Mondiaux 2026 : la Belgique dévoile ses 20 pré-sélectionnés pour Montréal
Serge Pauwels affiche un luxe de choix pour contrer Pogačar
Le sélectionneur national belge Serge Pauwels a publié une liste de 20 coureurs pour les Mondiaux de Montréal. Huit seulement feront le voyage fin septembre.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Luxe de choix belge
20 coureurs pour 8 places. Pauwels dit pouvoir « faire deux équipes ». Un effectif pléthorique qui pose la question des critères de sélection finale : arbitrage entre rouleurs, puncheurs, expérience et fraîcheur physique.
Défi tactique Pogačar
Le double champion du monde en titre connaît le circuit montréalais par cœur (vainqueur en 2022 et 2024). Les Belges devront être « inventifs » : attaques précoces pour l'épuiser ou bloc compact jusqu'au sprint final.
Parcours sélectif
273,2 km avec 12 tours d'un circuit exigeant sur le Mont Royal. Des ascensions à plus de 11 % qui éliminent les rouleurs purs et favorisent les puncheurs capables de variations de rythme répétées.
Prestige historique
Retour à Montréal 52 ans après la victoire d'Eddy Merckx en 1974. Le poids symbolique de ce précédent transforme cette édition en rendez-vous historique pour la génération Evenepoel-Van Aert.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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1974
Première édition hors Europe
Eddy Merckx remporte les Mondiaux à Montréal, première édition organisée hors d'Europe
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avril 2026
Repérage belge
Une délégation belge effectue un repérage du circuit montréalais pour préparer la stratégie
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15 juil. 2026
Pré-sélection publiée
Serge Pauwels dévoile une liste de 20 coureurs candidats pour 8 places
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fin août 2026
Sélection définitive
Annonce des 8 coureurs retenus pour représenter la Belgique à Montréal
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20-27 sept. 2026
Mondiaux à Montréal
99e édition des Championnats du Monde Route UCI, course élite masculine le 27 septembre
Serge Pauwels a posé sa liste sur la table le 15 juillet. Vingt noms - huit places. Le sélectionneur national belge dit qu’il pourrait « faire deux équipes » tant le choix est vaste. C’est un « casse-tête » - selon ses mots.
La sélection définitive sera connue fin août - trois semaines avant le départ des Mondiaux de Montréal. La course élite masculine est programmée le 27 septembre.
Les critères du choix impossible
Remco Evenepoel et Wout van Aert figurent parmi les principaux atouts de la sélection. Leur forme après le Tour de France et la Vuelta conditionnera leur présence finale. Tim Wellens - Thibau Nys - Jarno Widar - Tiesj Benoot - Maxim Van Gils - Jasper Stuyven et potentiellement Arnaud De Lie complètent la liste des candidats.
Pauwels devra trancher entre des profils incompatibles. Faire « deux équipes » signifie arbitrer entre rouleurs capables d’enchaîner 273,2 kilomètres et puncheurs explosifs pour les montées répétées. Entre expérience internationale et fraîcheur physique post-Vuelta. Entre leaders capables de gagner seuls et équipiers prêts à s’épuiser pour le collectif. Le « casse-tête » tient moins au nombre qu’à l’incompatibilité tactique de certains profils sur un parcours aussi sélectif.
Un parcours taillé pour l’usure
Une délégation belge a effectué un repérage du circuit en avril. Les données collectées dessinent un piège. Le parcours comprend environ 120 kilomètres relativement plats - suivis de douze tours d’un circuit vallonné sur le Mont Royal. La distance totale s’élève à 273,2 kilomètres - avec un circuit de 13,4 kilomètres incluant la montée de Camillien-Houde (2,3 kilomètres à 6,2 % de moyenne ) et la Côte de la Polytechnique (passages à plus de 11 % ).
Ces caractéristiques éliminent d’emblée les sprinteurs purs. Les passages répétés à plus de 11 % transforment chaque tour en filtre supplémentaire. Après 273 kilomètres et douze ascensions - seuls les puncheurs capables d’encaisser l’accumulation de dénivelé peuvent espérer jouer la victoire dans les derniers kilomètres. La pente moyenne de Camillien-Houde (6,2 % ) favorise les accélérations violentes plutôt que les efforts constants, privilégiant les coureurs capables de variations de rythme.
La stratégie collective contre Pogačar
Tadej Pogačar - double champion du monde en titre - connaît le circuit par cœur. Il a remporté le Grand Prix de Montréal en 2022 et 2024. Serge Pauwels l’a dit: il faudra être « inventifs » pour le contrer. Une « stratégie collective contre un champion solitaire » - une approche « créative ».
Concrètement, la Belgique dispose de deux leviers tactiques. Premier scénario: épuiser Pogačar en multipliant les attaques dès les premiers tours du Mont Royal, le contraindre à combler chaque écart jusqu’à ce qu’un Belge parte seul dans les trois derniers tours. Deuxième scénario: contrôler collectivement les offensives adverses, garder un bloc compact jusqu’au dernier tour, puis lancer Evenepoel ou van Aert dans la montée finale en comptant sur leur explosivité. L’approche « créative » pourrait aussi combiner les deux: attaques précoces pour fragmenter le peloton, puis un contre-la-montre collectif si Pogačar se retrouve isolé. Chaque option exige des profils différents dans les huit places disponibles.
Le poids d’une victoire attendue depuis 1974
La Belgique joue gros. Eddy Merckx avait remporté la course professionnelle masculine lors de la première édition montréalaise en 1974 - il y a 52 ans. Ce précédent historique pèse sur les épaules de la génération actuelle. Cinquante-deux ans sans victoire belge sur le sol canadien dans un contexte où Montréal accueille les Mondiaux pour la troisième fois - transforment cette édition 2026 en rendez-vous symbolique. L’ombre de Merckx rappelle que la Belgique a déjà su s’imposer hors d’Europe, à une époque où les déplacements intercontinentaux compliquaient la logistique. Ne pas capitaliser sur un effectif aussi fourni dans un cadre aussi prestigieux serait perçu comme un échec collectif.
Montréal accueille l’événement du 20 au 27 septembre. Il rassemblera environ 1000 athlètes de plus de 75 pays - treize épreuves au programme. Le plus grand rendez-vous sportif à Montréal depuis les Jeux olympiques de 1976.
Pauwels tranchera dans un mois. Vingt noms, huit maillots. Le reste, c’est du calcul.
Sources
- UCI - 2026 UCI Road World Championships
- Wikipedia - 2026 UCI Road World Championships
- DirectVelo - Un plan anti-Pogacar chez les Belges
- Montréal 2026 - Site officiel
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