Marseille : le refus de Balerdi fait capoter un transfert à 25 M€, l’OM sous pression
Le défenseur argentin a bloqué un départ vers la Bundesliga, privant le club d'une vente cruciale à quelques heures de son audition par le gendarme financier.
Le capitaine de l'Olympique de Marseille, Leonardo Balerdi, a mis son veto à un transfert de 25 millions d'euros vers le Bayer Leverkusen. Alors que le club doit passer devant la DNCG ce mardi, ce refus fragilise le plan de redressement financier.
L’essentiel
- Leonardo Balerdi a refusé une offre de 25 M€ (+ bonus) du Bayer Leverkusen au printemps 2026.
- Le capitaine de l’OM ne souhaitait pas retourner en Bundesliga et privilégie l’Angleterre, l’Espagne ou l’Italie.
- La direction olympienne comptait sur cette vente pour assainir ses finances avant l’audition du 23 juin 2026 devant la DNCG.
- L’OM risque un encadrement de sa masse salariale et une limitation de ses transferts.
Ce qui s’est passé
L’Olympique de Marseille traverse une période de forte tension financière. Son capitaine et défenseur central, Leonardo Balerdi (27 ans), a bloqué un transfert majeur vers le Bayer Leverkusen au printemps dernier, selon des informations confirmées par L’Équipe et Radarfoot. Le club allemand proposait pourtant 25 millions d’euros, assortis de bonus, pour recruter l’international argentin.
Balerdi, sous contrat jusqu’en juin 2028, a mis son veto car il ne souhaitait pas retourner en Bundesliga. Le joueur privilégie désormais un championnat comme l’Angleterre, l’Espagne ou l’Italie. Ce refus intervient alors que l’Argentin a récemment dû déclarer forfait pour la Coupe du monde 2026 en raison d’une blessure au mollet, ce qui complique encore sa valorisation sur le marché.
Une vente indispensable pour l’équilibre financier
Ce refus de transfert fragilise grandement le plan de redressement de l’OM. Le propriétaire Frank McCourt exige au moins 100 millions d’euros de ventes cet été pour renflouer les caisses du club, selon Radarfoot. La délégation olympienne, menée par le président Stéphane Richard et le directeur sportif Grégory Lorenzi, doit présenter les comptes devant la DNCG ce mardi 23 juin 2026.
En l’absence de cette somme de 25 M€, le gendarme financier du football français pourrait imposer un encadrement de la masse salariale et une limitation des transferts, comme le rapporte L’Équipe. Le club, qui espérait équilibrer ses comptes grâce à cette vente, se retrouve dans une position délicate alors que le mercato estival démarre.
D’autres clubs français sont confrontés à des difficultés similaires : l’AS Monaco fixe un prix de 50 M€ pour Folarin Balogun, tandis que Julian Alvarez a rejeté le PSG et Arsenal pour le Barça, illustrant la complexité du marché des transferts.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
L’Olympique de Marseille est le club phare de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et du département des Bouches-du-Rhône. Avec une base de supporters parmi les plus ferventes de France, le club génère un impact économique et social majeur sur tout le territoire. La situation financière de l’OM est scrutée de près par les collectivités locales, qui soutiennent régulièrement le club via des subventions ou des infrastructures.
Le club a déjà été confronté à des restrictions de la part de la DNCG lors de précédentes crises budgétaires, notamment en 2014 et 2022. Le refus de Balerdi, associé à l’incertitude autour d’autres départs, renforce les craintes d’un mercato entravé pour l’OM, ce qui aurait des répercussions sur l’attractivité sportive et économique du territoire.
Prochaine étape : le passage devant la DNCG
L’audition de ce mardi 23 juin 2026 est cruciale. Le président Stéphane Richard et le directeur sportif Grégory Lorenzi devront convaincre le gendarme financier que le club dispose d’un plan de redressement crédible malgré l’absence de cette vente de 25 M€. Les sanctions potentielles - encadrement de la masse salariale, interdiction de recrutement - pourraient peser sur la saison à venir.
Du côté du mercato, la direction olympienne devra trouver d’autres solutions pour générer des liquidités, notamment via des départs de joueurs comme Amine Harit ou Jordan Veretout, dont les noms circulent. Mais le calendrier est serré et les exigences de Frank McCourt sont élevées.