Merlier, Philipsen et Kooij visent le dernier sprint franc
L'étape 12 vers Chalon-sur-Saône pourrait offrir la dernière chance aux sprinters purs
Ce jeudi 16 juillet, les sprinteurs jouent gros entre Nevers et Chalon-sur-Saône. Tim Merlier, Jasper Philipsen et Olav Kooij se préparent à régler leurs comptes sur 179,1 km de plaine.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Dernière chance pour les sprinteurs
L'étape 12 pourrait être la dernière vraie opportunité pour les sprinteurs purs avant l'arrivée de la montagne
Bataille pour le maillot vert
70 points offerts au vainqueur dans une étape à coefficient maximal, décisive pour Philipsen
Merlier en quête du triplé
Après deux victoires sur ce Tour, le Belge vise une troisième étape et confirme sa domination
Kooij cherche la régularité payante
Trois podiums en quatre sprints : le jeune Néerlandais est toujours là mais cherche la deuxième victoire
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'étape 12 entre Nevers et Chalon-sur-Saône offre 179,1 km de plaine propices au sprint massif
- Tim Merlier a déjà remporté les étapes 7 et 8 et fait figure de favori avec plus de 50 victoires pro
- Jasper Philipsen cherche à effacer la polémique de l'étape 11 et vise les 70 points pour le maillot vert
- Olav Kooij enchaîne les podiums avec trois places d'honneur en quatre sprints massifs
- Températures élevées à 30°C et dernière côte à 20 km de l'arrivée ne devraient pas perturber le sprint final
Le parcours ne cache rien. 179,1 km entre le Circuit de Nevers Magny-Cours et Chalon-sur-Saône. Trois côtes de 4ème catégorie - la dernière à 20 km de l’arrivée. Puis une longue ligne droite sans ronds-points sur les 2 000 derniers mètres. Le profil est clair: cette étape appartient aux sprinteurs.
Les équipes de sprint le savent: c’est peut-être la dernière vraie chance pour les purs sprinteurs. Après, la montagne commence. Les directeurs sportifs ont préparé leurs trains. Les favoris sont trois.
Merlier vise le triplé
Tim Merlier ne cache pas ses ambitions. Le Belge de la Soudal Quick-Step a déjà gagné deux fois sur ce Tour: la 7e étape à Bordeaux - la 8e étape à Bergerac. Une troisième victoire en six jours de course le placerait sur une série historique pour ce Tour 2026. Avec plus de 50 victoires professionnelles et cinq étapes du Tour au compteur depuis 2021 - il fait figure de référence. Les pronostics le placent en tête de la hiérarchie des sprinteurs.
Son palmarès parle: quatre étapes sur le Giro - une régularité qui fait mal aux concurrents. Sur ce Tour 2026, il domine. Reste à savoir s’il tiendra encore le rythme sous 30°C annoncés.
Philipsen et la procédure d’appel
Jasper Philipsen arrive avec une revanche à prendre. Lors de l’étape 11, il a d’abord été déclassé de la troisième place pour sprint irrégulier. Son équipe Alpecin-Premier Tech a immédiatement fait appel. Les commissaires sont revenus sur leur décision, réintégrant le Belge sur le podium. « Rien fait exprès ni de mal », a-t-il déclaré, ajoutant être « heureux que la décision ait été reconsidérée ». Cette séquence, déclassement, appel, réintégration, a relancé le débat sur la cohérence des décisions du jury.
Le Belge compte dix victoires d’étape sur le Tour - dont selon plusieurs sources quatre lors de son maillot vert 2023. Cette année-là, il avait aussi décroché six podiums. Derrière lui, Mathieu van der Poel mène le train. La machine Alpecin fonctionne. Philipsen a terminé quatrième de l’étape 8 - troisième de l’étape 11. Les résultats montent. Le finish de Chalon pourrait lui offrir la confirmation.
Kooij, la régularité qui paie
Olav Kooij a gagné une fois. La 5e étape à Pau - dans un sprint chaotique. Depuis, il enchaîne les podiums: deuxième de l’étape 11 - trois podiums en quatre sprints massifs. Le Néerlandais affiche déjà 50 victoires professionnelles. Cette constance, toujours dans le coup, rarement loin du vainqueur, pourrait se transformer en une deuxième victoire sur ce Tour. Une étape à coefficient maximal comme celle de Chalon offre 70 points au vainqueur: de quoi valider cette régularité dans la bataille pour le maillot vert. Après sa deuxième place à l’étape 11, il a lâché: « Tout semblait parfait. Mais ça n’a pas suffi ».
Les outsiders guettent
Søren Wærenskjold a surpris tout le monde en gagnant l’étape 11. Le coureur de l’Uno-X Mobility reste un candidat sérieux. Biniam Girmay - Max Kanter et Milan Fretin rôdent aussi. Dans un sprint, une erreur de placement suffit à tout faire basculer.
Ce que la météo peut changer
Les températures dépasseront 30°C. Un vent d’Ouest léger est annoncé. Pas de quoi perturber les trains de sprinteurs, mais assez pour fatiguer les organismes après onze jours de course. La Côte de Montagny-lès-Buxy - à 20 km de l’arrivée - ne suffira pas à faire exploser le peloton. Trop courte, trop loin du finish.
Les trains en position
Il s’agit d’une étape à coefficient maximal pour le maillot vert: 70 points au vainqueur. Pour Philipsen, grand favori du classement par points - c’est une opportunité en or. Pour Merlier, une chance d’enfoncer le clou. Pour Kooij, l’occasion de confirmer que la constance peut se transformer en victoires.
Les trois trains sont prêts. Sur la ligne droite de Chalon, la Soudal Quick-Step placera Merlier en position idéale dans les 500 derniers mètres, Alpecin-Premier Tech poussera Philipsen derrière van der Poel, et Decathlon CMA CGM alignera Kooij dans leur sillage. 179,1 km sous la chaleur bourguignonne avant l’explosion finale.
