La rue Lepic chante La Marseillaise pour le Tour de France
Des centaines de supporters transforment Montmartre en stade à ciel ouvert pour la dernière étape du Tour
Des centaines de supporters ont entonné l'hymne national ce dimanche 26 juillet 2026 à Montmartre, lors du passage du peloton dans la dernière étape.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un rituel qui s'installe
Pour la deuxième année consécutive, Montmartre accueille le peloton. La rue Lepic devient un passage obligé du Tour.
La télévision avant tout
Trois passages rue Lepic pour trois plans TV différents. Le spectacle est conçu pour les écrans autant que pour les coureurs.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Des centaines de supporters ont entonné La Marseillaise rue Lepic ce dimanche 26 juillet 2026
- Le peloton passe trois fois par cette côte du 18e arrondissement avant l'arrivée finale
Il est 19h. La rue Lepic sent la sueur et la bière tiède. Des centaines de supporters occupent les pavés du 18e arrondissement. Ils attendent. Le peloton est annoncé dans quelques minutes pour boucler cette édition 2026. Quelqu’un lance les premières notes. La Marseillaise monte. Tout le monde reprend.
« C’est le moment fort de l’année. Chanter l’hymne national ici, avec les autres spectateurs, c’est ce qui rend le Tour unique » - confie un supporter en maillot jaune. À côté de lui, une famille venue de province. « C’est plus qu’une course, c’est une fête populaire » - dit le père. Les enfants ont les mains pleines de drapeaux tricolores.
La rue Lepic n’est pas un hasard. Pour la deuxième année consécutive - le parcours de la dernière étape passe par Montmartre. Trois ascensions de cette côte avant l’arrivée finale sur les Champs-Élysées.
« On vient ici chaque année, mais rue Lepic, c’est spécial. Quand on entonne La Marseillaise tous ensemble, on oublie tout, on est juste là pour soutenir les coureurs et célébrer la France » - explique un habitué. Cette année, la densité semble importante. Depuis les premières heures de la matinée - les spectateurs ont pris position.
Un touriste étranger filme avec son téléphone. « C’est incroyable. On ne comprend pas toujours les paroles, mais l’énergie est communicative. C’est l’essence même du Tour de France ». À quelques mètres, un riverain sort de chez lui avec une chaise pliante. « Voir notre rue se transformer en stade, c’est magique. La Marseillaise qui résonne sur les pavés, c’est le frisson garanti avant même que les vélos ne passent ».
Une tradition qui s’installe
Le passage rue Lepic est devenu un point névralgique. La proximité avec les coureurs décuple la ferveur. « Chanter l’hymne ici, sur les pavés, c’est notre façon de remercier les coureurs pour le spectacle » - dit un supporter. Après trois semaines de course à travers l’Hexagone, le peloton arrive au bout de plusieurs milliers de kilomètres.
« C’est notre manière de saluer les coureurs pour leurs efforts après trois semaines de souffrance sur les routes de France » - ajoute un spectateur venu en famille. L’hymne national n’est pas réservé à la rue Lepic. Dans les lacets de l’Alpe d’Huez - sur les pavés du Nord, le chant revient chaque année. Mais à Montmartre, la densité urbaine et l’acoustique des immeubles haussmanniens amplifient l’effet stade.
Ce que personne ne dit
La rue Lepic est un théâtre parfait pour la télévision. Les caméras captent les visages, les drapeaux, la pente raide. Mais cette mise en scène cache une réalité plus prosaïque: le peloton passe en trente secondes. Trois ascensions - trois occasions de filmer la même foule sous des angles différents.
Le spectacle est moins pour les coureurs que pour les écrans. Les supporters le savent. Ils jouent le jeu. « C’est indescriptible, on attend ce moment toute l’année » - dit un habitué.
Les organisateurs devraient dévoiler le parcours de la prochaine édition à l’automne. La rue Lepic sera-t-elle encore au programme? Rien n’est garanti. Mais pour l’instant, elle tient son rôle. Le chant continue. Le peloton approche.
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