Mancini de retour à la tête de l’Italie : « J’ai eu tort de partir »
Le sélectionneur champion d'Europe en 2021 reprend les Azzurri après trois échecs consécutifs aux qualifications mondiales
Roberto Mancini a été nommé lundi pour un second mandat à la tête de la Nazionale. Lors de sa conférence de presse ce mardi 29 juillet, il a reconnu son erreur de 2023 et évoqué un manque de dialogue avec la fédération.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Roberto Mancini nommé sélectionneur de l'Italie le 28 juillet 2026 pour un second mandat après Gattuso
- Lors de sa conférence le 29 juillet, il déclare « J'ai eu tort de partir » et évoque un manque de communication avec Gravina
- L'Italie a manqué trois Coupes du monde consécutives (2018, 2022, 2026), un échec historique
- Claudio Ranieri est nommé directeur technique pour épauler Mancini dans la reconstruction
- Premier match le 25 septembre 2026 en Nations League contre la Belgique
Roberto Mancini est officiellement de retour. Nommé lundi 28 juillet pour succéder à Gennaro Gattuso, le technicien de 61 ans a tenu sa conférence de presse de présentation ce mardi à Coverciano, le centre d’entraînement de la Nazionale. Ses premiers mots ont sonné comme un mea culpa : « Ho sbagliato ad andare via. Dobbiamo ripartire da quanto già fatto » (J’ai eu tort de partir. Nous devons repartir de ce qui a déjà été fait).
Un départ précipité en 2023
Mancini avait quitté son poste en août 2023, deux ans après le sacre à l’Euro 2020. Il évoque aujourd’hui une « mancanza di comunicazione » avec le président de la FIGC, Gabriele Gravina. Selon le sélectionneur, ce manque de dialogue explique en partie sa démission brutale, qui avait surpris l’opinion publique italienne à l’époque.
Lors de la conférence, Mancini a aussi livré une déclaration sur son attachement au maillot bleu : « La maglia della Nazionale è davvero importante come la donna della tua vita » (Le maillot de la Nazionale est aussi important que la femme de ta vie), selon Sportitalia.
Trois Coupes du monde manquées
L’Italie n’a pas participé aux trois dernières éditions du Mondial : 2018, 2022 et 2026. Ce triple échec historique pour une nation quadruple championne du monde a poussé la FIGC à rappeler Mancini, malgré les critiques sur son départ en Arabie saoudite après son premier mandat.
Gattuso, qui a dirigé l’équipe pendant la campagne de qualification ratée pour le Mondial 2026, n’a pas réussi à inverser la tendance. La Squadra Azzurra a terminé troisième de son groupe derrière l’Allemagne et les Pays-Bas, manquant même les barrages.
Ranieri comme directeur technique
La fédération a aussi nommé Claudio Ranieri au poste de directeur technique. Le vainqueur de la Premier League avec Leicester en 2016 aura pour mission d’accompagner Mancini dans la reconstruction et d’assurer la cohérence sur le long terme, comme l’a rapporté Football Italia.
Ce tandem expérimenté devra d’abord préparer la Nations League. Le premier match de Mancini version 2.0 est prévu le 25 septembre contre la Belgique, selon UPI.
Contexte en Italie
Le football italien traverse une période de crise identitaire. Après la génération dorée des années 2000 (victoire au Mondial 2006), le vivier s’est tari. Les clubs de Serie A privilégient les recrues étrangères, limitant l’éclosion de jeunes talents locaux.
La presse italienne se montre divisée sur ce retour. Certains médias, comme CalcioNapoli1926.it, saluent l’humilité de Mancini. D’autres, notamment les quotidiens sportifs romains, questionnent la cohérence d’un come-back après un départ jugé mercantile pour l’Arabie saoudite.
Le bilan de Mancini lors de son premier mandat reste positif : 38 victoires en 61 matches entre 2018 et 2023, dont le titre européen à Wembley. Mais l’échec en barrages du Mondial 2022 face à la Macédoine du Nord avait déjà fissuré sa légende.
Un défi sportif et politique
Mancini hérite d’un groupe vieillissant et d’une fédération fragilisée par les résultats. Gravina, démissionnaire en avril dernier malgré les critiques, mise sur ce retour pour apaiser les tensions. La nomination de Ranieri, figure consensuelle, vise aussi à stabiliser l’institution.
Les attentes sont immenses. L’Italie doit retrouver son rang en vue de l’Euro 2028, coorganisé par le Royaume-Uni et l’Irlande, et surtout du Mondial 2030. La première étape sera la Nations League, compétition où les Azzurri devront montrer un nouveau visage dès septembre.
