Marseille : levée de la circulation différenciée ce mardi 30 juin après l’amélioration de la qualité de l’air
La Préfecture des Bouches-du-Rhône annonce la fin de l'alerte rouge pollution à l'ozone et des restrictions de circulation à partir de minuit, grâce au retour du mistral.
La circulation différenciée à Marseille et l'alerte rouge pollution à l'ozone sont levées à compter du mardi 30 juin 2026 à minuit. La Préfecture des Bouches-du-Rhône a pris cette décision suite à l'amélioration de la qualité de l'air, favorisée par le retour du mistral.
L’essentiel
- Fait 1 : La circulation différenciée et l’alerte rouge pollution sont levées à Marseille à partir du mardi 30 juin 2026 à minuit, annonce la Préfecture des Bouches-du-Rhône.
- Fait 2 : Le dispositif était en vigueur depuis le mardi 23 juin 2026, soit le dispositif était en vigueur depuis le mardi 23 juin 2026, soit 9 jours consécutifs d’alerte de niveau 2.
- Fait 3 : Le retour du mistral a permis une amélioration significative de la qualité de l’air, mettant fin à un épisode de pollution à l’ozone qui a duré 9 jours.
Ce qui s’est passé
Ce lundi 29 juin 2026, la Préfecture des Bouches-du-Rhône a annoncé sur X (anciennement Twitter) la levée de la circulation différenciée à Marseille et de l’alerte rouge pollution à l’ozone à compter du mardi 30 juin à minuit. « Au regard de l’amélioration de la qualité de l’air, l’alerte rouge de niveau 2 pour pollution à l’ozone n’aura plus cours à compter de demain, mardi 30 juin 2026 », indique le message officiel.
Les mesures prises depuis le 23 juin
La circulation différenciée avait été activée à partir du mardi 23 juin 2026, en raison d’un épisode de pollution à l’ozone classé en alerte rouge de niveau 2. Pendant cette période, seuls les véhicules munis d’une vignette Crit’Air 2 et moins étaient autorisés à circuler à Marseille, selon la Préfecture. Cette restriction a concerné l’ensemble de la commune, impactant fortement la mobilité urbaine quotidienne.
L’alerte pollution a été maintenue sans interruption du 23 au 29 juin, soit sept jours consécutifs. Les autorités ont rappelé régulièrement les consignes : limitation de la vitesse sur les axes routiers et interdiction de circulation pour les véhicules les plus polluants. Selon La Marseillaise, il s’agit d’un épisode exceptionnel par sa durée.
L’amélioration grâce au mistral
La décision de lever les restrictions a été prise après une nette amélioration de la qualité de l’air, favorisée par le retour du mistral. Ce vent régional a permis de disperser les polluants atmosphériques accumulés pendant la période de canicule et de conditions météorologiques stables. Selon ICI Provence, la combinaison de la chaleur et de l’absence de vent avait favorisé la formation d’ozone troposphérique, nocif pour la santé.
L’épisode de pollution a duré neuf jours au total, du 21 au 29 juin, d’après Maritima. Les seuils d’alerte avaient été dépassés à plusieurs reprises, conduisant la Préfecture à maintenir les mesures restrictives jusqu’à l’amélioration constatée.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Les Bouches-du-Rhône sont régulièrement exposées à des épisodes de pollution à l’ozone pendant la saison estivale, en raison du fort ensoleillement, des températures élevées et de la densité du trafic automobile dans l’agglomération marseillaise. Marseille, première ville de la région par sa population (plus de 870 000 habitants), concentre les enjeux de mobilité et de qualité de l’air. Ce type de mesure de circulation différenciée est désormais un outil récurrent pour les autorités préfectorales face aux pics de pollution, comme cela a été observé lors des étés précédents. Le territoire compte également de nombreuses zones industrielles et le trafic portuaire, qui contribuent aux émissions de précurseurs d’ozone. La levée de l’alerte marque un retour à la normale pour les automobilistes et les transports en commun, qui avaient dû s’adapter pendant une semaine.
Retour à la normale
Avec la fin de l’alerte à minuit ce mardi 30 juin, les automobilistes pourront à nouveau circuler librement dans Marseille, sans restriction liée à la vignette Crit’Air. Les transports en commun, qui avaient renforcé leur offre pendant l’épisode, devraient revenir à leurs fréquences habituelles. La Préfecture précise que la surveillance de la qualité de l’air se poursuit, et que de nouvelles mesures pourraient être prises en cas de dégradation.
Prochaine étape : la vigilance reste de mise pour les prochains jours, car les conditions estivales peuvent rapidement faire remonter les niveaux d’ozone. Les autorités appellent à privilégier les modes de transport doux et les covoiturages pour limiter les émissions.