Mort à Besançon : l’autopsie écarte l’homicide, le compagnon relâché
Une mère de 36 ans retrouvée morte rue de Chalezeule causes naturelles retenues, enquête close après trois jours de garde à vue
Une femme de 36 ans, mère de cinq enfants, a été retrouvée morte le 5 mai 2026 à son domicile de Besançon. Soupçonné, son compagnon de 50 ans a été placé en garde à vue. L'autopsie du 8 mai écarte tout homicide.
Une femme de 36 ans, mère de cinq enfants mineurs, a été découverte sans vie le lundi 5 mai 2026 dans son appartement rue de Chalezeule, dans le quartier Clairs-Soleils de Besançon. Trois jours plus tard, l’autopsie a écarté l’hypothèse d’un homicide. Son compagnon, placé en garde à vue dès le soir de la découverte du corps, a été relâché.
L’essentiel
- 5 mai 2026 : corps d’une femme de 36 ans découvert rue de Chalezeule à Besançon, quartier Clairs-Soleils.
- Enquête pour meurtre sur conjoint : ouverte le jour même par le parquet de Besançon, son compagnon de 50 ans placé en garde à vue.
- 8 mai 2026 : l’autopsie exclut toute asphyxie mécanique et toute intervention d’un tiers ; causes naturelles retenues.
- Compagnon relâché après 72 heures de garde à vue, sans mise en examen.
- Analyses toxicologiques en cours pour déterminer une éventuelle cause médicamenteuse.
Découverte rue de Chalezeule
Le 5 mai en soirée, les secours sont appelés rue de Chalezeule. La femme, 36 ans, d’origine kosovaro-albanaise, est retrouvée morte à son domicile. Selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté, aucune trace de lutte, de coups ou de sang n’est relevée ni sur le corps ni dans l’appartement. La victime était mère de cinq enfants mineurs.
Le corps présente un syndrome asphyxique, ce qui pousse les enquêteurs à écarter rapidement la piste naturelle. Le parquet de Besançon ouvre dans la foulée une enquête pour meurtre sur conjoint.
Le compagnon en garde à vue : un passé judiciaire chargé
Le compagnon de la victime, âgé de 50 ans, est placé en garde à vue le soir même. Selon Le Parisien, il avait été condamné antérieurement pour violences conjugales. Ce précédent judiciaire explique la décision rapide d’ouverture d’une enquête pour meurtre sur conjoint par le procureur Cédric Logelin.
L’homme est maintenu en garde à vue pendant trois jours, le temps que les résultats de l’autopsie soient connus.
L’autopsie tranche : pas d’homicide
Le jeudi 8 mai 2026 au matin, l’autopsie est pratiquée. Le procureur Cédric Logelin déclare à l’AFP : « L’autopsie pratiquée ce jeudi matin ne révèle pas d’asphyxie mécanique et ne met pas en évidence l’intervention d’un tiers. » Des causes naturelles liées à des problèmes médicaux préexistants sont évoquées.
Le compagnon est relâché dans la foulée, sans mise en examen. L’enquête pour meurtre sur conjoint est close.
Des analyses toxicologiques sont néanmoins en cours, selon le procureur Logelin, pour déterminer si une cause médicamenteuse pourrait expliquer le décès. Les résultats ne sont pas encore connus à ce stade.
Contexte dans le Doubs
Cette affaire intervient dans un département où les violences conjugales restent une préoccupation des autorités. Selon les données du ministère de l’Intérieur (SSMSI, 2024), le Doubs représente 11,9 % des victimes de violences conjugales recensées dans la région.
À Besançon même, un féminicide avait eu lieu en novembre 2025 : une femme de 32 ans avait été abattue par son ex-conjoint, selon Le Monde et L’Est Républicain. Ce précédent avait alimenté le débat local sur la protection des femmes victimes de violences. Dans ce contexte, comme à Agen après le meurtre d’un SDF, les affaires à forte charge émotionnelle initiale se referment parfois différemment de ce qu’annonçaient les premières heures.
La prudence s’impose néanmoins : l’antécédent judiciaire du compagnon pour violences conjugales avait légitimé l’ouverture immédiate d’une enquête criminelle. Le parquet de Besançon a suivi la procédure standard dans de tels cas.
Une enquête close, une cause à préciser
L’homicide est écarté. Mais la cause exacte du décès n’est pas encore formellement établie. Les analyses toxicologiques en cours, dont les résultats n’ont pas été communiqués à ce stade par le parquet, pourraient apporter une réponse définitive sur l’origine médicale ou médicamenteuse de la mort. Cinq enfants mineurs ont perdu leur mère.
Sources
- France 3 Bourgogne-Franche-Comté : Une jeune femme retrouvée morte chez elle à Besançon : l'autopsie écarte toute implication d'un tiers
- Le Parisien : Femme retrouvée morte à Besançon : l'autopsie écarte l'hypothèse d'un homicide, son compagnon relâché
- L'Est Républicain : Doubs. Femme retrouvée morte chez elle à Besançon : la thèse de l'homicide écartée, l'enquête se poursuit
- MaCommune.info : Femme retrouvée morte à Besançon : il ne s'agit pas d'un homicide