Marche contre le racisme et l’extrême droite le 21 juin à Barbès : LFI, CGT et élus de gauche mobilisent
Le rassemblement, initié par le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, rassemble syndicats, partis et personnalités autour du slogan « coup KO ».
Un rassemblement est prévu le dimanche 21 juin 2026 à 14h boulevard Marguerite de Rochechouart à Barbès (Paris 18e). À l'initiative de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, l'appel est soutenu par la CGT, la LDH, Les Jeunes Insoumis et de nombreux élus de gauche.
L’essentiel
- Date et lieu : dimanche 21 juin 2026 à 14h, 2 boulevard Marguerite de Rochechouart, Barbès, Paris 18e.
- Initiateur : Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, élu au 1er tour le 15 mars 2026 avec 50,77 % des voix.
- Précédent : rassemblement du 4 avril 2026 à Saint-Denis ayant réuni plus de 15 000 personnes selon les organisateurs et la ville.
- Soutiens : CGT (Sophie Binet), LDH (Nathalie Tehio), La France Insoumise, Jeunes Insoumis, élus locaux de Seine-Saint-Denis, personnalités culturelles (Annie Ernaux, Swann Arlaud, etc.).
- Tribune : publiée fin mai 2026 dans L’Humanité, Mediapart, Politis et Le Média, sous le slogan « Mettons un coup KO au racisme ».
Un appel lancé depuis Saint-Denis
L’appel à cette marche parisienne est né à Saint-Denis. Bally Bagayoko, élu maire LFI de la commune le 15 mars 2026 au premier tour avec 50,77 % des voix, a pris l’initiative d’une mobilisation antiraciste après des attaques racistes dont il a été la cible. Un premier rassemblement avait eu lieu le 4 avril 2026 à Saint-Denis : selon les organisateurs et la ville, plus de 15 000 personnes y avaient participé. D’autres estimations, plus prudentes, évoquent entre 6 000 et 10 000 présents.
Le rendez-vous du 21 juin s’inscrit dans la continuité directe de cette mobilisation, selon Le Parisien. La date a été choisie après discussions avec les organisations partenaires : initialement envisagée début mai, elle a été reportée pour maximiser la participation, selon 20 Minutes.
Le slogan, la tribune, les signatures
La mobilisation est portée par un slogan : « Mettons un coup KO au racisme, à toutes les discriminations et à l’extrême droite ». Une tribune collective a été publiée fin mai 2026 dans L’Humanité, Mediapart, Politis et Le Média, rassemblant plusieurs centaines de signataires.
Parmi eux figurent Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Nathalie Tehio, présidente de la LDH, des élus locaux de Seine-Saint-Denis comme Azzédine Taïbi et Mohamed Gnabaly, ainsi que des personnalités culturelles : Annie Ernaux, Swann Arlaud, Adèle Haenel ou Rokhaya Diallo, selon L’Humanité et la CGT Paris.
La CGT Paris a publié l’appel sur son site le 7 juin 2026. La LDH a de son côté diffusé un appel officiel précisant l’adresse exacte du rassemblement : 2 boulevard Marguerite de Rochechouart, Paris 18e.
LFI et les Jeunes Insoumis en ordre de marche
Du côté de La France Insoumise, la mobilisation est large. Clémence Guetté, députée LFI et vice-présidente de l’Assemblée nationale, a relayé l’appel sur X le 9 juin 2026. Les Jeunes Insoumis ont publié le même jour un appel officiel.
Plusieurs députés LFI ont également pris position publiquement sur X :
À noter : la mobilisation dépasse le seul périmètre de LFI. Des organisations comme Solidaires relaient également l’appel, ce qui situe l’événement dans un champ plus large que la seule sphère insoumise. Une mobilisation comparable a récemment rassemblé des manifestants à Créteil devant le tribunal sur un autre sujet de justice sociale.
Contexte dans le département de Paris (75)
Paris accueille régulièrement des marches antiracistes, notamment autour du 21 juin - date qui coïncide avec la Fête de la musique. Le choix de Barbès, dans le 18e arrondissement, n’est pas anodin : ce quartier historiquement populaire, à forte densité de population issue de l’immigration, est un lieu symbolique des mobilisations antiracistes parisiennes depuis les années 1980.
Le contexte politique national pèse sur la mobilisation. Depuis les élections législatives de 2024, la progression des partis d’extrême droite dans les sondages et au Parlement sert de toile de fond à plusieurs appels unitaires de la gauche et des syndicats. La manifestation du 21 juin s’inscrit dans cette séquence, sans qu’un événement déclencheur parisien spécifique ait été mentionné dans les sources disponibles.
Des rassemblements liés à des faits divers violents ont également marqué la capitale ces dernières semaines. L’agression mortelle de Noahm à Metz, qui a suscité une forte émotion nationale, illustre la tension sociale dans laquelle s’inscrit ce type de mobilisation.
Des grèves récentes, comme celle des postiers de Nanterre le 10 juin, montrent par ailleurs que l’intersyndicale reste active en Île-de-France à l’approche de l’été.
Un dimanche de Fête de la musique
Le choix du 21 juin, Fête de la musique, concentre dans Paris une forte affluence habituelle. Les organisateurs ont retenu cette date pour maximiser la visibilité, selon Le Parisien. Aucun service d’ordre ni dispositif officiel de la Préfecture de police n’a été détaillé dans les sources disponibles à ce stade.
Le rassemblement est prévu à 14h. Les organisateurs n’ont pas communiqué de chiffre d’attente officiel pour la participation.
Sources
- Le Parisien : Le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko appelle à une grande marche contre le racisme le 21 juin
- L'Humanité : Le 21 juin, mettons un « coup KO » au racisme, à toutes les discriminations et à l'extrême droite
- CGT Paris : 21 juin : rassemblement contre le racisme
- BFMTV : Lutte contre le racisme : un appel lancé pour manifester le 21 juin à Paris