Insultes racistes contre Mbappé : le Real Madrid et la FFF ripostent
Après la victoire française contre le Paraguay, une sénatrice paraguayenne vise Kylian Mbappé avec des propos racistes, déclenchant une enquête judiciaire à Paris.
La sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a tenu des propos racistes contre Kylian Mbappé après l'élimination du Paraguay en Coupe du monde. Le Real Madrid, l'Élysée et l'ONU ont condamné ces déclarations, tandis que le parquet de Paris a ouvert une enquête.
L’essentiel
- Fait 1 : le 4 juillet 2026, la France a battu le Paraguay 1-0 en huitièmes de finale de la Coupe du monde.
- Fait 2 : la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a publié des propos racistes visant Kylian Mbappé après le match, selon The Guardian.
- Fait 3 : la FFF a saisi le parquet de Paris le 6 juillet, qui a ouvert une enquête le 7 juillet pour injure publique aggravée et provocation à la haine.
- Fait 4 : le Real Madrid, l’Élysée, le gouvernement paraguayen et l’ONU ont condamné les propos de la sénatrice.
- Fait 5 : Celeste Amarilla exige des excuses de Mbappé et menace de poursuites pour violence de genre, selon DAZN.
Ce qui s’est passé après le match
La France s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde le 4 juillet 2026 en battant le Paraguay 1-0. Dans les heures qui ont suivi, la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a publié des messages contenant des propos racistes visant Kylian Mbappé, capitaine et buteur de l’équipe de France, rapporte The Guardian. L’attaquant du Real Madrid a répondu publiquement, qualifiant l’élue de « méprisable » et d' »indigne » de sa fonction, selon Boursorama.
Loin de s’arrêter là, la sénatrice a maintenu sa position dans les jours suivants. Sur les réseaux sociaux, elle a de nouveau visé le joueur français, comme le montre ce message relayé par le compte média NewsTVReal.
La riposte du Real Madrid et de l’Élysée
Le Real Madrid a rapidement pris position pour défendre son joueur. Le club madrilène a jugé les déclarations de la sénatrice « inappropriées » pour une représentante politique, selon la radio espagnole Cadena SER. Le soutien du club a été largement relayé, notamment par le média LeMediaEn442.
En France, le président Emmanuel Macron a également apporté son soutien public à Kylian Mbappé et condamné les attaques racistes de la sénatrice, selon la présidence française. Le mouvement de condamnation a dépassé le cadre sportif et diplomatique franco-paraguayen, comme le résume ce message d’un observateur suivant l’affaire sur les réseaux sociaux.
Le Bureau du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a lui aussi condamné officiellement les déclarations de la sénatrice paraguayenne, un geste rare pour une polémique née dans le sillage d’un match de football.
Une enquête judiciaire ouverte à Paris
Face à l’ampleur de la polémique, la Fédération Française de Football a saisi le parquet de Paris le 6 juillet 2026, dénonçant des propos « abjects ». Le parquet a ouvert une enquête pénale le lendemain, 7 juillet, pour injure publique aggravée et provocation publique à la haine ou à la violence, deux qualifications qui relèvent du droit pénal français. La procédure vise les propos tenus en ligne par Celeste Amarilla à l’encontre du joueur du Real Madrid.
De son côté, le gouvernement du Paraguay a pris ses distances avec sa sénatrice. Il a officiellement rejeté et déploré ses propos, affirmant qu’ils ne représentent pas les valeurs du pays, selon des déclarations relayées par les autorités paraguayennes.
Amarilla contre-attaque
Celeste Amarilla n’a pas présenté d’excuses. Dans une lettre ouverte relayée par DAZN, elle exige au contraire des excuses de Kylian Mbappé et menace d’engager des poursuites pour « violence de genre » contre le joueur, retournant l’accusation à son détriment. Cette escalade rend peu probable, à ce stade, une résolution rapide du différend entre l’élue et l’attaquant français, alors que l’enquête du parquet de Paris suit son cours.
Contexte dans le Seine-Saint-Denis
Kylian Mbappé a grandi à Bondy, en Seine-Saint-Denis, département dont il reste l’une des figures sportives les plus connues à l’international. Les attaques visant l’attaquant du Real Madrid résonnent donc particulièrement dans ce territoire francilien, souvent associé dans les médias à son parcours de jeune joueur formé localement avant son envol vers l’AS Monaco puis les plus grands clubs européens. Aucune réaction officielle des collectivités du département n’a pour l’instant été communiquée sur cette affaire.
Prochaine étape pour l’équipe de France sur le plan sportif : un quart de finale de Coupe du monde face au Maroc, prévu le 9 juillet 2026. L’enquête ouverte par le parquet de Paris, elle, se poursuit en parallèle.