Mayotte : 5 vedettes de 22 m attendues contre les trafics maritimes
La DGA a commandé 24 vedettes côtières à Couach, dont cinq seront réparties entre Mayotte, la Guyane et la Nouvelle-Calédonie d'ici 2029
La Direction générale de l'armement a notifié le 29 juin 2026 un marché de 24 vedettes côtières à l'entreprise Couach. Cinq unités seront affectées à l'Outre-mer, dont Mayotte, pour la surveillance maritime et la lutte contre les trafics.
L’essentiel
- Commande officielle : la DGA a notifié le marché le 29 juin 2026 au chantier Couach, pour 24 vedettes côtières de surveillance maritime.
- Répartition Outre-mer : 5 des 24 unités seront déployées en Guyane, à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, selon le ministère des Armées.
- Gabarit : les vedettes, baptisées type Mousquetaire, mesureront environ 22 mètres pour un déplacement maximal de 50 tonnes.
- Calendrier : la première livraison est attendue en 2029, avec une production pouvant atteindre quatre unités par an sur six ans.
La Direction générale de l’armement (DGA) a confirmé, dans un communiqué daté du 29 juin 2026, la notification d’un marché portant sur 24 nouvelles vedettes côtières de surveillance maritime pour la gendarmerie maritime. Le contrat a été attribué au chantier naval Couach, basé à Gujan-Mestras en Gironde. Ces navires, désignés type Mousquetaire, doivent remplacer la flotte vieillissante de classe Élorn, en service depuis plusieurs décennies.
Cinq vedettes réparties entre trois territoires ultramarins
Sur les 24 unités commandées, cinq seront affectées aux territoires d’Outre-mer, selon le ministère des Armées : la Guyane, Mayotte et la Nouvelle-Calédonie. La DGA a détaillé cette répartition sur son compte X officiel, précisant que ces unités renforceront la présence de l’État en mer dans ces zones.
Le nombre exact de vedettes qui reviendront spécifiquement à Mayotte n’a pas été détaillé dans la communication officielle. La répartition précise entre les trois territoires reste à confirmer.
Des navires conçus pour l’interception
Les futures vedettes mesureront environ 22 mètres pour un déplacement maximal de 50 tonnes, selon les caractéristiques communiquées par le ministère des Armées. Leur conception revient au bureau d’architecture navale Mauric, qui a doté ces bâtiments d’une carène semi-planante destinée à optimiser la consommation de carburant tout en permettant d’atteindre une vitesse de 22 nœuds.
Point notable pour les missions d’interception : chaque vedette disposera d’une embarcation d’intervention rapide, mise à l’eau à partir d’un radier arrière, selon les précisions du site spécialisé Naval Today. Ce dispositif doit faciliter les arraisonnements et les manœuvres d’approche. Les unités pourront embarquer jusqu’à dix personnes, équipage compris, pour des missions de police en mer, de sauvetage et de lutte contre l’immigration irrégulière, précise le GICAN, l’organisation représentant l’industrie navale française.
Un rôle attendu dans la surveillance des flux maritimes
À Mayotte, la gendarmerie maritime intervient de longue date dans la surveillance des flux venus des Comores voisines, notamment via des embarcations dites kwassa-kwassa. Le renouvellement de la flotte de vedettes s’inscrit dans cette continuité, avec l’objectif affiché par la DGA de renforcer les capacités de lutte contre les trafics illicites et l’immigration irrégulière dans les eaux ultramarines. Le communiqué officiel ne précise toutefois pas de moyens ou d’effectifs supplémentaires associés à ce déploiement, au-delà du remplacement des vedettes existantes.
Contexte dans l’océan Indien et à Mayotte
Mayotte est devenue le 101e département français en 2011. Le territoire, situé dans le canal du Mozambique entre Madagascar et les Comores, fait face depuis plusieurs années à une pression migratoire régulière depuis l’archipel comorien, en particulier depuis l’île d’Anjouan. La surveillance maritime y constitue un enjeu constant pour les forces de l’État, entre police en mer, sauvetage et lutte contre les trafics. Ce renforcement des moyens navals fait écho à d’autres mobilisations des forces de sécurité observées ailleurs sur le territoire national, comme récemment en Moselle où la Police nationale a été célébrée en présence du préfet, ou en Haute-Saône où la police a mobilisé les commerçants face à une série de cambriolages.
Le calendrier de livraison
La première vedette de série doit être livrée en 2029, selon le site spécialisé Theatrum Belli. Le rythme de production pourrait atteindre quatre unités par an, pour un déploiement complet des 24 vedettes échelonné sur six ans. Le sénateur Laurent Albaret, qui suit le dossier, a également relayé les caractéristiques du programme sur les réseaux sociaux.
La date précise d’arrivée des premières unités à Mayotte n’a pas été communiquée à ce stade.