Marseille : 30 mois de prison ferme pour sévices sexuels sur des animaux dans un refuge
Massoud S., 19 ans, a été reconnu coupable d'actes de cruauté répétés sur six chèvres et une agnelle, dont une est morte, dans la ferme-refuge 'Un moment' aux Pennes-Mirabeau.
Un demandeur d'asile afghan de 19 ans a été condamné le 22 juin 2026 par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence à 30 mois de prison ferme pour des sévices sexuels sur des animaux. Interpellé en flagrant délit, il a nié les faits malgré des preuves ADN.
L’essentiel
- Condamnation : Massoud S. a écopé de 30 mois de prison ferme le 22 juin 2026.
- Flagrant délit : interpellé par la BAC le 9 avril 2026 dans un refuge des Pennes-Mirabeau.
- Victimes : cinq chèvres et une agnelle ; l’une des chèvres est morte des suites de ses blessures.
- Mesure : interdiction définitive du territoire français et inscription au FIJAIS.
Des sévices répétés dans un refuge des Pennes-Mirabeau
Entre février et avril 2026, la ferme-refuge pédagogique « Un moment », située aux Pennes-Mirabeau, a été le théâtre de sévices sexuels répétés sur cinq chèvres et une agnelle. Cassandra Sortino, la directrice du refuge, a donné l’alerte après avoir constaté des traces de ligatures et des blessures génitales, confirmées par un vétérinaire. Selon 20 Minutes, l’une des chèvres est morte des traumatismes subis.
Les faits ont été commis par un même individu, Massoud S., un demandeur d’asile afghan de 19 ans résidant dans un centre d’accueil à Marseille. Il se rendait régulièrement au refuge, profitant de la nuit pour agir.
Flagrant délit et interpellation
Dans la nuit du 9 au 10 avril 2026, la brigade anti-criminalité (BAC) est intervenue après un signalement. Massoud S. a été découvert en flagrant délit dans l’enclos, pantalon baissé et gants en latex enfilés. La propriétaire du refuge avait installé des caméras de surveillance après ses premières suspicions. L’interpellation a été rapide et le suspect a été placé en garde à vue.
Les analyses ADN ont par la suite confirmé sa présence sur les animaux. Malgré ces preuves, Massoud S. a nié les accusations lors de son procès, affirmant avoir simplement raté son train pour Marseille, selon 20 Minutes.
Le procès et la condamnation
Le 22 juin 2026, le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence a rendu son verdict. Massoud S. a été reconnu coupable de sévices sexuels et d’actes de cruauté répétés. Il a été condamné à 30 mois de prison ferme, avec maintien en détention. Le tribunal a également prononcé une interdiction définitive du territoire français et son inscription au fichier des délinquants sexuels (FIJAIS), indique Actu Istres.
Lors de l’expertise psychiatrique, le prévenu avait minimisé ses actes, déclarant avoir agi ainsi pour éviter de s’en prendre à des femmes, rapporte 20 Minutes. Ce motif n’a pas été retenu comme circonstance atténuante.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Ce fait divers s’inscrit dans l’actualité judiciaire du département. Le tribunal d’Aix-en-Provence traite régulièrement d’affaires de maltraitance animale, mais les sévices sexuels sur animaux restent rares et particulièrement choquants. Le département des Bouches-du-Rhône, deuxième plus peuplé de France avec environ 2 millions d’habitants, compte plusieurs refuges et fermes pédagogiques, ce qui renforce l’émoi suscité par cette affaire. La protection animale est un sujet sensible localement, comme l’illustre d’autres faits divers récents dans la région.
Prochaine étape : l’expulsion
À l’issue de sa peine, Massoud S. sera expulsé vers l’Afghanistan, conformément à l’interdiction définitive du territoire français. Cette mesure, automatique pour ce type de condamnation, devrait être mise en œuvre par la préfecture. Un éloignement qui pourrait prendre plusieurs mois, le temps que les services de l’immigration organisent le rapatriement.