Montauban : deux ouvriers intoxiqués au monoxyde de carbone après 45 min de disqueuse en local clos
Deux travailleurs de 20 et 29 ans évacués vers le CHU après saturation en CO rue des Augustins le 28 avril
Un incident de sécurité sur un chantier rue des Augustins à Montauban a failli tourner au drame mardi 28 avril 2026. Deux ouvriers ont été intoxiqués au monoxyde de carbone après l'usage prolongé d'une disqueuse thermique dans un local non ventilé. Le SDIS 82 est intervenu. L'Inspection du travail a été saisie.
Un incident de sécurité sur un chantier rue des Augustins à Montauban a failli tourner au drame mardi 28 avril 2026. Deux ouvriers ont été intoxiqués au monoxyde de carbone après l’usage prolongé d’une disqueuse thermique dans un local non ventilé. Le SDIS 82 est intervenu. L’Inspection du travail a été saisie.
L’essentiel
- 28 avril 2026, 15h15 : deux ouvriers de 20 et 29 ans intoxiqués au monoxyde de carbone, rue des Augustins à Montauban.
- Cause identifiée : utilisation d’une disqueuse thermique pendant 45 minutes dans un local clos, mal ventilé.
- Prise en charge : évacués conscients vers le centre hospitalier de Montauban, sous oxygène pour 6 à 12 heures de surveillance.
- Suite judiciaire : l’Inspection du travail saisie ; l’entreprise employeuse, basée à Toulouse, alertée, selon La Dépêche.
Ce qui s’est passé rue des Augustins
Mardi 28 avril 2026, vers 15h15, les pompiers du SDIS 82 sont alertés pour une intoxication sur chantier dans le centre historique de Montauban. Deux ouvriers, âgés de 20 et 29 ans, ont utilisé une disqueuse thermique pendant 45 minutes dans un local clos, insuffisamment ventilé. L’outil, conçu pour un usage en extérieur, a saturé rapidement l’air ambiant en monoxyde de carbone issu de ses gaz d’échappement, selon La Dépêche du Tarn-et-Garonne.
Les deux hommes sont retrouvés conscients mais fortement incommodés. Les sapeurs-pompiers installent un ventilateur pour extraire le CO du local, puis évacuent les victimes vers les urgences du centre hospitalier de Montauban. Une surveillance de 6 à 12 heures sous oxygène est prescrite. Leur pronostic vital n’est pas engagé.
Un outil prévu pour l’extérieur, utilisé en espace confiné
La disqueuse thermique fonctionne avec un moteur à combustion interne. Son usage en intérieur, même bref, génère une accumulation rapide de monoxyde de carbone - gaz inodore, incolore, indétectable sans capteur. Quarante-cinq minutes dans un local mal ventilé suffisent à atteindre des concentrations dangereuses, voire mortelles.
Ce type d’accident est récurrent sur les chantiers. Le chantier Matabiau à Toulouse avait déjà été touché le 27 avril 2026, la veille de l’incident montalbanais : cinq ouvriers y avaient été intoxiqués dans des circonstances similaires. Un fait relevé également par plusieurs préfets à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité au travail.
L’Inspection du travail saisie
Selon La Dépêche, l’entreprise employeuse, dont le siège est à Toulouse, a été informée de l’accident. L’Inspection du travail a été saisie pour enquêter sur les circonstances. Les conditions de travail sur le chantier - ventilation, consignes de sécurité, formation aux risques liés aux outils thermiques en espace clos - seront examinées. Aucune mise en cause formelle n’a été annoncée à ce stade.
Contexte dans le Tarn-et-Garonne
Montauban, préfecture du Tarn-et-Garonne (82), compte environ 60 000 habitants. Le centre historique concentre plusieurs chantiers de rénovation du bâti ancien. La rue des Augustins jouxte l’Espace des Augustins, ancien couvent fondé en 1335. Les chantiers en milieu urbain dense posent des contraintes particulières de ventilation, les locaux anciens étant souvent hermétiques.
Aucune statistique départementale spécifique sur les intoxications au CO sur chantier n’a été communiquée par la préfecture ou le SDIS 82 à la date du 30 avril 2026. À titre de comparaison, 49 signalements d’intoxications accidentelles au monoxyde de carbone avaient été enregistrés en 2024 en région Centre-Val de Loire, selon l’ARS locale - donnée qui illustre la récurrence nationale du risque en environnement confiné.
L’enquête de l’Inspection du travail devra établir si les règles de prévention obligatoires - notamment l’interdiction d’usage d’engins thermiques en local non ventilé - ont été respectées sur ce chantier.