Mercato OM : le casse-tête des gros salaires freine le recrutement estival

Entre amende UEFA et masse salariale colossale, l'Olympique de Marseille doit dégraisser avant d'acheter cet été.

Mercato OM : le casse-tête des gros salaires freine le recrutement estival
Illustration Guillaume Charpentier / info.fr

Alors que le mercato estival bat son plein, l'Olympique de Marseille se heurte à un obstacle de taille une masse salariale record de 153 millions d'euros. Avant de recruter, le club doit vendre pour 100 millions d'euros et gérer les départs de cadres aux émoluments élevés.

L’essentiel

  • 100 M€ : le montant que l’OM doit générer via des ventes de joueurs cet été.
  • 153 M€ : la masse salariale du club sur la saison 2024-2025, deuxième de Ligue 1.
  • 500 000 € : le salaire mensuel brut de Pierre-Emile Højbjerg, plus haut salaire du vestiaire.
  • 10 M€ : l’amende infligée par l’UEFA pour infraction au fair-play financier.
  • 2,76 M€ : le salaire annuel du nouvel entraîneur Habib Beye, moins de la moitié de celui de son prédécesseur.

Le mercato de l’Olympique de Marseille ressemble à un parcours d’obstacles. Sur le papier, le club veut se renforcer. Dans les faits, il doit d’abord alléger une masse salariale devenue insoutenable. Selon les informations de Le10Sport, les dirigeants marseillais planchent sur un « défi » de taille : réduire la facture salariale tout en restant compétitifs.

Le coût du travail olympien

L’OM aborde l’été 2026 avec une situation financière sous haute tension. La masse salariale du club phocéen pour l’exercice 2024-2025 est estimée à 153 millions d’euros, soit la deuxième plus élevée de Ligue 1 derrière le Paris Saint-Germain. Un chiffre qui plombe les comptes et empêche toute marge de manœuvre sur le marché des transferts.

En tête de liste des gros salaires, Pierre-Emile Højbjerg perçoit 500 000 euros bruts par mois. Le Danois, arrivé l’été dernier, est devenu un élément clé du milieu, mais son salaire en fait une priorité de vente pour les dirigeants. Juste derrière, Geoffrey Kondogbia touche 450 000 euros mensuels. Mais son départ s’annonce compliqué : selon Live Foot, ses blessures répétées refroidissent les éventuels acheteurs. Mason Greenwood, également à 450 000 euros, fait aussi partie des joueurs poussés vers la sortie.

Plus inattendu, Pierre-Emerick Aubameyang (350 000 €/mois) pose problème à 37 ans. Le Gabonais, toujours performant sur le terrain, pèse lourd dans la balance. « Son avenir est incertain en raison de son âge et de son poids sur la masse salariale », confie une source proche du club à Le10Sport. Même constat pour Leonardo Balerdi, dont le salaire est conséquent sans être le plus élevé.

La sanction UEFA alourdit la note

Pour corser le tout, l’UEFA a infligé à l’OM une amende de 10 millions d’euros pour non-respect du fair-play financier, comme le rapporte Eurosport. Une somme qui s’ajoute à la pression sur la trésorerie. Le club doit désormais trouver 100 millions d’euros via des ventes de joueurs avant de pouvoir investir sur le marché. Un impératif qui explique le rythme lent des arrivées cet été.

La direction a déjà entamé une cure d’austérité sur le banc. Roberto De Zerbi, qui touchait 6,6 millions d’euros brut annuels, a été remplacé par Habib Beye, dont le salaire ressort à 2,76 millions d’euros. Une économie substantielle sur le poste d’entraîneur, mais insuffisante pour équilibrer les comptes.

La chasse aux indésirables

Le directeur sportif Grégory Lorenzi a donc du pain sur la planche. Selon Football Club de Marseille, trois joueurs sont prioritaires pour un départ : Balerdi, Højbjerg et Greenwood. Mais les négociations traînent. Le marché n’est pas prêt à absorber de tels salaires sans contrepartie. D’autres cadres, comme Kondogbia et Aubameyang, pourraient voir leur contrat résilié si aucun acheteur ne se manifeste.

En parallèle, l’OM se tourne vers des recrutements sans indemnité de transfert. Des joueurs en fin de contrat sont pistés pour renforcer l’effectif à moindre coût. Une stratégie risquée mais imposée par les contraintes budgétaires.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

Dans le département des Bouches-du-Rhône, l’OM est bien plus qu’un club : un moteur économique et symbolique pour Marseille, deuxième ville de France. Avec une masse salariale de 153 M€, le club injecte indirectement des revenus dans l’économie locale (hôtellerie, commerces, emplois). Mais cette dépendance a un revers : quand le club serre la ceinture, ce sont des secteurs entiers qui peuvent en pâtir. Le président du club a évoqué en mars la nécessité de « professionnaliser la gestion » pour éviter une crise plus grave. Le feuilleton du mercato 2026 est donc suivi de près par les élus et les acteurs économiques régionaux, conscients que la santé du club impacte directement l’attractivité du territoire.

À titre de comparaison, le PSG vit des difficultés salariales similaires, comme le montre la bataille autour de Michael Olise, mais avec un budget bien supérieur. L’OM, lui, doit composer avec des moyens plus limités et une pression populaire immense.

Prochaine étape : un été sous tension

Alors que la fenêtre des transferts se refermera fin août, les semaines à venir seront décisives. L’OM doit rapidement trouver des solutions pour se séparer de ses indésirables et dégager de la trésorerie. Sans cela, les ambitions sportives risquent de rester lettre morte. Une chose est sûre : le mercato marseillais s’annonce aussi long qu’un match sans but.

Guillaume
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Sources

Guillaume Charpentier

Guillaume Charpentier

Guillaume est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans le sport et la culture. Il refuse le commentaire de match ou la promotion déguisée, et décortique les enjeux structurels : économie réelle, arbitrages calendrier, voix critiques attribuées, inégalités de traitement.

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