Messon : une campagne contre le harcèlement scolaire mobilise élèves et parents
Le Conseil départemental de l'Aube déploie vidéos, débats et jeux éducatifs pour prévenir le harcèlement dès le plus jeune âge.
À Messon, dans l'Aube, une campagne de sensibilisation contre le harcèlement scolaire réunit parents, enfants et éducateurs autour d'outils concrets. Le département s'appuie sur des dispositifs éprouvés, dans un contexte régional préoccupant.
Le Conseil départemental de l’Aube mène des actions de prévention contre le harcèlement scolaire, dont la commune de Messon fait partie. Au programme : diffusion de la vidéo Non au harcèlement, suivie de débats réunissant parents et enfants, et un jeu d’enquête centré sur le racket. L’objectif est de favoriser la parole et de former les adultes à une écoute plus attentive, selon les documents publiés par le département.
Un territoire particulièrement exposé
Les chiffres régionaux pèsent sur ces initiatives. Selon une étude publiée en novembre 2025 et relayée par Champagne FM, 21 % des collégiens et lycéens du Grand Est - région qui inclut l’Aube - se déclarent victimes de harcèlement scolaire. C’est quatre points au-dessus de la moyenne nationale (17 %) et le taux le plus élevé de France, à égalité avec la Normandie. Pire : 11 % des élèves de la région se déclarent auteurs de harcèlement, un record national.
Côté national, une étude de janvier 2026 révèle que plus de 16 % des élèves de primaire (6-11 ans) sont probablement victimes de harcèlement, avec un risque accru de troubles de santé mentale, selon 20 Minutes.
Un cadre national renforcé depuis 2023
La campagne auboise s’inscrit dans un dispositif légal plus large. Depuis la rentrée 2023, le programme Phare est obligatoire dans tous les établissements scolaires français. Pour l’édition 2025-2026, 180 000 élèves participent au prix Non au harcèlement, via 5 000 projets recensés au niveau national, selon l’UNSA Éducation. Entre 2022 et fin 2024, les parquets ont enregistré 10 100 affaires de harcèlement scolaire, avec un taux de réponse pénale de 96 %, d’après le ministère de l’Éducation nationale.
Depuis 2023, un décret autorise également le changement d’établissement pour les élèves auteurs de harcèlement en primaire. Le Monde rapporte que 282 élèves ont été concernés en deux ans, avec plus de 300 cas estimés pour 2025 seul.
Dans l’Aube, des actions similaires avaient déjà été menées en novembre 2023 lors de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement, avec une mobilisation dans plusieurs écoles du département, selon L’Est-Éclair.
Prochaine étape : la cérémonie de remise des diplômes aux lauréats académiques du prix Non au harcèlement est prévue le 6 mai 2026, selon l’académie de Lyon, qui publie le calendrier national de l’édition 2025-2026.
Sources
- Champagne FM : Harcèlement scolaire : des chiffres alarmants dans notre région
- L'Est-Éclair : Les élèves mobilisés contre le harcèlement scolaire dans l'Aube
- UNSA Éducation : Lutte contre le harcèlement : la mobilisation continue
- 20 Minutes : Harcèlement : plus de 16% des élèves de primaire victimes selon étude