Mondiaux 2026 : Riner et Agbégnénou têtes d’affiche, Buchard écartée de la sélection française
La Fédération française de judo a dévoilé ce 3 juillet la liste des 22 athlètes retenus pour les Mondiaux de Bakou. Teddy Riner et Clarisse Agbégnénou sont les chefs de file, tandis qu'Amandine Buchard est la grande absente.
Le 3 juillet, la Fédération française de judo a officialisé la sélection pour les Mondiaux de Bakou (4-11 octobre). Teddy Riner et Clarisse Agbégnénou sont les têtes d'affiche. L'absence d'Amandine Buchard, écartée pour double projet, marque la principale surprise.
L’essentiel
- 22 athlètes retenus : 17 en individuel + 5 réservés pour l’épreuve par équipes mixtes.
- Retour des icônes : Teddy Riner (+100 kg) et Clarisse Agbégnénou (-63 kg) mèneront la délégation française à Bakou.
- Absence surprise : Amandine Buchard (-52 kg) écartée en raison de son double projet rugby à 7.
- Catégories vides : La France n’aligne personne en -52 kg (féminin) ni en -81 kg et -100 kg (masculin).
La Fédération française de judo a publié le 3 juillet 2026 la liste officielle des judokas sélectionnés pour les Championnats du monde de Bakou, prévus du 4 au 11 octobre 2026. Comme attendu, les deux légendes Teddy Riner et Clarisse Agbégnénou figurent en tête de la délégation. Mais la composition de cette sélection de 22 noms recèle plusieurs surprises, notamment l’absence d’Amandine Buchard.
Un retour très attendu en individuel
Teddy Riner, 37 ans, effectuera son retour sur la scène internationale individuelle pour la première fois depuis son titre olympique à Paris 2024. Le Guadeloupéen, qui compte onze titres mondiaux, sera engagé dans la catégorie des plus de 100 kg. « C’est une étape importante dans la préparation pour les Jeux de Los Angeles 2028 », a souligné la fédération.
De son côté, Clarisse Agbégnénou, 33 ans, retrouve les tatamis mondiaux après son deuxième congé maternité. La Rennaise, sextuple championne du monde, visera un septième sacre en moins de 63 kg. Son retour avait déjà été annoncé en début d’année, mais sa sélection pour Bakou confirme son ambition de briller encore au plus haut niveau.
Buchard écartée, le rugby à 7 en cause
La principale interrogation de cette sélection concernait la place d’Amandine Buchard. Médaillée olympique et championne du monde en titre en -52 kg, la Française n’a pas été retenue par le comité de sélection. Selon les informations de la Fédération, cette décision fait suite à un manque d’assiduité lié à son double projet avec l’équipe de France de rugby à 7. La judokate de 30 ans avait en effet entamé une reconversion sportive, ce qui a perturbé sa préparation spécifique pour les Mondiaux.
En conséquence, la France ne présentera aucune représentante dans la catégorie des -52 kg. « C’est un choix assumé, nous privilégions les athlètes totalement dédiés au judo », a expliqué l’encadrement technique.
Le média La 1ère a également réagi à cette nouvelle :
Des catégories délaissées et des renforts pour le mixte
Outre le -52 kg féminin, la sélection tricolore laisse également vacantes les catégories masculines des -81 kg et -100 kg. « Nous n’avons pas de leader incontesté dans ces poids à ce stade du cycle olympique », a justifié le staff. Une situation qui tranche avec l’habituelle densité française.
Pour l’épreuve par équipes mixtes, cinq athlètes supplémentaires ont été désignés pour renforcer le collectif. Parmi eux, Martha Fawaz et Maxime Gobert, qui apporteront leur polyvalence. La France, championne olympique en titre par équipes, visera un nouveau titre mondial dans cette discipline.
À noter que les cadets français viennent de connaître le succès : l’équipe de France cadette a conservé son titre européen par équipes mixtes, signe de la vitalité de la relève.
Contexte à Paris
Si les deux stars de la sélection évoluent dans des clubs parisiens (PSG Judo pour Riner, Red Star Champigny pour Agbégnénou), la région Île-de-France reste le principal vivier du judo français avec près de 30 % des licenciés nationaux. La capitale accueille également le siège de la Fédération française de judo. L’absence de représentants parisiens dans certaines catégories interroge toutefois les observateurs locaux, alors que le club du PSG Judo a brillé cette saison en coupe d’Europe des clubs.
L’effectif complet de la sélection a été salué par les supporters, même si le débat sur l’éviction de Buchard agite les réseaux sociaux. Les Mondiaux de Bakou permettront de jauger le potentiel de l’équipe de France à deux ans des JO de Los Angeles.
Prochaine étape : le stage de préparation à l’INSEP du 15 au 25 août, avant le départ pour l’Azerbaïdjan début octobre.