Mont-de-Marsan : un homme mis en examen pour violences ayant entraîné la mort de sa compagne

Le compagnon, récidiviste de violences conjugales, a été placé en détention provisoire ce dimanche après le décès de sa compagne de 61 ans.

Mont-de-Marsan : un homme mis en examen pour violences ayant entraîné la mort de sa compagne
Illustration Christophe Dufour / info.fr

Une femme de 61 ans est décédée le 28 mai 2026 à Mont-de-Marsan après avoir été transportée à l'hôpital. Son compagnon, 49 ans, a été mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et placé en détention provisoire dimanche 31 mai.

L’essentiel

  • 28 mai 2026 : une femme de 61 ans décède à l’hôpital Layné de Mont-de-Marsan après un appel des secours pour malaise à son domicile.
  • 29 mai : perquisition du logement ; le compagnon, 49 ans, placé en garde à vue ; enquête de flagrance ouverte pour homicide volontaire.
  • 31 mai : l’homme mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et violences habituelles (récidive légale), et placé en détention provisoire.
  • Casier : l’homme avait déjà été condamné pour violences conjugales en 2008, 2014 et 2022, dont sur la même victime.
  • Autopsie judiciaire prévue en début de semaine prochaine pour déterminer la cause précise du décès.

Un appel pour malaise, un décès à l’hôpital

Le jeudi 28 mai 2026, les secours sont appelés pour un malaise dans un appartement de la résidence Le Petit Prince, avenue du Colonel-Rozanoff, à Mont-de-Marsan. La femme, âgée de 61 ans, est transportée en urgence à l’hôpital Layné. Elle décède peu après.

L’examen externe du corps oriente rapidement les soignants : des ecchymoses multiples, d’âges et de localisations différentes, peu compatibles avec des lésions auto-infligées. Un signalement est adressé aux forces de l’ordre. Le parquet de Mont-de-Marsan ouvre dans la foulée une enquête de flagrance pour homicide volontaire.

Garde à vue, perquisition, mise en examen

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Le vendredi 29 mai, le logement est perquisitionné. Le compagnon de la victime, un homme de 49 ans, est placé en garde à vue. Selon le parquet, il reconnaît en garde à vue les violences habituelles.

Dimanche 31 mai, la procureure Alexa Dubourg annonce sa mise en examen pour deux chefs : violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner commises par conjoint, et violences habituelles en état de récidive légale. Il est placé en détention provisoire.

Les affaires de violences traitées en comparution rapide restent minoritaires ; ici, la complexité médico-légale justifie l’instruction.

Les éléments médicaux au cœur du dossier

La cause exacte du décès n’est pas encore établie. Selon la procureure Alexa Dubourg, la victime a reçu au moins deux violents coups de poing au visage dans les heures précédant l’intervention des secours. Le tableau clinique associe un hématome sous-dural, une hémorragie intracérébrale, des arrêts cardiorespiratoires et un contexte cardiologique préexistant.

Une autopsie judiciaire est prévue en début de semaine du 1er juin pour préciser le lien de causalité entre les coups reçus et le décès. C’est ce résultat qui pourrait faire évoluer la qualification retenue - vers un meurtre ou maintenir la qualification actuelle de violences mortelles.

Un récidiviste condamné à quatre reprises

Le profil judiciaire du mis en examen est documenté. D’après les informations de France Bleu Gascogne reprises par ici.fr, l’homme avait déjà été condamné pour violences conjugales à quatre reprises : en 2008, 2014 et 2022. Certaines de ces condamnations visaient la même victime.

C’est cette récidive légale qui fonde la qualification aggravée retenue par le parquet. La mise en examen intègre ainsi les violences habituelles comme chef autonome, distinct des violences mortelles.

Le dossier illustre une problématique nationale : les victimes de violences conjugales répétées restent exposées même lorsque des condamnations ont déjà été prononcées contre leur agresseur. Des dispositifs comme les alertes préfectorales dans les Landes mobilisent ponctuellement les services, mais la protection des victimes de violences intrafamiliales relève de mécanismes spécifiques.

Contexte dans les Landes

Mont-de-Marsan est la préfecture des Landes (40), département de 420 000 habitants environ. La ville concentre les principales juridictions du département, dont le tribunal judiciaire et le parquet dirigé par la procureure Alexa Dubourg.

Les Landes figurent régulièrement dans les statistiques nationales sur les violences intrafamiliales, sans pour autant se distinguer particulièrement par rapport à la moyenne régionale de Nouvelle-Aquitaine. Ce dossier, qui s’apparente à un féminicide présumé selon les qualifications retenues, intervient dans un contexte de renforcement des politiques judiciaires sur les violences conjugales au niveau national.

La résidence Le Petit Prince, avenue du Colonel-Rozanoff, est un ensemble résidentiel du centre-ville montois. Aucune information sur d’éventuels antécédents de troubles dans cette résidence n’a été communiquée par les autorités.

Prochaine étape : l’autopsie

Les résultats de l’autopsie judiciaire, attendus en début de semaine prochaine, seront déterminants pour la suite de l’instruction. Selon leur conclusion, le parquet pourrait demander une requalification en meurtre - ce qui avait été la qualification initiale de l’enquête de flagrance - ou maintenir celle de violences volontaires mortelles. Un juge d’instruction est désormais saisi du dossier.

Sources

Christophe Dufour

Christophe Dufour

Christophe est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Landes (40), avec Mont-de-Marsan pour chef-lieu. Spécialité du département : forêt landaise et surf international. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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