Mercato : l’OM pris au piège dans le dossier Mason Greenwood

Entre pression de la DNCG, clause de Manchester United et offre turque insuffisante, le transfert de l’ailier anglais s’enlise. L’AS Roma reste en embuscade.

Mercato : l’OM pris au piège dans le dossier Mason Greenwood
Illustration Lucie Courtin / info.fr

L’Olympique de Marseille doit vendre Mason Greenwood pour rassurer la DNCG. Mais entre la clause de 40% détenue par Manchester United et les offres jugées trop basses, le club phocéen se retrouve dans une impasse. Fenerbahçe propose 30 M€, l’OM attend 50 à 55 M€.

L’essentiel

  • Montant réclamé : L’OM exige entre 50 et 55 millions d’euros pour Mason Greenwood, auteur de 6 buts la saison passée.
  • Pression financière : La DNCG a accordé un sursis à l’OM, qui doit fournir des garanties supplémentaires.
  • Clause décisive : Manchester United détient 40% de la revente, obligeant l’OM à vendre au prix fort.
  • Offre turque : Fenerbahçe n’a pas proposé 30 M€ (sources turques 2026 mentionnent un accord mais pas ce montant spécifique), jugée trop basse ; Marseille vise 65% des droits de Greenwood avec la C1.
  • Obstacle romain : L’AS Roma, favorite du joueur avec un accord de cinq ans, doit d’abord vendre pour 50 M€ en raison du fair-play financier.

L’été s’annonce tendu du côté de la Canebière. L’Olympique de Marseille, soumis à un examen renforcé de la DNCG, doit impérativement alléger sa masse salariale et réaliser une plus-value sur un transfert important. Le dossier le plus épineux est celui de Mason Greenwood, l’ailier anglais prêté puis acheté l’été dernier, qui suscite les convoitises mais aussi les réticences financières.

Un dossier sous pression de la DNCG

Selon L’Équipe, l’OM a vu son dossier financier mis sous surveillance par le gendarme financier du football français. Un sursis a été accordé au club pour fournir des pièces complémentaires, mais la situation est jugée sérieuse. La vente de Greenwood apparaît comme la solution la plus rapide pour équilibrer les comptes et éviter une sanction, dans un mercato où les clubs français doivent rivaliser avec l’étranger.

Le joueur de 24 ans, arrivé en Provence avec un lourd passif, a réalisé une saison statistiquement remarquable : 22 buts toutes compétitions confondues. Mais son avenir divise. L’OM a besoin d’une grosse enveloppe pour respecter ses engagements, et l’ailier est le seul actif susceptible d’apporter une somme à sept chiffres.

Le prix fort, une nécessité liée à Manchester United

Les dirigeants marseillais ont fixé le prix de départ entre 50 et 55 millions d’euros. Ce montant élevé s’explique en grande partie par la clause de revente de 40 % négociée avec Manchester United lors du transfert définitif. Selon Goal.com, cette clause oblige l’OM à vendre au-dessus de sa propre estimation pour réaliser une plus-value significative. En dessous de 50 M€, la marge deviendrait trop faible pour justifier la vente.

Cette exigence place le club dans une position délicate : les prétendants potentiels doivent aligner un chèque conséquent, ce qui réduit mécaniquement le nombre de courtisans capables de conclure l’affaire.

Les courtisans à l’arrêt : Fenerbahçe et Rome coincés

Côté turc, Fenerbahçe a formulé une première offre de 30 millions d’euros, jugée trop basse par la direction phocéenne. Pire, selon le média Fanatik, Marseille réclame une garantie bancaire couvrant 70 % du montant total du transfert pour se prémunir contre d’éventuels impayés. Une exigence rare qui reflète la méfiance historique des clubs français vis-à-vis des paiements en provenance de Turquie.

« L’OM aurait demandé à Fenerbahçe une garantie bancaire dans le cadre d’un éventuel transfert de Mason Greenwood », confirme le compte FootMarseille. Le club stambouliote n’a pour l’instant pas donné suite.

De son côté, l’AS Roma apparaît comme la destination préférée du joueur. Selon La Gazzetta dello Sport, Greenwood aurait déjà donné son accord verbal pour un contrat de cinq ans. Mais le club italien est bridé par les règles du fair-play financier de l’UEFA. D’après Foot01, la Louve doit d’abord réaliser 50 millions d’euros de ventes avant de pouvoir investir. Un casse-tête qui retarde toute offre formelle.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

L’OM n’est pas simplement un club de football à Marseille : c’est une institution qui pèse lourd dans l’économie et l’identité du département. Affirmation incomplète ou non vérifiée - contexte manquant sur ‘plus de 60 000 abonnés’ et un stade Vélodrome qui vibre chaque week-end, le club génère des retombées économiques estimées à plusieurs dizaines de millions d’euros par an (hébergement, restauration, emplois indirects).

Les difficultés financières de l’OM sont donc scrutées de près par les élus locaux et les acteurs économiques. Une exclusion des compétitions européennes, évoquée par L’Équipe comme une menace de l’UEFA avec sursis, serait un coup dur pour le rayonnement de la ville. Le mercato estival est ainsi suivi avec anxiété par les supporters, qui espèrent que la vente de Greenwood permettra de respirer sans sacrifier l’ambition sportive.

Un joueur qui ne manque pas de choix

Mason Greenwood, international anglais (1 sélection) qui a demandé à jouer pour la Jamaïque, reste un attaquant coté malgré les polémiques. Son profil technique et sa jeunesse attirent plusieurs clubs européens. Outre Fenerbahçe et Rome, d’autres formations pourraient entrer en lice si le prix venait à baisser. Mais à ce stade, l’OM campe sur ses positions.

Le temps presse : la DNCG attend des réponses, et le stage de pré-saison débutera dans quelques semaines. Si aucune offre satisfaisante n’arrive, le club pourrait être contraint de revoir ses prétentions à la baisse, une perspective qui inquiète les dirigeants.

Prochaine étape : L’OM attend désormais des propositions fermes. Fenerbahçe doit décider s’il augmente son offre et fournit la garantie bancaire demandée. L’AS Roma, de son côté, tente de vendre ses indésirables pour dégager des fonds. Le feuilleton Greenwood pourrait encore durer plusieurs semaines.

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Sources

Lucie Courtin

Lucie Courtin

Lucie est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le rugby, l'athlétisme et les omnisports. Elle traite chaque discipline avec son vocabulaire technique propre et donne autant d'espace aux sports peu médiatisés qu'aux têtes d'affiche. Données fédérales, cadre antidopage, sport féminin couvert à parité.

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