Marseille : un sanglier abattu dans le parc Bortoli après trois jours de fermeture

Un lieutenant de louveterie est intervenu le 11 mai pour abattre l'animal, apparu sans crainte parmi des familles. La mairie reconnaît une présence croissante en milieu urbain.

Marseille : un sanglier abattu dans le parc Bortoli après trois jours de fermeture
Illustration Alexandre Santini / info.fr

Un sanglier a été abattu le 11 mai 2026 dans le parc Bortoli, dans le 8e arrondissement de Marseille. L'animal s'était approché de familles sans crainte des humains, forçant la fermeture du parc pendant trois jours. L'incident rouvre le débat sur la gestion de la faune sauvage en milieu urbain.

Un sanglier a été abattu le 11 mai 2026 dans le parc Bortoli, dans le 8e arrondissement de Marseille. L’animal s’était approché de familles sans crainte des humains, forçant la fermeture du parc pendant trois jours. L’incident rouvre le débat sur la gestion de la faune sauvage en milieu urbain.

L’essentiel

  • Fermeture : Le parc Bortoli (8e arr.) a été fermé du 8 au 11 mai 2026 en raison de la présence du sanglier et de la proximité d’enfants.
  • Abattage : Un lieutenant de louveterie a abattu l’animal le 11 mai 2026.
  • Alertes doublées : Selon La Provence, les signalements de sangliers aux autorités marseillaises ont doublé en 2025 par rapport à l’année précédente.
  • Précédent récent : En mars 2025, une battue administrative avait déjà eu lieu dans le 8e arrondissement, au parc Pastré.
  • Réaction élue : Hervé Menchon, adjoint à la biodiversité, déplore l’abattage et appelle à la sensibilisation plutôt qu’à l’élimination.

Trois jours de parc fermé, une issue fatale

Fin de la première semaine de mai 2026, un sanglier s’introduit dans le parc Bortoli. L’animal déambule parmi des familles en train de pique-niquer, sans manifester de crainte envers les humains. Les agents de sécurité du parc décident d’évacuer les lieux et de fermer le site le 8 mai, selon La Provence.

La fermeture dure trois jours. Le 11 mai, faute d’alternative viable, un lieutenant de louveterie est requis. Il abat l’animal sur place. La mairie de Marseille confirme l’intervention et la fermeture du parc.

La mairie assume, un élu déplore

Publicité

Du côté de la mairie, le choix de l’abattage est justifié par la présence d’enfants et le comportement de l’animal, jugé trop familier pour être relogé sans risque. La mairie attribue la prolifération des sangliers à trois facteurs : la reproduction de l’espèce, l’accès aux déchets urbains et les chaleurs estivales qui poussent les animaux à descendre des massifs pour chercher de l’eau.

Hervé Menchon, adjoint à la biodiversité de la Ville de Marseille, adopte un ton plus nuancé. Il déplore l’issue fatale et appelle à privilégier la prévention. « Il faut privilégier la solution au buzz », dit-il, selon La Provence. Il pointe l’accoutumance des sangliers aux humains comme le problème central - une accoutumance facilitée par le nourrissage illégal, que condamne également le Parc national des Calanques.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

Ce n’est pas un fait isolé. Marseille connaît depuis plusieurs années une présence croissante de sangliers dans ses quartiers périphériques, notamment ceux situés aux abords des massifs et des calanques. Le phénomène s’intensifie : selon La Provence, les alertes transmises aux autorités ont doublé en 2025 par rapport à l’année précédente.

La préfecture des Bouches-du-Rhône classe Marseille comme territoire sensible pour les dégâts de sangliers dans son arrêté pour la campagne 2025/2026, selon la chambre d’agriculture de la région PACA. Le département affronte par ailleurs d’autres signaux économiques et sociaux qui sollicitent les services publics locaux.

En novembre 2024, des sangliers avaient déjà envahi un parc dans le 10e arrondissement, provoquant les plaintes de riverains qui estimaient ne pas être suffisamment protégés, rapportait Ouest-France. Quelques mois plus tard, en mars 2025, une battue administrative avait été organisée dans le 8e arrondissement, au parc Pastré, à la suite notamment de l’interdiction d’accès à un gymnase fréquenté par des enfants, selon Chassons.com.

Des solutions à l’étude, pas encore déployées

La mairie et la préfecture des Bouches-du-Rhône étudient des mesures préventives : installation de poubelles anti-sangliers aux abords des calanques et campagnes de sensibilisation de la population, selon La Provence. Le calendrier et le financement de ces dispositifs n’ont pas encore été précisés.

Le Parc national des Calanques, de son côté, insiste sur l’interdiction du nourrissage intentionnel ou non des animaux sauvages, identifié comme un facteur clé de leur accoutumance à la présence humaine. France 3 Provence-Alpes avait déjà documenté en 2024 des scènes de sangliers déambulant en pleine journée dans des quartiers urbains, qualifiées par des habitants d’« attraction ».

La question posée par l’élu Menchon reste entière : comment éviter que la régulation par abattage devienne la réponse par défaut, faute de protocoles préventifs opérationnels ? D’autres villes méditerranéennes gèrent des tensions de sécurité publique dans leurs espaces urbains avec des outils que Marseille n’a pas encore pleinement adaptés à la faune sauvage.

La mairie n’a pas encore communiqué de calendrier précis pour le déploiement des poubelles anti-sangliers ni pour d’éventuelles nouvelles battues préventives dans le secteur du 8e arrondissement.

Sources

Alexandre Santini

Alexandre Santini

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Bouches-du-Rhône (13), avec Marseille pour chef-lieu. Spécialité du département : premier port français et métropole AMP (1,9M habitants). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie