Montréal : un détenu retrouvé mort dans sa cellule à la prison de Bordeaux
Le 30 juin, Oussama Nouasse, 23 ans, a été découvert sans vie. La Sûreté du Québec a ouvert une enquête pour meurtre.
La Sûreté du Québec enquête sur la mort suspecte d'un détenu de 23 ans à la prison de Bordeaux, à Montréal. Oussama Nouasse a été retrouvé les mains liées et portant des traces de violence. L'affaire relance les débats sur la sécurité carcérale.
L’essentiel
- Fait 1 : Le détenu Oussama Nouasse, 23 ans, a été retrouvé mort le 30 juin 2026 dans sa cellule à la prison de Bordeaux à Montréal (Canada).
- Fait 2 : La porte-parole de la Sûreté du Québec, Kim Cormier, a confirmé le décès et l’ouverture d’une enquête criminelle confiée au service des crimes contre la personne.
- Fait 3 : Selon des sources médiatiques, la victime aurait été retrouvée les mains attachées, couverte de sang et battue à mort. Les techniciens en identité judiciaire ont été déployés sur place.
- Fait 4 : Le syndicat des agents correctionnels dénonce un manque d’effectifs face à la montée des tensions entre groupes criminalisés dans l’établissement.
Un décès qui soulève des questions
Le 30 juin 2026, vers 20 heures, les services d’urgence ont été appelés à la prison de Bordeaux, située sur l’île de Montréal. À leur arrivée, ils ont découvert le corps sans vie d’Oussama Nouasse, un détenu de 23 ans. La Sûreté du Québec (SQ) a rapidement confirmé l’information et ouvert une enquête pour meurtre.
Selon les premiers éléments rapportés par TVA Nouvelles, le détenu aurait été retrouvé les mains liées, le corps couvert de sang et présentant des signes de passage à tabac. La SQ n’a pas confirmé ces détails, mais a précisé que des techniciens du service d’identité judiciaire ont été dépêchés dans la cellule pour analyser la scène.
Oussama Nouasse était incarcéré sous des accusations de tentatives de meurtre et de possession d’arme à feu. Son décès intervient dans un contexte de violences croissantes au sein des établissements pénitentiaires québécois.
Une enquête criminelle ouverte
La porte-parole de la SQ, Kim Cormier, a déclaré que l’enquête a été confiée à l’équipe des crimes contre la personne. « Nous traitons ce décès comme suspect et nous mobilisons tous les moyens nécessaires pour faire la lumière sur les circonstances », a-t-elle indiqué, citée par Noovo Info. Aucune arrestation n’a été effectuée à ce stade.
Le parquet de Montréal n’a pas encore communiqué officiellement. La procédure judiciaire en cours devrait comprendre une autopsie pour déterminer les causes exactes de la mort. Les résultats pourraient prendre plusieurs semaines.
Contexte dans le département de la Gironde
L’établissement de détention de Bordeaux, situé à Montréal (Québec, Canada), n’entretient aucun lien avec la ville de Bordeaux en Gironde. La confusion possible entre les deux établissements, liée à l’homonymie, a été soulignée par plusieurs médias canadiens. En Gironde, la prison de Bordeaux-Gradignan reste un sujet sensible : en 2024, elle avait été le théâtre d’une mutinerie et de plusieurs incidents violents. Le décès d’Oussama Nouasse, bien que survenu à des milliers de kilomètres, rappelle les enjeux de sécurité communs à de nombreux établissements pénitentiaires, en France comme au Canada.
Syndicats et agents correctionnels s’alarment
Ce drame relance le débat sur la sécurité en milieu carcéral au Québec. Mathieu Lavoie, président du syndicat des agents correctionnels, a dénoncé un manque d’effectifs chronique. « Les coupes budgétaires des dernières années ont affaibli notre capacité à encadrer les tensions. Les rivalités entre gangs sont de plus en plus violentes, et nous ne sommes pas assez nombreux pour les contenir », a-t-il déclaré à TVA Nouvelles.
La prison de Bordeaux est l’un des plus grands centres de détention du Québec, avec une population carcérale souvent supérieure à sa capacité officielle. Plusieurs agressions et homicides y ont été recensés ces derniers mois. Le syndicat réclame une rencontre urgente avec le ministre de la Sécurité publique.
Une série de violences carcérales
Ce n’est pas la première fois qu’un détenu meurt dans des circonstances violentes dans cette prison. En mars 2026, un autre détenu avait été poignardé lors d’une rixe. Le Journal de Montréal rappelle que les autorités avaient déjà été alertées sur la détérioration des conditions de détention. Le décès d’Oussama Nouasse s’inscrit dans une tendance inquiétante : selon des données syndicales, le nombre d’agressions graves en milieu carcéral a augmenté de 30 % au Québec en 2025.
Prochaine étape
L’autopsie et l’enquête de la SQ devraient apporter des éléments supplémentaires dans les prochaines semaines. Le syndicat des agents correctionnels attend des annonces gouvernementales sur les moyens alloués à la sécurité pénitentiaire. La famille de la victime n’a pas encore réagi publiquement.