Meurtre à Gy : un colocataire mis en examen pour avoir décapité sa victime
Le suspect, 26 ans, sans antécédent judiciaire, a été placé en détention provisoire le 8 mai par le parquet de Vesoul
Un homme de 26 ans a été poignardé et décapité dans son appartement à Gy, en Haute-Saône, le 6 mai 2026. Son colocataire, également âgé de 26 ans et d'origine tchadienne comme la victime, a été mis en examen deux jours plus tard pour meurtre aggravé et atteinte à l'intégrité d'un cadavre. Il est incarcéré et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Un homme de 26 ans a été poignardé et décapité dans son appartement à Gy, en Haute-Saône, le 6 mai 2026. Son colocataire, également âgé de 26 ans et d’origine tchadienne comme la victime, a été mis en examen deux jours plus tard pour meurtre aggravé et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Il est incarcéré et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
L’essentiel
- 6 mai 2026 : le corps d’un homme de 26 ans est découvert vers 19 heures par le propriétaire du logement à Gy, poignardé et décapité.
- 8 mai 2026 : le colocataire, 26 ans, est mis en examen pour meurtre aggravé et atteinte à l’intégrité d’un cadavre, et placé en détention provisoire.
- Sans antécédent judiciaire : le suspect n’a fourni aucune explication sur ses actes lors de sa garde à vue ; il a été dépisté positif au cannabis.
- Enquête : confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Haute-Saône ; autopsie de la victime prévue le 11 mai 2026.
- Gy : commune d’environ 1 000 habitants, située entre Vesoul et Besançon.
Le corps découvert en fin de soirée par le propriétaire
C’est vers 19 heures, le mercredi 6 mai 2026, que le propriétaire du logement situé à Gy a découvert le corps de l’un de ses locataires. La victime, un homme de 26 ans d’origine tchadienne, avait été tuée à coups de couteau. Selon France Bleu et L’Est Républicain, le corps présentait des traces de décapitation, un acte qui aurait été commis après le décès.
Les deux colocataires étaient seuls dans l’appartement au moment des faits. Aucun témoin direct du drame n’a été identifié. Le suspect a été interpellé dans la foulée.
Mis en examen le 8 mai, incarcéré sans explication
Après deux jours de garde à vue, le suspect a été mis en examen le 8 mai 2026 par le parquet de Vesoul. Les chefs retenus : meurtre aggravé et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Il a été placé en détention provisoire.
Lors de sa garde à vue, le suspect a reconnu les coups mortels mais n’a donné aucune explication sur ses motivations, selon France 3 Franche-Comté et France Bleu. Il ne présente aucun antécédent judiciaire. Les examens toxicologiques ont révélé un résultat positif au THC (cannabis), selon Le Figaro et L’Est Républicain.
Deux compatriotes pris en charge en France il y a dix ans
Selon L’Est Républicain et France 3, les deux hommes étaient tous deux originaires du Tchad. Arrivés en France il y a une dizaine d’années, ils avaient été pris en charge par un centre d’hébergement. Ils partageaient le même appartement à Gy au moment du drame.
Aucun conflit antérieur entre les deux hommes n’est mentionné dans les éléments transmis par la gendarmerie ou le parquet. Les raisons de l’acte n’ont pas été communiquées à ce stade de l’enquête.
La commune sous le choc, le maire appelle à la retenue
À Gy, l’effroi a été immédiat. Le maire, Alexandre Lacroix, a publié un communiqué dès le 7 mai appelant à la responsabilité et à la retenue, selon L’Est Républicain et macommune.info. La commune ne connaissait pas d’antécédents violents récents de cette nature.
Un drame d’une violence similaire s’est produit dans d’autres communes françaises ces derniers mois. À Blénod-lès-Pont-à-Mousson, un père a tué son fils de 8 ans avant de se suicider début mai 2026. À Vaulx-en-Velin, un adolescent de 16 ans a été interpellé pour tentative de meurtre sur sa mère. Ces affaires distinctes illustrent une série de faits violents intrafamiliaux ou de proximité survenus en espace de quelques jours sur le territoire national.
Contexte dans le Doubs et la Haute-Saône
Gy est une commune rurale de Haute-Saône d’environ 1 000 habitants, positionnée à mi-chemin entre Vesoul et Besançon. Elle dépend du ressort du tribunal judiciaire de Vesoul. L’affaire est instruite par la brigade de recherches de la gendarmerie de Haute-Saône, sous la supervision du parquet de Vesoul.
Le département de la Haute-Saône, limitrophe du Doubs, est un territoire à dominante rurale et agricole. Les faits divers d’une telle violence y sont rares. La région Bourgogne-Franche-Comté compte plusieurs juridictions interrégionales compétentes pour les affaires criminelles graves ; le dossier sera instruit dans ce cadre, avec une information judiciaire ouverte.
L’affaire a rapidement dépassé le cadre local : Le Figaro, Le Parisien et CNews ont repris l’information, signe d’un retentissement national inhabituel pour une commune de cette taille. Le meurtre de Chloé, 14 ans, à Fère-en-Tardenois, avait suscité une attention comparable dans une commune rurale de taille similaire.
Perpétuité encourue, autopsie le 11 mai
Le suspect encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour les chefs retenus, selon France Bleu et L’Est Républicain. Une autopsie de la victime était programmée le 11 mai 2026 pour préciser les circonstances exactes du décès et l’ordre chronologique des actes commis.
L’enquête de la brigade de recherches de gendarmerie doit notamment établir le mobile et reconstituer la séquence précise des événements dans l’appartement, en l’absence de tout témoin direct.
L’autopsie prévue le 11 mai devrait apporter des éléments déterminants sur les circonstances du décès. Les investigations de la gendarmerie de Haute-Saône se poursuivent.
Sources
- France 3 Franche-Comté : Un homme suspecté d'avoir poignardé puis décapité son colocataire à Gy mis en examen
- L'Est Républicain : Meurtre à Gy : un homme de 26 ans mis en examen pour meurtre aggravé
- Le Figaro : Haute-Saône : un homme mis en examen pour meurtre aggravé, suspecté d'avoir décapité son colocataire
- France Bleu : Meurtre à Gy : un homme de 26 ans mis en examen pour meurtre aggravé et atteinte à l'intégrité d'un cadavre