Mercato OM : le casse-tête des gros salaires pour l’été 2026
Avec 153 M€ de masse salariale et 100 M€ de ventes à réaliser, l'Olympique de Marseille entame un mercato estival sous haute tension financière.
Le nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi et l'entraîneur Habib Beye doivent drastiquement réduire la masse salariale. Les départs de Højbjerg, Kondogbia ou Greenwood sont envisagés pour équilibrer les comptes.
L’essentiel
- Masse salariale record : 153 millions d’euros pour la saison 2024-2025, deuxième plus élevée de Ligue 1.
- Objectif ventes : 100 millions d’euros à générer durant le mercato d’été 2026.
- Amende UEFA : 10 millions d’euros infligée à l’OM pour infraction au fair-play financier.
- Plus gros salaire : Pierre-Emile Højbjerg perçoit 500 000 euros bruts par mois.
- Nouveau duo : Grégory Lorenzi (DS) et Habib Beye (entraîneur) aux commandes depuis fin mai.
Le couperet du fair-play financier
L’été 2026 s’annonce brûlant sur la Canebière. L’Olympique de Marseille, sous la houlette de son nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi nommé le 28 mai, doit résoudre une équation financière vertigineuse : réduire une masse salariale record de 153 millions d’euros - la deuxième de Ligue 1 - tout en dégageant 100 millions d’euros de ventes. Un défi de taille que le club phocéen aborde avec des outils limités, d’autant que l’UEFA vient de lui infliger une amende de 10 millions pour non-respect du fair-play financier.
Le tweet du journaliste de Le10Sport résume l’ambiance :
Les gros salaires sur la sellette
Pour équilibrer les comptes, la direction olympienne n’a d’autre choix que de se séparer de ses plus gros émoluments. En tête de liste, le milieu danois Pierre-Emile Højbjerg, dont le salaire mensuel de 500 000 euros pèse lourd dans la balance. Derrière lui, Geoffrey Kondogbia et Mason Greenwood perçoivent chacun 450 000 euros bruts par mois. L’attaquant Pierre-Emerick Aubameyang (350 000 €/mois) pose également un dilemme à ses dirigeants, partagés entre son apport sportif et son poids financier.
Le club espère aussi vendre Angel Gomes, de retour de prêt à Wolverhampton, estimé entre 10 et 15 millions d’euros. Une opération qui allégerait la masse salariale tout en rapportant une indemnité de transfert bienvenue. En parallèle, les arrivées se heurtent aux nouvelles contraintes budgétaires : le transfert du défenseur Malang Sarr a ainsi été freiné en raison de prétentions salariales jugées trop élevées, rapportait récemment Foot01.
Dans le même temps, d’autres clubs de Ligue 1 vivent des situations similaires, à l’image du PSG qui pourrait voir Gonçalo Ramos quitter le club, ou de l’AS Monaco qui explore des pistes exotiques pour renouveler son effectif à moindre coût.
Un nouveau tandem pour reconstruire
Nommé le 28 mai, le directeur sportif Grégory Lorenzi - ancien du Stade Brestois - aura la lourde tâche de remodeler l’effectif avec son nouvel entraîneur Habib Beye. Le technicien sénégalais, qui a succédé à Roberto De Zerbi, devra composer avec un vestiaire profondément renouvelé d’ici la reprise.
Les supporters marseillais, déjà échaudés par une saison 2025-2026 en dents de scie, attendent des choix clairs. La priorité est de conserver une ossature compétitive tout en assainissant les comptes. Mais chaque départ majeur fragilise un peu plus l’ambition sportive, dans un championnat où l’écart avec le Paris Saint-Germain se creuse.
Le mercato s’agite aussi du côté de l’OL avec la piste Sofiane Diop, preuve que la Ligue 1 tout entière vit une période de vaches maigres. Pour l’OM, l’été 2026 sera celui de tous les risques.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
L’Olympique de Marseille n’est pas seulement un club de football : c’est un poumon économique et social pour la cité phocéenne et tout le département des Bouches-du-Rhône. Avec un budget annuel avoisinant les 300 millions d’euros, le club génère des retombées directes et indirectes considérables : emplois, tourisme, notoriété. La situation financière actuelle, si elle venait à déboucher sur une saison sportive décevante, pourrait avoir un impact local bien au-delà des terrains. Le précédent de la saison 2023-2024, marquée par des tensions avec la DNCG, reste dans les mémoires. Aujourd’hui, le nouveau duo Lorenzi-Beye doit démontrer que la rigueur peut rimer avec ambition, sous l’œil vigilant d’un public exigeant.
Prochaine étape : la reprise de l’entraînement prévue début juillet, avec un effectif qui pourrait avoir beaucoup changé d’ici là.