Mourad Boudjellal : « Les blessures ne suffisent pas à expliquer la chute du RCT »
L'ancien président du RC Toulon estime que l'excuse des blessures est un lieu commun et pointe un manque de moyens sur deux tableaux.
Dans un entretien accordé au journal La Montagne le 25 juin 2026, Mourad Boudjellal est revenu sur la fin de saison décevante du club varois. L'ancien dirigeant récuse l'excuse des blessures et pointe un problème de fond.
L’essentiel
- Le 25 juin 2026 : Mourad Boudjellal accorde un entretien à La Montagne pour analyser la saison du RCT.
- Président de 2006 à 2020 : L’ancien dirigeant toulonnais juge l’excuse des blessures « bateau ».
- Deux fronts trop lourds : Selon lui, le manque de moyens humains et physiques pour jouer Top 14 et Coupe d’Europe explique la chute.
« Les blessures, c’est un lieu commun », a tranché Mourad Boudjellal dans La Montagne le 25 juin. L’ancien président du Rugby Club Toulonnais (RCT), aux commandes de 2006 à 2020, n’y va pas par quatre chemins. Alors que le club de la Rade a connu une fin de saison manquée après un bon début de championnat, il estime que l’excuse des pépins physiques est trop souvent avancée.
Ce qu’a dit Boudjellal
Dans cet entretien, Mourad Boudjellal a balayé la thèse des blessures comme facteur principal des résultats décevants. « Toutes les équipes ont des blessés, c’est une explication bateau », a-t-il expliqué, selon le blog RCT qui relaie ses propos. L’ancien dirigeant va plus loin : la vraie raison, c’est le manque de ressources pour mener de front le Top 14 et la Coupe d’Europe. « L’investissement important en Coupe d’Europe a banalisé le championnat et usé l’énergie du groupe », ajoute-t-il.
Boudjellal, qui a quitté la présidence en 2020, s’est aujourd’hui retiré du rugby professionnel. Il s’est réinvesti dans l’édition aux côtés d’Antoine Gallimard. Mais il continue de suivre le Top 14 en amateur, et n’hésite pas à donner son avis.
Un club à la peine sur deux fronts
Le RCT avait pourtant bien entamé sa saison. Mais les blessures et la fatigue accumulée en Coupe d’Europe ont eu raison des ambitions varoises. Sans citer de noms, Boudjellal estime que le groupe n’avait pas l’épaisseur nécessaire pour enchaîner les matchs au plus haut niveau. Résultat : une fin de championnat poussive qui a déçu les supporters.
Contexte dans le Var
Toulon, ville majeure du Var et du rugby français, a vu son club phare osciller entre sommets européens et purgatoire. Après le départ de Boudjellal, le RCT a cherché un nouveau souffle. La saison 2025-2026, marquée par des espoirs vite douchés, ravive les critiques sur la gestion du groupe. Dans un département où le rugby est roi, les propos de l’ancien président résonnent fort
Un homme aux multiples casquettes
Mourad Boudjellal n’a pas totalement quitté la vie publique. En février 2026, il s’est engagé en politique à Toulon sur la liste de Michel Bonnus pour les municipales, comme le rapportait Var-Matin. Par ailleurs, il a ironisé sur les transferts récents en qualifiant le CA Brive de « succursale » du RCT, en raison des allers-retours de joueurs entre les deux clubs. Une pique qui en dit long sur le regard qu’il porte sur le recrutement actuel de son ancien club.
Prochaine étape : la reprise du Top 14 en septembre prochain, avec un RCT qui devra prouver qu’il a tiré les leçons de cette saison manquée.