Métro de Rennes : 6000 m² de solaire pour couvrir 7% des besoins électriques

Rennes Métropole, Keolis et Energ'iV lancent un projet inédit en France, avec travaux dès juin 2026 et financement participatif ouvert au public.

Métro de Rennes : 6000 m² de solaire pour couvrir 7% des besoins électriques
Illustration Maëlle Guillou / info.fr

Le métro rennais va partiellement rouler à l'énergie solaire dès la fin 2026. Rennes Métropole, Keolis et Energ'iV installent 6000 m² de panneaux photovoltaïques sur les garages-ateliers des lignes A et B. Le projet, premier du genre en France pour un réseau de métro urbain, coûte 1,6 million d'euros.

Le métro rennais va partiellement rouler à l’énergie solaire dès la fin 2026. Rennes Métropole, Keolis et Energ’iV installent 6000 m² de panneaux photovoltaïques sur les garages-ateliers des lignes A et B. Le projet, premier du genre en France pour un réseau de métro urbain, coûte 1,6 million d’euros.

L’essentiel

  • 6000 m² de panneaux : installation sur les toits des garages-ateliers de Chantepie (ligne A) et Saint-Jacques-de-la-Lande (ligne B)
  • ~1 GWh/an : 544 MWh estimés pour la ligne A, 420 MWh pour la ligne B, couvrant 7% de la consommation électrique du métro
  • 1,6 M€ : budget total, dont 500 000 € via crowdfunding sur la plateforme Gwenneg à 5% sur 5 ans
  • Travaux dès juin 2026 : mise en service prévue fin 2026 ou début 2027
  • Financement participatif : ouvert aux usagers STAR le 18 mai, aux habitants de Rennes Métropole du 25 au 31 mai, au grand public à partir du 1er juin (minimum 100 €)

Un projet dans les cartons depuis 2021

Le dossier remonte à novembre 2021, selon le site ici.rennes.fr. À cette date, Energ’iV, Rennes Métropole et Keolis Rennes ont entamé des échanges sur la faisabilité d’une boucle d’autoconsommation photovoltaïque pour le réseau STAR. Quatre ans et demi plus tard, le projet passe à la phase opérationnelle.

Les panneaux seront posés sur deux sites : le garage-atelier de Chantepie, qui dessert la ligne A (VAL, inaugurée le 18 mars 2002), et celui de La Maltière à Saint-Jacques-de-la-Lande, qui dessert la ligne B (Cityval, ouverte le 20 septembre 2022). Les deux lignes totalisaient 80 000 voyages par jour en 2022, selon Rennes Métropole.

7% de la consommation : un apport limité mais stratégique

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La production attendue est de 544 MWh annuels pour la ligne A et 420 MWh pour la ligne B. Le total d’environ 1 GWh couvre 7% de la consommation électrique de l’ensemble du réseau de métro, selon les chiffres officiels publiés par ici.rennes.fr.

L’objectif affiché n’est pas de couvrir les besoins, mais de les stabiliser. « Il faut maîtriser les coûts », résume le titre de la couverture de France 3 Bretagne. La production locale permet de s’affranchir partiellement des variations du marché de l’électricité.

1,6 M€ et un crowdfunding ouvert au public

Le budget total est de 1,6 million d’euros. Une partie est financée par des fonds européens. Les 500 000 euros restants sont levés via la plateforme de financement participatif Gwenneg, à un taux de 5% sur cinq ans, selon France 3 Bretagne et le site de la plateforme.

Le calendrier de souscription est détaillé : les usagers de la STAR peuvent investir à partir du 18 mai 2026, les habitants de Rennes Métropole du 25 au 31 mai, et le grand public à compter du 1er juin. L’investissement minimum est fixé à 100 euros. La clôture de la campagne est attendue en juin, avant le démarrage des travaux.

Ce mode de financement mixte - fonds publics européens, opérateur de transport, plateforme citoyenne - est présenté par les partenaires comme une démarche d’appropriation locale du projet, selon ici.rennes.fr.

Contexte dans l’Ille-et-Vilaine

La Bretagne produit localement environ un tiers de sa consommation d’électricité. En 2023, la consommation brute régionale atteignait 21 369 GWh, selon l’INSEE. La région reste structurellement importatrice nette d’énergie électrique, ce qui rend les initiatives d’autoconsommation particulièrement pertinentes pour les grands consommateurs publics.

Rennes concentre l’essentiel du réseau de transport en commun structurant du département. Le métro est l’infrastructure la plus énergivore du réseau STAR, opéré par Keolis pour le compte de Rennes Métropole. Aucun autre réseau de métro français n’a, à ce stade, mis en place une boucle d’autoconsommation photovoltaïque directe pour sa traction, selon Ouest-France et la plateforme Gwenneg.

Dans ce contexte, le projet rennais est suivi par d’autres agglomérations. Aucune démarche comparable n’a été annoncée publiquement dans d’autres villes françaises dotées d’un métro à ce stade.

Travaux en juin, service fin 2026

Les installations débutent en juin 2026. La mise en service est prévue pour la fin de l’année 2026, avec un report possible au début 2027 selon les délais de raccordement, d’après ici.rennes.fr. Aucune perturbation du trafic n’est mentionnée pendant la phase de travaux, les garages-ateliers étant distincts des zones de circulation des rames.

La campagne de financement participatif se clôt en juin. Les souscripteurs seront remboursés à taux fixe sur cinq ans, indépendamment des performances de production.

Sources

Maëlle Guillou

Maëlle Guillou

Maëlle est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Ille-et-Vilaine (35), avec Rennes pour chef-lieu. Spécialité du département : french tech Rennes et Saint-Malo (4M visiteurs/an). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bretagne.

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