Marseille : dix squats évacués rue d’Aubagne, 19 personnes relogées
Le préfet des Bouches-du-Rhône a ordonné l'opération le 6 mai 2026, dans un immeuble du quartier Noailles occupé depuis juillet 2025.
Dix appartements squattés depuis juillet 2025 au 11 rue d'Aubagne ont été évacués mercredi matin par les services de l'État. Dix-neuf personnes ont quitté les lieux. Les plus vulnérables ont été orientées vers des hébergements hôteliers temporaires.
Dix appartements squattés depuis juillet 2025 au 11 rue d’Aubagne ont été évacués mercredi matin par les services de l’État. Dix-neuf personnes ont quitté les lieux. Les plus vulnérables ont été orientées vers des hébergements hôteliers temporaires.
L’essentiel
- Date : opération menée le 6 mai 2026 au 11 rue d’Aubagne, quartier Noailles, Marseille.
- Ampleur : 10 appartements squattés depuis juillet 2025, 19 personnes évacuées.
- Autorité : opération décidée par le préfet des Bouches-du-Rhône, conduite en coordination avec des partenaires associatifs et sociaux.
- Relogement : les personnes vulnérables orientées vers des structures hôtelières temporaires.
- Contexte local : selon une étude de 2025, environ 6 000 personnes vivent en squats à Marseille.
Ce qui s’est passé mercredi matin
L’intervention a débuté tôt le 6 mai 2026 au 11 rue d’Aubagne, en plein cœur du quartier Noailles. Les services de l’État, sous l’autorité du préfet des Bouches-du-Rhône, ont procédé à l’évacuation des occupants de dix appartements vides de propriétaire, squattés depuis juillet 2025, selon France Bleu Provence et Maritima Info.
Au total, 19 personnes ont été évacuées. L’opération s’est déroulée sans incident, selon les sources officielles relayées par France Bleu : les droits des personnes ont été respectés tout au long de la procédure. Des partenaires associatifs et sociaux étaient présents aux côtés des forces de l’ordre.
Un relogement différencié selon la vulnérabilité
Les personnes identifiées comme vulnérables ont été orientées vers des solutions d’hébergement en structures hôtelières temporaires, d’après France Bleu et Maritima Info. Le détail du nombre de personnes concernées par ce dispositif n’a pas été précisé à ce stade par la préfecture.
Ce type de prise en charge différenciée - évacuation d’un côté, mise à l’abri de l’autre - est désormais systématiquement intégré aux opérations de ce type pilotées par la préfecture des Bouches-du-Rhône. Une opération similaire, en écho aux évacuations de campements illégaux menées ailleurs en France, avait concerné une centaine de personnes en octobre 2025 à Marseille, issues d’un camp occupé depuis cinq ans, selon Le Figaro.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
La rue d’Aubagne est une adresse qui résonne douloureusement à Marseille. En novembre 2018, l’effondrement de deux immeubles au numéro 63 avait causé la mort de 8 personnes et entraîné l’évacuation de plus de 1 100 habitants du quartier, selon les données de la Ville de Marseille et du site Destimed. Ce drame avait mis en lumière l’ampleur de l’habitat indigne dans le centre-ville.
Depuis, les opérations de contrôle se sont multipliées dans le secteur. La préfecture des Bouches-du-Rhône a renforcé ses interventions anti-squats en 2025-2026, avec notamment des contrôles de salubrité sur les hôtels du centre-ville, selon la page officielle de la préfecture de police.
À l’échelle de la ville, la situation reste structurellement tendue. Selon une étude publiée en 2025 par Action contre la Faim, environ 6 000 personnes vivent en squats à Marseille. Ce chiffre illustre un problème d’accès au logement qui dépasse le seul cas de la rue d’Aubagne.
La préfecture au pilotage des opérations
L’opération du 6 mai s’inscrit dans une série d’interventions coordonnées par l’État dans les Bouches-du-Rhône. La préfecture assure la supervision des évacuations en lien avec les services sociaux, les associations et les forces de l’ordre. Aucun bilan chiffré global sur le nombre d’opérations menées en 2026 n’avait été communiqué au moment de la publication de cet article.
La gestion des squats en zone urbaine dense pose des questions récurrentes sur l’équilibre entre droit de propriété et droit à l’hébergement. Des sujets qui traversent aussi d’autres quartiers sensibles en France, où la pression sur le logement précaire reste forte.
La préfecture des Bouches-du-Rhône n’avait pas communiqué de calendrier pour de prochaines opérations similaires au moment de la parution de cet article.
Sources
- France Bleu Provence : Plusieurs squats évacués rue d'Aubagne, à Marseille
- Maritima Info : Marseille : les services de l'État évacuent onze appartements squattés rue d'Aubagne
- BFMTV Marseille : Rue d'Aubagne : plusieurs squats évacués
- Le Figaro : Marseille : une centaine de Roms évacués d'un camp occupé depuis 5 ans