Mercato Top 14 : Bayonne muscle son effectif pour viser le Top 6
Avec les arrivées de Léo Coly, Robert du Preez et Brian Alainu’uese, l’Aviron Bayonnais se donne les moyens de ses ambitions pour la saison 2026/2027.
L’Aviron Bayonnais a bouclé un mercato ambitieux pour l’exercice 2026/2027. Noté 8,5/10 par les observateurs, le club basque recrute lourd et prolonge ses cadres pour viser une place dans le Top 6 du Top 14.
L’essentiel
- Note du mercato : 8,5/10 selon l’expert Cixto Pronos.
- Recrues majeures : Léo Coly (Montpellier), Robert du Preez (Sale Sharks), Brian Alainu’uese (Samoan, 2e ligne).
- Prolongations : Yohan Orabé jusqu’en 2030, Guillaume Martocq jusqu’en 2029, Tom Spring jusqu’en 2028.
- Contexte : Salary-cap relevé à 11 M€ pour 2026-2027 ; départ du manager Grégory Patat en février 2026.
Un recrutement calibré pour le Top 6
L’Aviron Bayonnais ne fait pas les choses à moitié. Après une saison 2025/2026 marquée par le départ de son manager Grégory Patat le 19 février dernier - l’intérim étant assuré par Gérard Fraser - , le club ciel et blanc a bâti un recrutement taillé pour franchir un cap. Avec le relèvement du salary-cap à 11 millions d’euros validé par la Ligue Nationale de Rugby, les dirigeants basques ont actionné les leviers financiers nécessaires.
L’expert en pronostics sportifs Cixto Pronos attribue une note de 8,5/10 à ce mercato estival. Une appréciation qui repose sur des arrivées ciblées et des prolongations stratégiques.
Les recrues phares : Coly, Du Preez, Alainu’uese
La charnière a été entièrement repensée. Léo Coly, demi de mêlée de Montpellier, s’est engagé pour trois saisons à compter de l’été 2026, selon une annonce de l’Aviron Bayonnais. À ses côtés, l’ouvreur international sud-africain Robert du Preez débarque des Sale Sharks pour apporter son expérience et son jeu au pied.
Devant, le pack bayonnais gagne en densité avec l’arrivée du deuxième ligne samoan Brian Alainu’uese, signé pour deux ans. En première ligne, le pilier droit géorgien JIFF Lasha Macharashvili - en provenance d’Agen - vient renforcer un secteur clé, comme le rapporte Vibrez Rugby. Ces mouvements s’inscrivent dans une stratégie de concurrence accrue, à l’image de ce que fait le promu Vannes avec ses recrues choc Beria et Nuu.
Prolongations et stabilité
Bayonne n’a pas seulement recruté : le club a aussi verrouillé ses éléments majeurs. L’arrière Yohan Orabé a prolongé jusqu’en 2030, le centre Guillaume Martocq jusqu’en 2029, et l’espoir de 19 ans Tom Spring (arrière) jusqu’en 2028, selon Allrugby. Une continuité bienvenue alors que le club reste sous le coup d’une amende de 30 000 euros infligée par la LNR dans le dossier du transfert avorté de Tevita Tatafu vers l’UBB.
À l’inverse, d’autres clubs du championnat connaissent des mouvements plus contraints, comme l’USAP qui a vu ses piliers Brookes et Beria quitter Perpignan avant la fin de leur contrat.
Contexte dans les Pyrénées-Atlantiques
Bayonne est historiquement un bastion du rugby basque, aux côtés du Biarritz Olympique (en Pro D2). Le département des Pyrénées-Atlantiques compte trois clubs professionnels de rugby à XV (Bayonne, Biarritz, Pau) et bénéficie d’un vivier de joueurs localement formé. L’arrivée de Robert du Preez et Brian Alainu’uese illustre la volonté de Bayonne de s’internationaliser tout en conservant une ossature locale (Orabé, Martocq). Avec le nouveau salary-cap porté à 11 M€, le club vise une stabilisation durable dans le top 8, voire le top 6, loin des saisons de lutte pour le maintien.
Les défis à venir
Reste à savoir comment ce collectif remodelé s’adaptera au schéma de jeu mis en place par Gérard Fraser. La saison 2026/2027 s’annonce comme un test grandeur nature pour un effectif qui a changé de visage. L’absence de joueurs cadres comme Alexandre Roumat pour la finale du Top 14 rappelle que la profondeur de banc sera cruciale. Bayonne semble avoir les cartes en main. Reste à les jouer sur le terrain.