Miroslav Klose revient sans pitié sur le 7-1 contre le Brésil en 2014
L'ancien attaquant allemand raconte les quatre buts marqués en six minutes en demi-finale de la Coupe du monde 2014 et assume n'avoir eu aucune pitié pour la Seleção.
Douze ans après l'humiliation du Brésil (7-1) en demi-finale du Mondial 2014, Miroslav Klose brise le silence. Il revient sur ce match historique où il est devenu le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde, et confie sans détour « Non, je ne crois pas avoir eu de pitié. »
L’essentiel
- 8 juillet 2014 : L’Allemagne bat le Brésil 7-1 en demi-finale de la Coupe du monde à l’Estádio Mineirão.
- 4 buts en 6 minutes : La Mannschaft inscrit quatre buts en première mi-temps, dont un doublé de Toni Kroos en 69 secondes.
- Record de Klose : Miroslav Klose marque son 16e but en Coupe du monde, devenant le meilleur buteur de l’histoire du tournoi devant Ronaldo.
Un séisme footballistique encore dans les mémoires
Le 8 juillet 2014 restera à jamais une date noire dans l’histoire du football brésilien. Ce soir-là, l’Allemagne a infligé une défaite historique 7-1 au Brésil en demi-finale de la Coupe du monde, à Belo Horizonte. Un score qui a sidéré la planète football. Douze ans plus tard, Miroslav Klose, attaquant germano-polonais et héros de ce match, s’est confié sur cet exploit retentissant.
« Pas de pitié pour les Brésiliens »
Interrogé sur son état d’esprit pendant ce match, Klose a été sans appel. Dans une déclaration relayée par ActuFoot sur X, il affirme : « Si on a eu de la pitié pour les Brésiliens ? Non, je crois pas. » Une franchise qui correspond au caractère du buteur, auteur d’un doublé lors de ce match.
Un record personnel sous les yeux de Ronaldo
Ce match a permis à Miroslav Klose d’entrer définitivement dans l’histoire. En marquant le deuxième but allemand, il a porté son total à 16 réalisations en Coupe du monde, dépassant le record de Ronaldo (15 buts). Ironie du sort, le Brésilien assistait à la scène depuis les tribunes de l’Estádio Mineirão, lui qui avait commencé sa carrière au Cruzeiro, club local de Belo Horizonte.
Comme le rappelle Franceinfo, « Klose a marqué son 16e but en Coupe du monde sous les yeux de Ronaldo, dans le stade où ce dernier a débuté sa carrière ». Un symbole fort pour celui qui reste, à égalité avec Lionel Messi, le meilleur buteur de l’histoire de la compétition.
Le match de tous les records
La demi-finale de 2014 restera dans les annales pour la démonstration de force allemande. En première période, la Mannschaft a inscrit quatre buts en l’espace de six minutes, un exploit rare. Toni Kroos, notamment, a marqué deux fois en 69 secondes, ce qui lui a valu le titre d’homme du match. Le Brésil, privé de son attaquant vedette Neymar (blessé) et de son capitaine Thiago Silva (suspendu), n’a jamais existé.
Cette défaite 7-1 constitue la plus large défaite de l’histoire du Brésil à domicile, comme le souligne L’Équipe : « Le Brésil a subi sa plus grande humiliation à la maison. » Un traumatisme qui a marqué toute une génération de supporters brésiliens.
Contexte dans l’histoire du football
Ce match est considéré par la FIFA comme « l’un des plus grands séismes de l’histoire du football ». La rapidité et l’efficacité allemandes ont dépassé l’imaginable. Sur le plan statistique, cette demi-finale détient plusieurs records : plus grand nombre de buts marqués par une équipe en demi-finale (7), plus large écart de buts pour ce stade de la compétition, et bien sûr le record individuel de Klose.
Pour le football français, cet événement a aussi eu des répercussions : il a confirmé la domination du football allemand, quelques semaines avant que la Mannschaft ne remporte la finale contre l’Argentine (1-0) et ne ramène le trophée à Berlin pour la quatrième fois.
Prochaine étape : un documentaire en préparation ?
Si Miroslav Klose n’a pas annoncé de projet spécifique autour de ce match, ses récentes déclarations pourraient alimenter les rumeurs d’un documentaire ou d’un ouvrage sur cette rencontre légendaire. En attendant, les images du 7-1 continuent de tourner en boucle, symbole d’une époque où l’Allemagne régnait sans partage sur le football mondial.