Violences intrafamiliales : un 3e poste d’intervenant social créé à Lunéville
Le Département cofinance à hauteur de 15 000 € un nouveau poste d'ISG porté par le CIDFF de Lunéville, face à la hausse des violences conjugales.
Le Département de Meurthe-et-Moselle a officialisé le 30 juin 2026 le cofinancement d'un troisième poste d'intervenant social en gendarmerie dans le Lunévillois. Une réponse à la charge croissante des dossiers de violences intrafamiliales traités par les gendarmes.
L’essentiel
- Cofinancement : le Département de Meurthe-et-Moselle finance ce nouveau poste à hauteur de 15 000 €
- Porteur du projet : le poste est porté par le CIDFF de Lunéville depuis octobre 2025
- 3e poste du genre : il s’agit du troisième poste d’intervenant social en gendarmerie créé dans le département
- Ampleur du besoin : en 2024, l’ISG de Nancy a géré 583 situations, dont près de 90 % liées à des violences intrafamiliales
- Annonce : la décision a été rendue publique le 30 juin 2026 par la collectivité
Le Département de Meurthe-et-Moselle a annoncé, le 30 juin 2026, le cofinancement d’un nouveau poste d’intervenant social en gendarmerie (ISG) dans le Lunévillois. La collectivité y consacre 15 000 €, selon un communiqué publié sur son site.
Un poste porté par le CIDFF de Lunéville
Le dispositif est officiellement porté par le CIDFF de Lunéville depuis octobre 2025, précise le Département. Il vient s’ajouter à un cofinancement partenarial impliquant l’État, la Mutualité sociale agricole (MSA) et les communautés de communes concernées du territoire lunévillois.
Un recrutement pour ce poste permanent, rattaché au Conseil départemental, a par ailleurs été publié en juin 2026 sur la plateforme Choisir le service public, avec une prise de fonction prévue en septembre 2026.
Le rôle d’un intervenant social en gendarmerie
L’intervenant social en gendarmerie assure une mission d’écoute, d’évaluation et d’orientation, aussi bien pour les victimes que pour les personnes mises en cause dans des affaires de violences intrafamiliales. Il fait le lien entre les gendarmes, qui reçoivent les plaintes et signalements, et les services sociaux et médico-sociaux du territoire, souvent moins accessibles en urgence pour les personnes concernées.
Ce mode de travail existe en Meurthe-et-Moselle depuis 2007. Le Département soutient le dispositif ISG/ISP (intervention sociale en gendarmerie et police) depuis avril de cette année-là, selon la collectivité.
Une charge de travail en hausse
Les chiffres avancés par le Département illustrent l’ampleur des besoins. En 2024, l’intervenante sociale rattachée au groupement de gendarmerie de Nancy a suivi 583 situations. Près de 90 % d’entre elles concernaient des violences intrafamiliales, que la personne accompagnée soit victime ou mise en cause.
Contexte dans le Meurthe-et-Moselle
Le Lunévillois, secteur rural et périurbain organisé autour de la ville de Lunéville, dispose désormais de son propre relais social au sein de la gendarmerie, jusqu’ici couvert par les postes existants centrés sur d’autres bassins du département. La création de ce troisième poste d’ISG s’inscrit dans une politique départementale de prévention des violences intrafamiliales engagée depuis près de deux décennies. Le Département n’a pas communiqué de calendrier précis pour une éventuelle extension du dispositif à d’autres secteurs du 54.
La mairie de Lunéville n’est pas citée comme partie au financement dans le communiqué du Département ; ce sont les communautés de communes du territoire qui figurent parmi les co-financeurs, aux côtés de l’État et de la MSA.
Prochaine étape
Le recrutement pour ce poste, ouvert en juin 2026, doit se conclure par une prise de fonction en septembre 2026. Les modalités précises de couverture territoriale du futur intervenant social dans le Lunévillois n’ont pas été détaillées à ce stade.