Mercato OM : une nouvelle politique de recrutement inspirée des clubs de Ligue 1
Avec un nouveau directeur sportif et une situation financière tendue, l'Olympique de Marseille change de cap en matière de transferts.
Confronté à des déficits record et sous la pression de la DNCG, l'OM a nommé Grégory Lorenzi à la direction sportive. Le club mise désormais sur un recrutement sobre, à l'image de ce que font certains rivaux de Ligue 1.
L’essentiel
- Grégory Lorenzi a été nommé directeur sportif de l’OM le 28 mai 2026.
- Le club affiche un déficit financier supérieur à 100 millions d’euros et sera auditionné par la DNCG le 23 juin.
- L’OM cible des joueurs de Ligue 1 et Ligue 2 à faible coût, comme Ilan Kebbal et Pablo Pagis.
- Des cadres tels que Mason Greenwood et Pierre-Emile Højbjerg sont sur la liste des départs.
L’Olympique de Marseille aborde le mercato d’été 2026 avec une feuille de route radicalement différente. Sous le poids de sanctions de l’UEFA (amende de 10 millions d’euros et limitation des inscriptions en Ligue Europa) et sous le regard de la DNCG, le club phocéen a décidé de rompre avec sa tradition de transferts onéreux.
Une nouvelle direction pour un mercato sous contraintes
Depuis le 28 mai, c’est Grégory Lorenzi qui pilote la politique de recrutement. L’ancien directeur sportif du Stade Brestois a pris la succession de Medhi Benatia avec une mission claire : réduire la voilure et équilibrer les comptes. À ses côtés, Stéphane Richard, futur président du Directoire à compter du 2 juillet, insuffle une logique de gestion plus rigoureuse. Cette nouvelle direction a déjà acté le recrutement de cinq jeunes espoirs français en post-formation, un signal fort vers un modèle économique plus durable.
Un constat partagé par plusieurs observateurs. Comme le relève le compte HexaPronos sur X : « Je ne pense pas que le nouveau DS fasse la même politique, on va s’inspirer de ce que font les autres clubs de ligue 1. » Une référence directe aux clubs comme le Stade Rennais ou le LOSC, qui ont bâti leur succès sur une détection précoce et des ventes juteuses.
Des cibles abordables en Ligue 1 et Ligue 2
Concrètement, les cibles identifiées par la cellule de recrutement sont majoritairement des joueurs de L1 et L2, à des tarifs maîtrisés. Selon Cœur Marseillais, les noms d’Ilan Kebbal (milieu offensif) et de Pablo Pagis (attaquant) circulent avec insistance. Le club cherche à renforcer son effectif professionnel sans grever un budget déjà très tendu.
En parallèle, l’OM doit dégraisser. Mason Greenwood et Pierre-Emile Højbjerg font partie des joueurs dont le départ est jugé prioritaire par L’Équipe. Le produit de ces ventes permettra de financer les arrivées et de répondre aux exigences de la DNCG, qui auditionne le club le 23 juin.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Dans un département où le football est roi, l’OM pèse lourdement sur l’économie locale et le tissu associatif. Avec son budget annuel avoisinant les 250 millions d’euros (hors ventes), le club marseillais est le premier employeur sportif de la région. La nouvelle orientation budgétaire, imposée par les instances, a donc des répercussions directes sur l’emploi indirect et les recettes des commerces du Vieux-Port, souvent dépendants des jours de match. Cette rigueur, inédite depuis l’ère Vincent Labrune, oblige le club à innover dans sa politique de détection, notamment en direction des centres de formation locaux.
Un été de cessions et d’arrivées
En coulisses, la direction s’active aussi pour finaliser l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc, en remplacement d’Habib Beye, selon La Provence. L’entraîneur français, libre depuis son passage au Stade Rennais, incarnerait ce virage vers une gestion plus pragmatique.
L’été 2026 sera celui des choix. Entre la nécessité de vendre et celle de reconstruire, l’OM joue sa crédibilité sportive et financière. La prochaine étape : l’audience du 23 juin devant la DNCG, qui scellera le cadre du mercato.