Mercato OM : Frank McCourt refuse de libérer Aubameyang gratuitement
Le propriétaire de l'OM exige une indemnité pour laisser partir l'attaquant gabonais, sous contrat jusqu'en 2027, tandis que le club fait face à un sursis de la DNCG.
Le mercato estival de l'Olympique de Marseille s'annonce tendu. Alors que Pierre-Emerick Aubameyang souhaite quitter le club, son propriétaire Frank McCourt a annoncé qu'il ne le libérera pas de sa dernière année de contrat sans une indemnité de transfert. Une décision qui intervient après l'audition du club par la DNCG le 23 juin.
L’essentiel
- Fait 1 : Frank McCourt refuse de libérer Aubameyang et Geoffrey Kondogbia sans indemnité, selon L’Équipe.
- Fait 2 : Aubameyang perçoit un salaire annuel brut d’environ 4,2 millions d’euros, une charge lourde pour l’OM privé de Ligue des champions.
- Fait 3 : L’attaquant gabonais de 36 ans a inscrit 14 buts en 41 rencontres lors de la saison 2025-2026.
- Fait 4 : L’OM a été auditionné par la DNCG le 24 juin 2026, qui a prononcé un sursis à statuer sur ses comptes.
- Fait 5 : La valeur marchande cumulée d’Aubameyang et Kondogbia est estimée à environ 6 millions d’euros par le club.
Le propriétaire bloque les départs libres
Le mercato d’été de l’Olympique de Marseille est marqué par une fermeté inattendue de son propriétaire américain, Frank McCourt. Selon L’Équipe, ce dernier a clairement annoncé qu’il refuse de résilier les contrats de Pierre-Emerick Aubameyang et de Geoffrey Kondogbia pour les libérer gratuitement. Les deux joueurs sont liés au club phocéen jusqu’en juin 2027. McCourt exige une indemnité de transfert, même modeste, afin d’assainir les finances du club.
Cette décision survient dans un contexte financier tendu pour l’OM, privé de Ligue des champions pour la saison à venir et sous la surveillance de la DNCG, le gendarme financier du football français. L’audition du club le 23 juin 2026 s’est conclue par un sursis à statuer, ce qui laisse planer une incertitude sur les comptes marseillais.
Un enjeu financier pour l’OM sous surveillance
Le refus de libérer Aubameyang sans compensation s’explique par la volonté de renflouer les caisses. Le joueur gabonais perçoit un salaire annuel brut estimé à 4,2 millions d’euros, selon Les Transferts. Une lourde charge pour un club qui doit réduire sa masse salariale. Le directeur du football Medhi Benatia et le nouveau président Stéphane Richard mobilisent leur réseau pour trouver des acheteurs. La valeur marchande cumulée d’Aubameyang et de Kondogbia est évaluée à environ 6 millions d’euros par la direction, rapporte MediaFoot.
Geoffrey Kondogbia, milieu de 33 ans, est également sur le départ. Le club espère ainsi alléger sa masse salariale tout en récoltant des fonds frais, indispensables pour respecter les engagements pris devant la DNCG.
Aubameyang : un attaquant convoité mais sous contrat
Malgré ses 37 ans, Pierre-Emerick Aubameyang suscite l’intérêt de plusieurs formations. Selon Foot Mercato, des clubs italiens, espagnols, turcs, brésiliens, saoudiens et de MLS se sont renseignés sur sa situation. L’attaquant a terminé la saison 2025-2026 avec un bilan de 14 buts et 10 passes décisives en 41 rencontres toutes compétitions confondues. Un total honorable, mais insuffisant pour convaincre la direction olympienne de le laisser partir sans contrepartie financière.
Le joueur lui-même souhaiterait quitter le club pour relever un nouveau défi. Mais sans une offre de transfert, il pourrait être contraint de rester à Marseille pour la dernière année de son contrat, une perspective qui ne satisfait ni le club ni le principal intéressé.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
L’Olympique de Marseille est bien plus qu’un club de football dans les Bouches-du-Rhône. Il incarne une institution régionale, avec des milliers de supporters et un stade Vélodrome qui vibre chaque saison. En 2026, le club se trouve à un tournant économique. L’absence de Ligue des champions prive le territoire d’une vitrine internationale et d’une manne financière estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros. La décision de McCourt de ne pas brader ses joueurs reflète une stratégie de redressement, mais elle complique le mercato estival. Le département, qui suit avec passion les mouvements de son équipe phare, attend de voir si des offres concrètes se concrétiseront avant la reprise de la Ligue 1.
Les prochaines semaines seront décisives. Medhi Benatia, qui dispose d’un large carnet d’adresses, doit accélérer les discussions pour trouver des repreneurs. Sans vente, l’OM risquerait de se retrouver avec un attaquant aux émoluments élevés et un milieu de terrain aux mêmes profils, dans un effectif déjà sous pression budgétaire.