Mayenne : une convention pour mieux protéger les sapeurs-pompiers
Le département et le parquet de Laval signent un accord pour renforcer la coopération judiciaire et sécuriser les interventions.
Le président du conseil départemental de la Mayenne, Olivier Richefou, et la procureure de la République de Laval, Anne-Lyse Jarthon, ont signé une convention le 24 avril 2026. Objectif fluidifier les échanges entre le SDIS 53 et l’autorité judiciaire pour mieux protéger les sapeurs-pompiers lors de leurs missions.
Une convention a été signée le 24 avril 2026 entre le conseil départemental de la Mayenne et le parquet de Laval. Olivier Richefou, président du département depuis 2015, et Anne-Lyse Jarthon, procureure de la République depuis 2022, ont officialisé cet accord visant à renforcer la coopération entre le SDIS 53 et l’autorité judiciaire.
Trois axes prioritaires
La convention repose sur trois objectifs principaux. D’abord, renforcer la protection juridique des sapeurs-pompiers lors des interventions. Ensuite, assurer un meilleur suivi des procédures judiciaires les impliquant. Enfin, fluidifier la communication entre les acteurs de la sécurité et de la justice. Selon Olivier Richefou, cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de sécurisation des missions des pompiers.
Le SDIS 53, qui compte environ 2 500 sapeurs-pompiers volontaires, couvre les 315 000 habitants de la Mayenne. Cette convention intervient dans un contexte national marqué par une hausse des agressions envers les pompiers. En 2025, plus de 6 000 incidents ont été recensés en France, poussant le gouvernement à lancer un plan national de protection.
Un partenariat sans précédent en Mayenne
Aucune convention similaire n’avait été signée auparavant entre le SDIS 53 et le parquet de Laval. Cependant, des partenariats généraux existent depuis 2010 via le code de la sécurité intérieure. Cette initiative s’ajoute à d’autres accords récents, comme celui signé avec La Poste le 9 avril 2026 pour soutenir les pompiers volontaires salariés.
Le SDIS 53 a relayé l’information sur ses réseaux sociaux, confirmant l’importance de cet accord pour améliorer la protection des équipes lors des interventions. La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) avait déjà pris position en 2025 en se portant partie civile dans une affaire grave, illustrant l’enjeu national de ces mesures.