Mondial 2026 : le gardien Orlando Gill, héros du Paraguay contre l’Allemagne
Le portier de 26 ans a repoussé deux penaltys et offert à son pays la première qualification en huitièmes de finale depuis 2010.
Le 29 juin 2026, le Paraguay a créé la surprise en éliminant l'Allemagne aux tirs au but (4-3, 1-1 a.p.). Orlando Gill, auteur de six arrêts en match et de deux penalties stoppés, est le héros de cette soirée historique à Phoenix.
L’essentiel
- Victoire aux tirs au but : Paraguay 4-3 Allemagne (1-1 a.p.) le 29 juin 2026 en huitièmes de finale du Mondial.
- Orlando Gill décisif : le gardien de 26 ans a arrêté les tentatives de Kai Havertz et Nick Woltemade.
- Première défaite allemande aux penaltys : la Mannschaft n’avait jamais perdu une séance de tirs au but en Coupe du monde.
- Retour du Paraguay : le pays retrouve les huitièmes de finale pour la première fois depuis 2010.
- Parcours atypique : Gill, formé comme milieu de terrain, a dû vendre ses affaires pour soigner son fils.
Une soirée écrite dans la légende
À l’University of Phoenix Stadium, le Paraguay a écrit l’une des plus belles pages de son histoire footballistique. Menés au score après l’ouverture de Julio Enciso (28e), les Guaranis ont vu Kai Havertz égaliser pour l’Allemagne à l’heure de jeu. Puis les prolongations n’ont rien donné, et la séance de tirs au but a consacré un héros inattendu.
Orlando Gill, le géant de 1,99 m de San Lorenzo, a d’abord repoussé la tentative de Havertz, avant de sortir celle de Nick Woltemade au moment où le Paraguay menait 4-3. Un exploit qui prive la Mannschaft de sa première défaite aux penaltys dans l’histoire de la Coupe du monde, comme le rapporte The Guardian.
Orlando Gill, le parcours d’un miraculé
Le nom d’Orlando Gill était encore inconnu du grand public il y a quelques semaines. Né le 11 juin 2000 à San Lorenzo, il a débuté comme milieu de terrain au club amateur 13 de Junio avant d’être converti au poste de gardien. Une reconversion tardive qui a failli ne jamais aboutir : à la naissance de son fils Lautaro, il avait dû vendre ses équipements et son maillot de la sélection U20 pour couvrir les frais médicaux, comme le révèle Flashscore.
Son ascension fulgurante lui a valu des critiques cinglantes. Après la défaite 4-1 contre les États-Unis en match de phase de groupes (13 juin 2026), la légende paraguayenne José Luis Chilavert l’avait surnommé « El Mudo » (le muet) dans les médias. « Il a encaissé quatre buts, mais il a su répondre sur le terrain. Cette nuit, il a fait taire tout le monde », analyse un commentateur local pour Info.Fr.
Contexte du football paraguayen
Le Paraguay, nation de 7,5 millions d’habitants, n’avait jamais goûté aux huitièmes de finale d’un Mondial avant l’Afrique du Sud 2010. Cette performance rappelle l’épopée de 2010, lorsque les Guaranis avaient atteint les quarts de finale. Mais le football paraguayen traverse une période de reconstruction, avec une génération portée par des talents comme Julio Enciso (Brighton) et Miguel Almirón (Newcastle). Orlando Gill, dernier rempart de ce collectif, incarne désormais l’espoir d’un pays tout entier.
La qualification vient aussi confirmer le renouveau d’un football sud-américain souvent éclipsé par le Brésil et l’Argentine. « C’est un signal fort pour le continent », estime un consultant de la FIFA cité par NDTV Sports.
Prochaine étape
Le Paraguay attend désormais son adversaire pour les quarts de finale. Le tirage au sort déterminera l’identité de l’équipe qui se dressera sur la route de ce collectif porté par la ferveur de tout un peuple. Pour Orlando Gill, l’histoire ne fait que commencer.