Meaux : Jean-François Copé met sur un pied d’égalité RN et LFI
Le maire LR de Meaux a renvoyé dos à dos RN et LFI lors de son interview sur BFMTV/RMC le 3 juillet, et plaidé pour une candidature unique de la droite en 2027.
Jean-François Copé a déclaré ce 3 juillet sur BFMTV/RMC mettre "un signe égal" entre le Rassemblement national et La France insoumise. L'édile de Meaux a également appelé la droite à s'unir derrière un seul candidat pour la présidentielle de 2027.
L’essentiel
- Fait 1 : Jean-François Copé affirme mettre « un signe égal » entre le RN et LFI, lors de son interview sur BFMTV/RMC le 3 juillet 2026.
- Fait 2 : Il appelle à une candidature unique de la droite et du centre pour la présidentielle de 2027.
- Fait 3 : Il juge que Gabriel Attal est désormais « passé à droite » et critique la loi sur le non-cumul des mandats.
Ce qu’a dit Jean-François Copé
Invité ce vendredi 3 juillet de l’émission Le Face à Face sur BFMTV et RMC, présentée par Apolline de Malherbe, le maire LR de Meaux (Seine-et-Marne) a été interrogé sur la situation politique à un an de la présidentielle. Jean-François Copé a déclaré : « Je mets un signe égal entre le Rassemblement national et LFI. » Une affirmation qu’il a justifiée en estimant que ces deux formations relèvent du même « populisme », selon ses termes rapportés par BFMTV.
L’ancien ministre a également évoqué la question des alliances à droite. Il a appelé à une candidature unique de la droite et du centre pour 2027, mettant en garde contre une dispersion qui, selon lui, conduirait à l’échec. « Si Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Gabriel Attal se présentent tous, on ferme la maison », a-t-il averti.
Interrogé sur l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, Jean-François Copé a estimé que ce dernier était désormais « passé à droite ». Une déclaration qui intervient alors que des rumeurs de candidature d’Attal à la présidentielle circulent régulièrement. Le maire de Meaux a par ailleurs rejeté toute proximité avec la droite nationaliste d’Éric Zemmour, affirmant que Les Républicains « n’ont rien à voir » avec des personnalités comme Sarah Knafo ou Zemmour.
Un plaidoyer pour la réforme du non-cumul
Jean-François Copé a également profité de son passage télévisé pour critiquer la loi sur le non-cumul des mandats. « En privé, tout le monde s’accorde à dire que c’est une erreur », a-t-il déclaré. L’édile de Meaux, également ancien député, n’a pas précisé s’il souhaitait une abrogation ou une adaptation de cette règle, mais a insisté sur la nécessité de permettre aux élus locaux de cumuler avec un mandat parlementaire.
Ces prises de position s’inscrivent dans la continuité de son essai Quand les populistes trahissent le peuple, publié en avril 2026 aux éditions Plon. Dans cet ouvrage, il dénonce ce qu’il appelle la « trahison » des populistes, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche.
Contexte dans le département de Seine-et-Marne
Jean-François Copé, maire de Meaux depuis 2005 et président de l’agglomération du Pays de Meaux, est une figure nationale des Républicains. En Seine-et-Marne, département de près de 1,4 million d’habitants, le parti LR reste influent mais doit composer avec la montée du RN aux dernières élections européennes et législatives. Meaux, ville de 57 000 habitants, a vu le RN y réaliser des scores importants lors des derniers scrutins. Copé, qui avait été candidat à la primaire de la droite en 2016, tente de réaffirmer une ligne républicaine face aux extrêmes.
Dans le cadre du Grand Paris Express, la ligne 15 Sud, qui doit relier le sud-est de la région, est régulièrement évoquée comme un enjeu de désenclavement pour la Seine-et-Marne, bien que Meaux ne soit pas directement concernée par cette ligne. Par ailleurs, le département connaît des débats récurrents sur la sécurité, thème que Copé a souvent utilisé dans ses interventions.
Prochaine étape : la présidentielle de 2027
En appelant à une candidature unique de la droite, Jean-François Copé se positionne dans le débat interne à LR, où les ambitions d’Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Gabriel Attal sont déjà perceptibles. À un an du scrutin, le maire de Meaux espère peser sur la stratégie de son camp. Reste à savoir si ses appels seront entendus, alors que les divisions au sein de la droite n’ont cessé de s’accentuer depuis la défaite de Valérie Pécresse en 2022.
L’interview complète est disponible sur la plateforme RMC BFM Play.