Mirabel-et-Blacons marque la journée contre le harcèlement scolaire

Ce 24 avril, la commune drômoise s'associe à une mobilisation nationale pour sensibiliser élèves et familles au harcèlement.

Mirabel-et-Blacons marque la journée contre le harcèlement scolaire
Illustration Nathalie Rousselin / info.fr

À Mirabel-et-Blacons, comme dans le reste de la Drôme, le 24 avril 2026 est consacré à la prévention du harcèlement scolaire. Un rendez-vous ancré dans un programme national qui touche, selon les chiffres, un jeune sur trois.

Ce jeudi 24 avril, les écoles de Mirabel-et-Blacons participent à leur échelle à la mobilisation nationale contre le harcèlement scolaire. Ateliers, temps d’échange, questionnaires d’auto-évaluation : le format varie selon les établissements, mais l’objectif reste le même - faire parler les élèves, et les amener à reconnaître les situations à risque.

Un fléau qui ne recule pas

Les chiffres donnent le ton. Selon l’enquête nationale de novembre 2023 publiée par le ministère de l’Éducation nationale, 5 % des collégiens ont subi au moins cinq atteintes de harcèlement, avec des conséquences mesurables sur leur qualité de vie et leurs résultats. Le baromètre e-Enfance 2025 va plus loin : 37 % des jeunes déclarent avoir été touchés par le harcèlement ou le cyberharcèlement, et dans 71 % des cas, cela se passe dans l’établissement scolaire lui-même.

Dans les collèges et lycées, les signalements d’incidents graves ont progressé à 16 pour 1 000 élèves en 2023-2024, contre 14 l’année précédente, selon Le Dauphiné Libéré.

La Drôme déjà en ordre de marche

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Le département n’en est pas à ses débuts. En février 2024, la gendarmerie de la Drôme intervenait déjà dans des classes primaires pour prévenir le harcèlement, en partenariat avec la DSDEN.

Le programme pHARe, généralisé à toutes les écoles et collèges depuis 2022 puis étendu aux lycées en 2023, structure la prévention localement. Des questionnaires annuels, pérennisés depuis 2024 à l’initiative de la ministre Nicole Belloubet, permettent de suivre l’évolution du phénomène dès le CE2, selon le gouvernement.

Sources

Léa Faure

Léa Faure

Installée à Valence, elle couvre l'agriculture fruitière, les tensions sur l'eau, le nucléaire de Tricastin et les projets routiers dans la vallée du Rhône. Issue de Sciences Po Grenoble, elle a commencé en presse écrite. Méthode rigoureuse : interroger les arboriculteurs, les associations antinucléaires, les élus, croiser les rapports de sûreté avant de publier.

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