Meurthe-et-Moselle : vigilance sécheresse pour tout le département, le préfet appelle à économiser l’eau
Le préfet Yves Séguy a placé l'ensemble du 54 en vigilance sécheresse ce jeudi 18 juin 2026. Un déficit pluviométrique persistant depuis septembre 2025 et des assecs précoces motivent cette décision. Aucune restriction immédiate mais un appel à la sobriété pour tous.
Le préfet Yves Séguy a placé l'ensemble de la Meurthe-et-Moselle en vigilance sécheresse ce jeudi 18 juin. En raison d'un déficit pluviométrique persistant depuis septembre 2025, il appelle tous les usagers à la sobriété. Aucune restriction n'est imposée à ce stade.
L’essentiel
- Fait 1 : Le 18 juin 2026, le préfet Yves Séguy place l’ensemble du département de Meurthe-et-Moselle (54) en vigilance sécheresse.
- Fait 2 : Les précipitations sont inférieures aux normales depuis le début de l’année hydrologique en septembre 2025.
- Fait 3 : Des assecs de cours d’eau ont été observés dès mai 2026, avec des sols très secs.
- Fait 4 : Le niveau vigilance n’impose pas de restrictions d’usage mais appelle à la sobriété pour tous les usagers.
L’annonce du préfet
Jeudi 18 juin 2026, le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, a pris un arrêté plaçant l’intégralité du département en vigilance sécheresse. Il l’a annoncé sur son compte X officiel.
Selon la préfecture, cette décision s’appuie sur un constat hydrologique préoccupant. Les précipitations sont globalement inférieures aux normales depuis septembre 2025, début de l’année hydrologique. Les débits de nombreux cours d’eau sont en baisse et des assecs ont été observés dès le mois de mai 2026. Les sols sont très secs, avec un indice d’humidité élevé qui réduit l’efficacité des pluies récentes.
Une situation météorologique défavorable
Les prévisions météorologiques ne sont pas optimistes. La préfecture indique que les conditions sèches et les températures supérieures aux normales devraient se maintenir jusqu’à la fin juin 2026. Ce contexte prolongé de déficit hydrique a conduit le préfet à déclencher le niveau vigilance pour l’ensemble du territoire.
Ce niveau, le premier d’une graduation allant de la vigilance à la crise, n’entraîne pas de restrictions d’usage de l’eau. Il constitue une phase d’alerte préventive. « C’est un appel à la sobriété pour tous les usagers : collectivités, industriels, agriculteurs et particuliers », précise la préfecture sur son site. Les gestes simples sont rappelés : réduire l’arrosage des jardins, éviter de laver les véhicules, privilégier les douches aux bains.
Contexte dans le département
La Meurthe-et-Moselle, département du Grand Est de 7 366 km², compte environ 730 000 habitants. Il est traversé par des cours d’eau majeurs : la Moselle, la Meurthe et leurs affluents (Vezouze, Madon, Sanon). La vigilance concerne l’ensemble du territoire, du bassin urbain de Nancy jusqu’aux secteurs ruraux du Pays-Haut et du Saintois. Les nappes phréatiques et les ressources en eau sont sous surveillance renforcée depuis plusieurs semaines.
Des dispositifs similaires ailleurs
La sécheresse n’épargne pas d’autres régions. Alors que la Meurthe-et-Moselle entre en vigilance, la Charente fait face à une vigilance orange canicule avec des températures attendues jusqu’à 37°C. En Haute-Loire, le préfet a prépositionné des moyens pour lutter contre les incendies de forêt, un risque accru par la sécheresse.
La préfecture de Meurthe-et-Moselle met à disposition un contact (DDT) et recommande l’application VigiEau pour suivre l’évolution de la situation. Le préfet Yves Séguy précise que le niveau de vigilance sera réévalué régulièrement en fonction des précipitations à venir. Un passage au niveau alerte (restrictions ciblées) pourrait être envisagé si le déficit se confirme dans les prochaines semaines.