition de loi transpartisane
Au niveau national, la proposition de loi n° 2169 a été déposée le 2 décembre 2025 à l’Assemblée nationale. Elle est cosignée par le député Stéphane Travert, parmi 150 autres parlementaires de différents groupes politiques.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 23 juin 2026 l’inscription de l’examen de ce texte à l’ordre du jour du Parlement pour l’automne 2026, comme l’a relayé RCF. Le député de la Manche Philippe Gosselin a estimé sur la même radio qu’il fallait légiférer, tout en appelant à simplifier les procédures judiciaires pour éviter l’engorgement des tribunaux.
Des rassemblements citoyens à Cherbourg et Avranches
La mobilisation ne s’est pas limitée aux élus. Le 29 juin 2026, une dizaine de personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Avranches à l’appel d’un collectif local, rapporte Ouest‑France. L’objectif : réclamer une loi intégrale après l’affaire Lyhanna, qui a suscité une vive émotion dans tout le pays.
Le 4 juillet, environ 120 personnes ont manifesté à Cherbourg-en-Cotentin, selon France Bleu. Syndicats et associations féministes ont participé au mouvement, qui s’inscrivait dans une journée de mobilisation nationale.
Contexte dans la Manche
La Manche compte près de 500 000 habitants. Le département, plutôt rural, est connu pour son tissu associatif actif sur les questions d’égalité femmes-hommes. Plusieurs collectifs féministes y sont implantés, notamment à Cherbourg et Saint-Lô. Les élus locaux, tous bords confondus, se sont joints à la demande d’une loi intégrale, reflétant une sensibilité partagée sur ce sujet. Ce n’est pas la première fois que le département se positionne : en 2024, une motion similaire avait été débattue sans aboutir. L’élan national né après l’affaire Lyhanna a cette fois accéléré la prise de parole politique.
Prochaine étape : examen à l’automne
Le gouvernement a inscrit la proposition de loi à l’ordre du jour du Parlement pour l’automne 2026. Parallèlement, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a été saisi par la présidente de l’Assemblée nationale pour rendre un avis sur le texte. La loi intégrale prévoit des mesures dans plusieurs domaines : justice, police, santé, enfance et éducation. Les élus manchois entendent suivre de près les débats.
Sources
- Assemblée nationale : Proposition de loi n° 2169
- RCF : Affaire Lyhanna : quelles réponses aux défaillances de la justice ?
- Actu.fr : Violences sexistes et sexuelles : des élus de la Manche réclament la loi intégrale
- Ouest-France : À Avranches, un collectif bataille pour une loi intégrale
- ici (France Bleu) : Environ 120 personnes manifestent à Cherbourg pour demander une loi intégrale
- CESE : Loi intégrale : le CESE saisi