Marseille : la SR des gendarmes démantèle un réseau international d’armes, stupéfiants et êtres humains

10 hommes de nationalité turque interpellés dans les Alpes-Maritimes, près de 1,5 million d’euros saisis. L’enquête pilotée par la JIRS de Marseille.

Marseille : la SR des gendarmes démantèle un réseau international d’armes, stupéfiants et êtres humains
Illustration Alexandre Santini / info.fr

La Section de recherches de Marseille a mis fin aux activités d’une organisation criminelle internationale le 9 juin 2026. Le bilan est lourd dix interpellations, des armes, des stupéfiants et des biens de luxe saisis pour un montant estimé à 1,475 million d’euros.

L’essentiel

  • 10 personnes interpellées le 9 juin 2026 dans les Alpes-Maritimes, toutes de nationalité turque.
  • Saisies estimées à 1,475 M€ : espèces, véhicules de luxe, bijoux, trois armes de poing.
  • Réseau dirigé depuis la Turquie par un individu incarcéré, ramification dans six pays.
  • Enquête judiciaire menée sous l’égide de la JIRS de Marseille, avec appui du GIGN et d’Europol.
  • 9 mis en examen placés en détention provisoire, 1 sous contrôle judiciaire.

Une opération ciblée le 9 juin

Le mardi 9 juin 2026, la Section de recherches (SR) de Marseille, via son détachement basé à Fréjus, a lancé une vaste opération dans les Alpes-Maritimes. Objectif : démanteler une organisation criminelle internationale active dans le trafic d’armes, de stupéfiants et d’êtres humains. Selon le communiqué officiel de la Gendarmerie nationale, dix individus, tous de nationalité turque, ont été interpellés lors de perquisitions coordonnées.

L’opération a mobilisé plusieurs unités : le GIGN, le groupement de gendarmerie des Alpes-Maritimes et des officiers de liaison d’Europol (français et belges). L’information judiciaire était pilotée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, comme l’a confirmé le procureur de la République, Nicolas Bessone, dans un communiqué daté du 15 juin.

Des saisies estimées à 1,5 million d’euros

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Les perquisitions ont permis de saisir des espèces, des véhicules haut de gamme, des bijoux et des objets de luxe. Le montant total est estimé à près de 1,475 million d’euros, selon la Gendarmerie. Parmi les biens saisis figurent notamment 31 000 euros en numéraire, trois armes de poing et des munitions, ainsi que quatre véhicules de luxe. Les enquêteurs ont également mis la main sur des documents et supports numériques qui permettront d’approfondir les investigations sur les flux financiers et les filières.

Ce butin illustre le caractère lucratif de ce trafic, qui s’étendait au-delà des frontières françaises. La cellule criminelle était suspectée d’alimenter un réseau d’armes et de stupéfiants avec des ramifications en Turquie, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en France, d’après le procureur Bessone.

Le rôle clé de la JIRS de Marseille

La JIRS de Marseille, spécialisée dans la criminalité organisée complexe, a pris la direction de l’enquête. Ce type de structure, créé pour lutter contre les réseaux transfrontaliers, permet une coordination entre magistrats, enquêteurs et services internationaux. “Cette affaire montre l’efficacité de la coopération entre la JIRS, la SR de Marseille et Europol”, a souligné Nicolas Bessone dans son communiqué.

Le réseau, décrit comme de type mafieux, était dirigé depuis la Turquie par un individu déjà incarcéré dans ce pays. Les mis en cause ont été présentés à un juge d’instruction marseillais. Neuf d’entre eux ont été placés en détention provisoire ; le dixième, sous contrôle judiciaire, devra répondre de ses actes dans le cadre de l’instruction en cours.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

Cette opération s’inscrit dans une série d’actions menées par la SR de Marseille contre les réseaux internationaux de stupéfiants. En 2025, la même unité avait démantelé un trafic de drogues de synthèse entre les Pays-Bas et l’Algérie, avec des saisies importantes. Le département des Bouches-du-Rhône, en particulier Marseille, est régulièrement ciblé par les trafics en raison de sa position portuaire et de ses connexions avec l’étranger. La JIRS de Marseille a déjà piloté plusieurs dossiers de narcotrafic et de criminalité organisée, et ce nouveau coup de filet confirme la pression judiciaire maintenue sur ces filières.

À titre de comparaison, des opérations similaires ont récemment été menées ailleurs en France. Par exemple, à Avignon, une épicerie a été fermée six mois supplémentaires pour narcotrafic, une première dans le pays. Et dans le Val-de-Marne, des policiers ont été décorés pour leur engagement contre la délinquance, rappelant le contexte national de lutte contre le crime organisé.

Prochaine étape : l’instruction se poursuit

Les investigations se poursuivent sous l’autorité du juge d’instruction marseillais. Les enquêteurs de la SR de Marseille, appuyés par Europol, cherchent à identifier d’éventuels complices et à remonter les filières financières. La traque des avoirs criminels, un volet clé du dispositif, pourrait encore révéler d’autres saisies. L’audience de mise en état n’a pas encore été fixée.

Alexandre
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Sources

Alexandre Santini

Alexandre Santini

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Bouches-du-Rhône (13), avec Marseille pour chef-lieu. Spécialité du département : premier port français et métropole AMP (1,9M habitants). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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