Gaël Monfils : dernière danse à Montréal
Le Français jouera sa 15e édition du tournoi canadien du 1er au 13 août
Le Français disputera sa 15e et dernière édition du Masters 1000 de Montréal en août. Une wild card, des souvenirs, et une cérémonie pour clore quinze ans d'histoire avec le public québécois.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
La fin d'une ère
À 39 ans, Monfils dispute sa dernière saison. Chaque tournoi devient un adieu à un circuit qu'il a marqué de son style unique.
Le lien avec Montréal
Avec 24 victoires pour 13 défaites et 15 apparitions au compteur, le tournoi canadien représente l'un des terrains de prédilection du Français. Un bilan qui justifie l'invitation des organisateurs.
L'héritage du match de 2017
Le retour épique contre Nishikori reste gravé dans la mémoire collective. Quatre balles de match sauvées et une victoire arrachée qui incarne l'essence même du jeu de Monfils.
Une reconnaissance méritée
La cérémonie prévue après son dernier match témoigne de l'impact du joueur au-delà des résultats. Les organisateurs saluent un lien indéfectible avec le public québécois construit sur 15 éditions.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2011
Premier quart de finale
Monfils atteint les quarts de finale à Montréal pour la première fois [^f17]
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2016
Première demi-finale
Accède au dernier carré du tournoi canadien [^f15]
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2017
Match légendaire
Sauve 4 balles de match contre Nishikori après avoir perdu le premier set 2-6 [^f20][^f22][^f8]
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2019
Deuxième demi-finale
Retrouve les demi-finales du Masters 1000 [^f16]
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2021
Retour en quarts
Atteint de nouveau les quarts de finale [^f18]
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2023
Derniers quarts
Troisième quart de finale à Montréal [^f19]
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2026
Dernier passage au Canada
15e et dernière apparition au National Bank Open [^f1][^f9]
Le stade IGA ouvre ses portes le 1er août. Gaël Monfils [1] y sera. Une invitation pour le tableau principal. Sa 15e apparition à Montréal. La dernière sur ce tournoi.
À 39 ans - le Français [2] dispute sa dernière année sur le circuit ATP. Les organisateurs lui offrent une wild card. Un geste pour 24 victoires et 13 défaites sur ces courts. Pour les souvenirs aussi.
Le match que personne n’oublie
2017. Monfils affronte le Japonais Kei Nishikori. Quatre balles de match contre lui. Il les sauve toutes. Des coups impossibles, un renversement total. La victoire au bout. Ce soir-là, le public canadien découvre ce que signifie vraiment le tennis spectacle à la Monfils.
Ce match est devenu l’emblème du tennis spectacle que Monfils incarne. Pas la mécanique froide des frappeurs modernes. L’instinct, le risque, la capacité à inverser une issue écrite. « Montréal est un tournoi que j’adore », confie-t-il. « Le public ici a une énergie différente, il te pousse à te dépasser. Je me souviens de matchs ici où l’ambiance était incroyable, presque électrique. » Le match contre Nishikori illustre ce lien: sans ce public, sans cette électricité, la remontée n’aurait peut-être jamais eu lieu. C’est l’héritage d’un joueur qui a transformé des courts en arènes.
Montréal, terrain de prédilection
24 victoires. 13 défaites. Ces chiffres placent le tournoi canadien parmi les terrains où Monfils a le plus brillé. Deux demi-finales en 2016 et 2019. Trois quarts de finale en 2011 - 2021 et 2023. Jamais de finale, mais une régularité que peu de joueurs peuvent afficher sur un Masters 1000 donné.
Ce bilan raconte une histoire d’amour entre un joueur et une ville. « Revenir sur ces courts, c’est toujours un plaisir immense », dit Monfils. « J’ai hâte de créer de nouveaux souvenirs avec les fans cette année. » L’énergie montréalaise a porté sa carrière. Pas seulement en 2017. À chaque édition, le public québécois a répondu présent. Il a poussé Monfils au-delà de ses limites physiques, transformant des matchs ordinaires en batailles épiques. Ce lien explique pourquoi les organisateurs ont choisi de lui offrir une wild card malgré son classement actuel. Ce n’est pas de la charité. C’est de la reconnaissance.
Ce que les chiffres ne disent pas
Monfils a 39 ans et joue encore. Ancien numéro 6 mondial - 13 titres ATP - une carrière construite sur des coups que personne d’autre n’ose tenter.
Le titre lui a échappé à Montréal, mais pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le match contre Nishikori en 2017. Quatre balles de match sauvées. Un retour spectaculaire. Ce soir-là, Monfils n’a pas gagné un tournoi. Il a prouvé que le tennis peut être autre chose qu’une mécanique. Une bagarre, un spectacle, un art.
Une cérémonie pour saluer une carrière
Le tirage au sort du premier tour aura lieu le 31 juillet. Son adversaire sera connu ce jour-là. Quel que soit le résultat, une cérémonie lui rendra hommage après son dernier match.
Cette reconnaissance est méritée. Quinze éditions à Montréal, c’est plus qu’une carrière. C’est une fidélité. Le bilan de 24-13 - les demi-finales de 2016 et 2019 - les quatre balles de match de 2017: autant de raisons pour lesquelles les organisateurs saluent « une carrière exceptionnelle et un lien indéfectible avec le public québécois ». Monfils n’a pas seulement joué à Montréal. Il y a créé des moments que le public n’oubliera pas. La cérémonie marque la fin de cette histoire spécifique, celle d’un joueur et d’un tournoi. Pas ses adieux définitifs au tennis, qui surviendront plus tard dans la saison, mais la clôture d’un chapitre montréalais qui a duré quinze ans.
Le stade IGA se prépare à accueillir Monfils une dernière fois. Du 1er au 13 août. Les fans se souviendront du renversement de 2017. Des quatre balles de match. Du joueur qui refusait de perdre. Monfils revient à Montréal pour finir là où il a été grand. Sur un court, devant un public qui ne l’a jamais lâché.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (2)
fr.wikipedia.org ↗ ↩
fr.wikipedia.org ↗ ↩
